Montréal, 1er août 2026 (Sportcom) – La cinquième édition du Tour de France féminin s’est amorcée, samedi, à Lausanne, avec une première étape de 138 kilomètres remportée par la Néerlandaise Lorena Wiebes.
Seule Québécoise sur la ligne de départ, Magdeleine Vallières-Mill a aidé deux de ses coéquipières à franchir le top-10.
Un petit groupe de tête composé de quatre cyclistes s’est rapidement détaché en début de course, et a compté jusqu’à plus de cinq minutes d’avance sur le peloton.
Dans la deuxième portion du parcours, le peloton a progressivement comblé l’écart, jusqu’à reprendre l’échappée avec six kilomètres à faire.
L’équipe de Vallières-Mill était alors bien positionnée pour supporter sa meneuse, Noemi Rüegg, en vue de l’ascension de la côte Saint-François, dernière difficulté de l’étape. Tout s’est joué dans les derniers mètres de la course.
Lorena Wiebes s’est alors imposée dans un sprint final impliquant plusieurs cyclistes. Elle a complété la distance en 3 h 29 min 11 s, tout juste devant Kim Le Court-Pienaar et Demi Vollering.
Rüegg a terminé au cinquième rang, tandis que sa coéquipière, Cédrine Kerbaol, a terminé neuvième, toutes les deux sans accuser de retard sur la détentrice du maillot jaune.
« L’équipe a fait un travail exceptionnel aujourd’hui », a souligné Vallières-Mill. « Tout était mis en place pour Noemi [Rüegg] dans la portion finale et les filles ont effectué un travail incroyable pour la placer dans les meilleures conditions avant la dernière ascension », a-t-elle ajouté.
« Pour Noemi, c’est agréable de la revoir dans le peloton après une si longue période de récupération à la suite de sa blessure à l’épaule. C’était plaisant de voir qu’elle est de retour et qu’elle est en forme », a complété la Sherbrookoise, qui a pour sa part conclu la distance au 49e rang, à 54 secondes de Wiebes.
Le Tour de France, qui comprend neuf étapes, se poursuit jusqu’au 9 août. Les cyclistes reprennent l’action dimanche pour la deuxième étape de 148 kilomètres, qui se conclura à Genève.
Mission accomplie pour l’équipe de Zukowsky, Evenepoel marque l’histoire
De leur côté, Nickolas Zukowsky et Hugo Houle n’ont pas terminé la Classique San Sebastian, une course d’un jour disputée en Espagne sur une distance de 221,2 kilomètres.
Remco Evenepoel est sorti vainqueur de cette épreuve particulièrement exigeante, qui comprend plus de 4 000 mètres de dénivelé et plusieurs ascensions abruptes.
Comme le parcours se termine par deux boucles passant à deux reprises par la ligne d’arrivée, les coureurs accusant un retard trop important sur les meneurs sont retirés de la course.
« C’est ce qui s’est produit pour moi. J’étais dans un groupe d’une quinzaine de coureurs et quand on a franchi la ligne d’arrivée pour l’avant-dernière fois, on nous a demandé de ne pas continuer. Sinon, c’était trop serré avec les premiers coureurs qui reviennent pour l’arrivée », a expliqué Zukowsky.
L’athlète de Sainte-Lucie-des-Laurentides a fait partie d’une échappée composée de huit cyclistes pendant 120 kilomètres. Le groupe s’est détaché du peloton dans les premiers 30 kilomètres, mais n’est jamais parvenu à creuser un écart suffisant pour espérer résister jusqu’à l’arrivée. Le groupe a finalement été repris avec une soixantaine de kilomètres à faire.
« La coopération n’était pas à son meilleur. Il y avait quand même des coureurs en difficulté toute la journée, donc on n’allait pas si vite que ça. On n’a jamais eu un gros écart aussi, donc ce n’était pas idéal pour espérer se rendre plus loin dans la course. Finalement, ce n’était pas la meilleure chose d’être devant. C’était beaucoup d’énergie gaspillée pour être repris à 60 kilomètres de l’arrivée », a précisé le cycliste.
Deux de ses coéquipiers ont tout de même obtenu de bons résultats : Marcel Camprubí a terminé neuvième et Quinten Hermans, 11e.
« C’était notre objectif de placer un ou deux coureurs dans le top-10, donc de ce côté-là, c’est mission accomplie », a ajouté Zukowsky.
En l’absence de Tadej Pogačar, Remco Evenepoel, deuxième au Tour de France, était le favori pour remporter cette course. Malgré une crevaison à une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée, il est parvenu à gagner l’épreuve au sprint, devant Richard Carapaz. Les deux cyclistes s’étaient échappés en tête à moins de 10 kilomètres de l’arrivée.
En s’imposant pour la quatrième fois à la Classique San Sebastian, Evenepoel est devenu le cycliste le plus titré de l’histoire de cette compétition.






