BUENOS AIRES, Argentine - Le président Javier Milei a plaidé lundi auprès de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) pour un retour, après près de 30 ans, de la Formule 1 en Argentine, pays de la légende Fangio.
« On est un pays passionné par l’automobile [...], on a la tradition, on a les pilotes, et à présent on recommence à avoir le sérieux institutionnel » requis pour organiser des courses de Formule 1, a-t-il lancé lors du congrès américain de la FIA, qui se tient à Buenos Aires.
Le dernier Grand prix d’Argentine s’est couru en 1998 (avec Michael Schumacher vainqueur) à Buenos Aires, où une vingtaine de Grands prix de F1 s’étaient disputés depuis les années 50.
L’engouement argentin pour la F1 a pu se mesurer en avril dernier, lorsque le jeune pilote argentin d’Alpine Franco Colapinto, qui a un volant depuis 2024, avait rassemblé une foule monstre - près d’un demi-million de personnes, selon les organisateurs - lors d’une exhibition sur un circuit de 4 kilomètres tracé dans la capitale.
« Nous voulons voir Colapinto [courir] dans le pays », a insisté Javier Milei lundi.
Les souvenirs de gloire argentine remontent à loin toutefois, avec Carlos Reutemann, vainqueur de 12 Grand Prix dans les années 1970-80, et vice-champion du monde en 1981. Et bien sûr, Juan Manuel Fangio, icône du sport argentin aux cinq titres de champion du monde entre 1951 et 1957.
Le circuit Oscar et Juan Galvez de Buenos Aires, du nom de deux pilotes des années 40-50, est actuellement en travaux, un vaste projet de 100 millions de dollars qui prévoit une nouvelle piste et de nouvelles tribunes pour être en mesure d’accueillir des grands prix de moto et à terme de Formule 1, selon la municipalité.
Les travaux devraient durer jusque début 2027.




