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Place à la grande finale

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(De gauche à droite) - Lando Norris, Oscar Piastri et Max Verstappen
(De gauche à droite) - Lando Norris, Oscar Piastri et Max Verstappen

Vous pourrez suivre toutes les activités du Grand Prix d’Abou Dhabi sur RDS.ca, dans notre environnement multiplex.

Lorsqu’une saison de Formule 1 prend son envol, mon premier souhait est toujours le même : avoir au moins deux pilotes toujours en lice pour remporter le championnat lors de la dernière course de la saison.

Cette année, il y en aura trois, un scénario qu’on ne voit pas si souvent en Formule 1. La dernière fois, il faut remonter en 2010, lorsque quatre pilotes étaient mathématiquement dans la course à Abou Dhabi. Troisième au championnat au départ de la dernière épreuve, Sebastian Vettel avait alors remporté la course et son premier titre de champion du monde.

À l’époque, Vettel prenait les devants au classement pour la première fois de la saison, au moment le plus important. Quinze ans plus tard, l’autre grande vedette de Red Bull, Max Verstappen, tentera de réussir la même chose. Il n’est pas dans la meilleure position pour y parvenir, mais s’il y a une chose que cette saison nous a apprise, c’est qu’il ne faut jamais compter Max Verstappen comme battu.

Norris a son sort entre ses mains

Les dernières semaines n’ont pas été faciles pour Lando Norris… tout comme pour son coéquipier, Oscar Piastri. Disqualifications à Vegas, mauvaise stratégie au Qatar… le grand trophée semble constamment lui glisser d’entre les doigts.

Norris doit toutefois s’assurer de garder un bon état d’esprit à son arrivée à Abou Dhabi. Il est toujours dans une bonne position et, contrairement aux deux autres pilotes, il a sa destinée entre ses mains.

Avec un podium dimanche, Norris sera couronné, et ce, peu importe le résultat de ses rivaux. Loin de moi l’idée d’insinuer qu’il s’agit d’un objectif facile, mais avec les performances de McLaren, disons simplement que ce résultat est accessible pour le Britannique, qui compte 17 podiums en 23 épreuves cette saison.

Trois points seront névralgiques pour lui cette fin de semaine. Tout d’abord, s’assurer d’obtenir un bon résultat en qualifications, ce qu’il fait bien depuis quelque temps. La position de tête n’est pas absolument primordiale, mais il doit éviter de faire une erreur qui le ferait chuter, par exemple, au sixième ou septième rang. Plus il sera loin sur la grille, plus le risque d’un accrochage au départ augmente, et ça, ce serait une catastrophe pour lui.

D’ailleurs, ça m’amène au deuxième point : les départs. Norris a perdu des positions lors des deux derniers départs, chaque fois, au profit de Max Verstappen. Le contexte n’est pas facile pour Norris dans ces situations. Il veut être agressif pour garder ses rivaux derrière lui, mais il doit par-dessus tout éviter un contact qui le relèguerait en fond de peloton, ou pire, le forcerait à l’abandon. Trouver cet équilibre est loin d’être facile, surtout dans le feu de l’action.

Le dernier point important pour Norris, et il parait assez évident après ce qui s’est passé au Qatar, sera la stratégie. McLaren ne peut se permettre une autre erreur comme celle du week-end dernier. Tout le monde chez McLaren devra être au sommet de son art. Norris bien sûr, mais aussi son ingénieur Will Joseph et tout le département stratégique de l’équipe. Comme bien souvent cette saison, McLaren pourrait vite devenir son propre ennemi dans une course où la pression sera à son paroxysme.

Rien à perdre pour Verstappen

En fait, c’est là la grande différence entre McLaren et Red Bull en vue de l’épreuve finale. La pression est sur les épaules de McLaren, qui semblait voguer vers un championnat facile et qui a laissé Max dans la course en raison de ses propres erreurs.

Chez Red Bull, on conserve ce sentiment que l’écurie n’a rien à perdre. Avec 104 points de retard sur le premier rang après le Grand Prix des Pays-Bas, personne ne croyait que Verstappen serait en mesure de se battre pour son cinquième titre, à Abou Dhabi.

Maintenant, c’est presque difficile de parier contre lui, même s’il doit espérer que Norris soit hors du podium. Chaque fois qu’on le croyait, et qu’il se croyait lui-même, hors de la course, il est parvenu à trouver une façon de rester en vie.

Si le début de saison a été difficile, la fin de saison de Verstappen est incroyable. Le Néerlandais est monté sur le podium lors des neuf dernières épreuves. Il a remporté cinq des huit dernières courses… ce qui lui permet d’être à égalité avec Norris et Piastri pour le nombre de victoires avec sept.

Ce qui pourra faire la différence pour lui, c’est son expérience et celle de son écurie. Red Bull, c’est une équipe rodée qui sait ce qu’elle doit faire pour gagner. Si une situation inattendue survient, par exemple, la sortie d’une voiture de sécurité, il faut donner l’avantage à Red Bull. Le dernier Grand Prix au Qatar en est l’exemple parfait, mais Red Bull en a fait la démonstration tout au long de la saison.

S’il parvient à compléter sa remontée historique et à remporter le titre, il s’agira d’une cinquième couronne de suite pour lui, ce qui égalerait le record de Michael Schumacher.

Piastri a besoin d’un petit miracle

Dans le cas d’Oscar Piastri, celui qui a longtemps été considéré comme le favori au cours de la saison se retrouve maintenant dans la position de négligé. La fin de saison a été difficile pour lui, mais il a enfin retrouvé son rythme au Qatar, mettant un terme à une séquence de six Grands Prix hors du podium.

Deux scénarios peuvent permettre à Piastri de mettre la main sur le titre. Le premier, c’est qu’il remporte la course et Norris termine hors du top-5.

Le deuxième, c’est qu’il termine 2e, Norris est hors du top-9, et Verstappen hors du top-3.

Sauf que Piastri peut garder espoir. Les deux dernières fois que trois pilotes étaient en lice lors du dernier Grand Prix, c’est celui qui se trouvait au troisième rang au classement qui a été couronné. Ce fut le cas de Sebastian Vettel en 2010 et de Kimi Räikkonen en 2007.

Ce sera aussi intéressant de voir comment McLaren va gérer la situation entre ces deux pilotes. Si Piastri ne peut devenir champion et que Norris est hors du podium, est-ce que l’Australien acceptera de lui céder sa place?

Mais ça, c’est une question à répondre en fin de course, lorsque le scénario sera plus clair. D’ici là, Piastri n’a qu’une chose à faire : conduire comme il l’a fait au Qatar et tenter de se mettre dans la meilleure position possible. Pour le reste, il ne peut que croiser les doigts que les astres s’aligneront pour lui.

Vous ne voudrez donc pas rater cette grande finale sur nos ondes. Samedi matin, nous vous présenterons la séance de qualification dès 8 heures 30. Dimanche, place au dernier Grand Prix de la saison dès 7 heures 30. On vous invite aussi pour les essais libres qui seront présentés sur le RDS.ca dès vendredi.