Cyclisme

Magnier remporte sa deuxième étape en trois jours

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Paul Magnier (Photo Tim de Waele/Getty Images) (Tim de Waele/Getty Images)

SOFIA, Bulgarie – À seulement 22 ans, le Français Paul Magnier s’affirme comme un nouveau géant du sprint sur le Tour d’Italie où il a remporté à la pédale sa deuxième étape en trois jours dimanche à Sofia.

Vendredi déjà, en ouverture de cette 109e édition, le bolide de Soudal Quick-Step avait marqué les esprits en levant les bras à Bourgas pour endosser le maillot rose, cédé le lendemain à l’Uruguayen Thomas Silva dans l’ascension jusqu’au monastère de Lyaskovets.

Mais sa victoire avait été accompagnée d’un petit astérisque puisqu’une chute collective après la flamme rouge avait éliminé plusieurs concurrents sérieux et freiné Jonathan Milan, la « grosse cuisse » la plus référencée de ce Giro.

Rien de tel dimanche sur une quatre-voies où le Grenoblois s’est imposé à la régulière devant deux sacrés clients : Jonathan Milan, maillot vert du dernier Tour de France, et Dylan Groenewegen, 81 succès dans sa musette dont six étapes du Tour.

« Ma première victoire restera longtemps dans ma mémoire. Mais aujourd’hui, c’était un vrai sprint massif. Tout le monde était là et j’ai montré que je pouvais être parmi les meilleurs. Je suis très fier de ça. C’est sûrement l’une des plus grandes victoires de ma carrière », a savouré en conférence de presse le Français qui a pris la roue de Milan pour déboîter le géant italien au dernier moment.

L’année dernière déjà, pour sa deuxième saison pro, Magnier avait frappé fort en décrochant 19 bouquets – seul Tadej Pogačar a fait mieux –. Mais la plupart de ces victoires sont venues sur des courses de moindre envergure et cet hiver il n’a cessé de clamer qu’il visait plus haut, plus prestigieux.

Au Giro, il boxe dans la catégorie au-dessus et confirme ses dispositions pour les sprints massifs, lui l’ancien grimpeur qui a trouvé sa voie en même temps qu’il a pris du muscle pour un gabarit aujourd’hui impressionnant de 1,87 m pour 70 kg.

Course après course, son profil le rapproche de Tom Boonen, l’ex-roi de Paris-Roubaix, à qui on le compare depuis ses premiers pas chez Soudal Quick-Step lorsqu’il impressionnait – et battait à l’entraînement – Tim Merlier.

Objectif maillot cyclamen

Cette année, sa campagne des Flandriennes a pourtant été décevante. Mais après avoir fait l’impasse sur Paris-Roubaix, il s’est refait une santé lors d’un stage d’altitude de trois semaines dans la Sierra Nevada espagnole d’où il est redescendu avec une forme éblouissante qu’il met à profit au Giro.

« Je me suis beaucoup entraîné pour ça. Mais le faire, c’est autre chose, a-t-il dit. Il faut croire que les routes bulgares me donnent des ailes et j’espère que ça continuera en Italie » que le peloton ralliera lundi lors de la journée de repos.

Avec ses deux succès, il marche déjà résolument dans les pas d’Arnaud Démare, vainqueur du classement par points et son maillot cyclamen avec respectivement quatre et trois victoires d’étape en 2020 et 2022.

« Jonathan Milan a déjà gagné ce maillot plusieurs fois, donc était clairement le grand favori. Mais je me sens aussi très fort et donc maintenant l’objectif est de garder ce maillot jusqu’à Rome », a insisté Magnier qui mène ce classement avec 105 points, contre 64 à Milan.

Pour le reste, les trois premières étapes en Bulgarie n’ont pas été passionnantes, marquées essentiellement par l’énorme chute collective samedi qui a conduit six coureurs à abandonner sur les routes glissantes vers Veliko Tarnovo.

Parmi eux, trois coureurs de l’équipe UAE : Jay Vine et Mac Soler, victimes respectivement de fractures au coude et du pelvis, et Adam Yates, le meneur, qui a renoncé à son tour dimanche, victime d’abrasions sévères et d’une commotion cérébrale.

Le forfait du Britannique, troisième du Tour de France 2023, prive Jonas Vingegaard d’un nouveau concurrent lors de cette 109e édition déjà bien dépeuplée.

Classement de la 3e étape :

1. Paul Magnier (FRA/SOQ) les 175,0 km en 4 h 09:42.

(moyenne : 42,2 km/h)

2. Jonathan Milan (ITA/LTK) à 0.

3. Dylan Groenewegen (NED/TDT) 0.

4. Madis Mihkels (EST/EFE) 0.

5. Matteo Malucelli (ITA/XAT) 0.

6. Erlend Blikra (NOR/UXM) 0.

7. Pascal Ackermann (GER/JAY) 0.

8. Davide Ballerini (ITA/XAT) 0.

9. Tobias Andresen (DEN/DCT) 0.

10. Enrico Zanoncello (ITA/GBF) 0.

11. Paul Penhoët (FRA/GFC) 0.

12. Robin Froidevaux (SUI/TUD) 0.

13. Filippo Magli (ITA/GBF) 0.

14. Iván García (ESP/MOV) 0.

15. Sean Flynn (GBR/TPP) 0.

16. Toon Aerts (BEL/LOI) 0.

17. Ethan Vernon (GBR/NSN) 0.

18. Jensen Plowright (AUS/APC) 0.

19. Giovanni Lonardi (ITA/EOK) 0.

20. Alec Segaert (BEL/TBV) 0.

Classement général :

1. Thomas Silva (URU/XAT) les 175,0 km en 13 h 10:05.

2. Florian Stork (GER/TUD) à 4.

3. Egan Bernal (COL/IGD) 4.

4. Thymen Arensman (NED/IGD) 6.

5. Giulio Ciccone (ITA/LTK) 6.

6. Jan Christen (SUI/UAD) 10.

7. Martin Tjøtta (NOR/UXM) 10.

8. Johannes Kulset (NOR/UXM) 10.

9. Enric Mas (ESP/MOV) 10.

10. Lennert Van Eetvelt (BEL/LOI) 10.

11. Cristian Scaroni (ITA/XAT) 10.

12. Juan Pedro López (ESP/MOV) 10.

13. Jan Hirt (CZE/NSN) 10.

14. Filippo Zana (ITA/SOQ) 10.

15. Markel Beloki (ESP/EFE) 10.

16. Einer Rubio (COL/MOV) 10.

17. Javier Romo (ESP/MOV) 10.

18. Darren Rafferty (IRL/EFE) 10.

19. Jonas Vingegaard (DEN/TVL) 10.

20. Damiano Caruso (ITA/TBV) 10.