Manifestement pas rassasié après avoir remporté son cinquième Tour de France en juillet, Tadej Pogacar participera fin août au Tour d’Espagne, course qui l’avait révélé au grand public en 2019 et dernier grand Tour manquant à son tableau de chasse.
À le recherche d’un nouveau défi, le Slovène ratera donc en théorie les Grand prix cyclistes de Québec et de Montréal les 11 et 13 septembre. Pogacar a déjà remporté deux fois Montréal en 2022 et 2024, en plus de terminer 2e en 2025, laissant la victoire à son coéquipier Brandon McNulty lors d’une arrivée à deux.
À son calendrier figure tout de même les Championnats du monde sur route prévu aussi à Montréal, lors des semaines suivant le Grand prix.
« C’est vrai, il est de retour. Tadej Pogacar confirmé pour la Vuelta », a écrit lundi son équipe UAE dans un message sur X en révélant la liste de ses coureurs qui participeront à l’épreuve.
« Le Slovène est à la tête d’un effectif équilibré et expérimenté, alors que l’équipe émiratie cherche à poursuivre sur la lancée de ses succès au Tour de France », détaille la formation dans un communiqué.
Le Tour d’Espagne est le dernier grand Tour qui manque au palmarès du coureur slovène de 27 ans, cinq fois vainqueur du Tour de France (2020, 2021, 2024, 2025, 2026), du Tour d’Italie en 2024 et deux fois champion du monde (2024, 2025).
« Je suis très heureux d’annoncer que je vais retourner à la Vuelta. C’était mon tout premier Grand Tour en 2019 et j’y ai vécu une expérience incroyable », a déclaré Pogacar sur le site web de son équipe.
« L’Espagne est un pays que j’adore visiter et où j’aime courir, et je pense que le moment est venu d’y retourner », ajoute-t-il.
Alors débutant sur le circuit professionnel, il s’était révélé au cours de la Vuelta en 2019 avec trois victoires d’étapes de montagne, terminant ensuite à la troisième place du classement général derrière le vainqueur final, son compatriote Primoz Roglic, et l’Espagnol Alejandro Valverde.
Favori haut la main
Le « cannibale » slovène sera notamment accompagné par les Portugais Joao Almeida et Ivo Oliveira, l’Australien Jay Vine et le Français Pavel Sivakov pour tenter de devenir le quatrième coureur à remporter le Tour de France et la Vuelta la même année, et le neuvième avec les trois Grands Tours à son palmarès.
La Vuelta s’élancera le 22 août depuis Monaco et s’achèvera trois semaines plus tard, le 13 septembre, à Grenade, au terme d’un parcours qui longera la côte espagnole jusqu’à l’Andalousie, sans passer par la capitale, Madrid.
La présence de Pogacar au départ de Monaco, sa ville de résidence, va considérablement élever le niveau et décupler l’intérêt de l’épreuve, souvent négligée par les cadors du circuit, notamment en raison de sa proximité calendaire avec le Tour de France.
Le leader de l’équipe UAE, qui annonçait lors de son cinquième couronnement sur les Champs-Elysées avoir « besoin d’un nouvel objectif » sera le grandissime favori de cette 81e édition qui promet d’être particulièrement exigeante, avec notamment six étapes de montagne.
Début juillet, le double champion du monde n’avait eu besoin que de six petites étapes pour assommer le Tour de France, affirmant un peu plus sa suprématie sur son sport, avec une insolente facilité à dompter les cols les plus durs.
Cette domination outrageuse a ramené sur la table le lot de questions qui accompagnent la formidable carrière du Slovène, et ressurgissent à chacun de ses exploits. Avec son rival danois Jonas Vingegaard, il avait été réveillé en pleine nuit le 19 juillet pour un contrôle antidopage inhabituel à ces horaires, qui doit être motivé par « des soupçons graves et spécifiques » selon l’Agence mondiale anti-dopage.
« Si c’est nécessaire pour prouver qu’on est propres, je l’accepte totalement », avait réagi Pogacar, niant toute pratique illicite.






