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RÉSULTATS

Cyclisme : l'épreuve de Milton, en Ontario, ne sera plus au calendrier de la Coupe des Nations

La ville de Milton accueillait une épreuve de l'UCI depuis 2022 - Getty
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Mise à jour

Présentée depuis 2022, la Coupe des Nations UCI de Milton, en Ontario, ne sera pas de retour en 2025, a confirmé Cyclisme Canada jeudi.

La fédération nationale a expliqué qu'il avait toujours été question de prendre une pause après les trois années initiales prévues au contrat avec l'Union cycliste internationale.

Compétition très relevée, la Coupe des Nations est également très convoitée par les fédérations nationales, puisque seulement trois étapes sont disputées annuellement.

« On voyait d'entrée de jeu qu'après notre contrat, on devrait laisser notre tour pour une année ou deux, a indiqué à La Presse Canadienne Mathieu Boucher, chef du développement à Cyclisme Canada. Autant de notre côté que de l'UCI, il y a un intérêt réel pour que la Coupe des Nations revienne à Milton et on a eu certaines discussions. »

En plus de Milton, Adélaïde, en Australie, ainsi qu'Hong Kong, ont accueilli les deux autres manches en 2024. Glasgow (Écosse), Cali (Colombie), Jakarta (Indonésie) et Le Caire (Égypte) ont également accueilli des étapes au cours des trois dernières années. On ne sait pas encore quelle ville remplacera Milton en 2025.

« Pour 2025, ce n'est pas mauvais pour nous de prendre une pause. Ça va nous permettre de regarder comment nous voulons livrer les prochaines coupes, a ajouté Boucher. Entre 2022 et 2024, avec l'inflation, ce sont des événements qui sont devenus très dispendieux à organiser et qui sont très exigeants pour notre petite équipe. De prendre une pause d'une année nous permettrait de revenir plus forts. (...) Nous espérons signer une nouvelle entente de deux ou trois ans pour être de retour aussi tôt qu'en 2026. »

L'organisation d'un tel événement constitue un important investissement de temps et d'argent, en plus de monopoliser les employés de la fédération pendant un certain temps. L'organisme souhaite revoir la compétition, mais veut de nouveau s'associer à l'UCI pour une période de trois ans, afin de minimiser les risques financiers.

« C'est viable, mais en travaillant sur des ententes pluriannuelles», précise Boucher, qui ne croit pas qu'il serait possible de n'offrir qu'une seule présentation de la compétition, comme ça s'est fait dans les autres villes hôtesses des trois dernières années.

«En travaillant sur une année, le risque est trop grand. Sur deux ou trois ans, ce n'est donc pas un événement qui perd des sous, c'est même rentable.

«Par contre, dans ton analyse de coûts, si tu ajoutes le coût du temps en ressources humaines des employés de Cyclisme Canada, la facture n'est pas la même. Mais ça nous permet de faire connaître le sport à plus de gens, de travailler avec nos partenaires et nos commanditaires, et ça permet aussi à Milton de rentabiliser le vélodrome qui a été bâti ici [en vue des Jeux panaméricains de 2015].»

Ce pas de recul pourrait également donner lieu à des nouveautés.

« Cette pause nous permettra de commencer à travailler à l'avance sur certains aspects. Si les partenaires sont en place longtemps avant l'événement, les risques sont grandement diminués. Ça nous permettra aussi de voir s'il y a des choses qu'on veut changer.

« Il y a aussi la réalité de notre capacité limitée. Peut-être qu'on pourrait voir si on ne peut pas travailler sur une ou plusieurs initiatives supplémentaires qui pourraient être complémentaires à la Coupe des Nations », a conclu Boucher.

En attendant, la Coupe des Nations 2024 offrira de nouveau un programme complet: poursuite par équipe, course à élimination, sprint par équipe, omnium, keirin, sprint individuel et madison sont au menu. Pas moins de 29 cyclistes du pays, dont les Québécois Arian Bonhomme, Lauriane Genest et Mathias Guillemette, seront de la partie.

Les compétitions se mettront en branle vendredi, avec les poursuites par équipe, les courses à élimination et les sprints par équipe.

Les sprinteurs canadiens devront notamment redoubler d'ardeur ce vendredi, puisque les équipes féminine et masculine sont pour l'instant exclues du top-8 mondial garantissant une place aux Jeux olympiques de Paris.

Les femmes pointent au neuvième rang mondial, tandis que les hommes sont une place plus loin.