MONTRÉAL – « Les joueurs vont agripper le ballon aussi fort qu’un sandwich de chez Milano ! », a imagé le directeur général Danny Maciocia pour assurer que son équipe allait limiter, cette fois, les revirements en éliminatoires.
L’an dernier, le parcours des Alouettes s’était abruptement terminé en finale de l’Est après un buffet de revirements offerts gratuitement aux Argonauts de Toronto.
Ce goût amer est demeuré dans la bouche des Alouettes pendant la saison morte si bien que, dès le premier jour du camp d’entraînement, les entraîneurs ont martelé le message de protéger le ballon.
Cette priorité, c’est du sérieux chez les Alouettes en 2025. Ce n’est pas pour rien que Maciocia a fait référence à un sandwich de Milano, une institution montréalaise.
« On a terminé la saison avec un ratio de +8 au niveau des revirements. On est contents, mais chaque jeu sera important. On veut de la discipline et de la concentration, mais surtout de bien protéger le ballon », a exposé l’entraîneur-chef Jason Maas.
Bien sûr, les receveurs et les porteurs de ballon devront être prudents avec l’objet ovale, mais il faudra également que le quart-arrière Davis Alexander dirige l’attaque montréalaise avec doigté.
Alexander a remporté ses 11 premiers départs en carrière dans la LCF et il débarque en éliminatoires sur cette lancée. Mais, avec l’excitation du moment, il devra gérer adéquatement ses décisions (samedi dès 13 h 30 à RDS avec l’avant-match) face aux Blue Bombers de Winnipeg.
« Je n’ai pas joué un match éliminatoire significatif depuis l’école secondaire. Je suis très excité, on travaille très fort pour ça. Mon état d’esprit se résume ainsi : on doit gagner ce match sinon on retourne à la maison », a confié Alexander.
Avec son bagage et celui d’Anthony Calvillo, Maas pourra aider Alexander à doser son intensité.
« Oui, le cœur battra plus fort, mais quand le match commencera, ce sera une partie comme les autres. Je crois qu’il va bien contrôler ses émotions. Il l’a fait à chacun de ses départs, il se prépare de la bonne manière », a souligné Maas.
« Pour moi, ce n’est qu’un autre match. Bien sûr, l’attention grimpe et il y a plus de couverture médiatique. Si tu ne joues pas à la hauteur des attentes, tu retournes à la maison et l’année est terminée. Mais j’ai rappelé aux joueurs de ne pas se préparer différemment. Chez les Alouettes, on s’amuse et on travaille très fort. Rien ne changera de ce côté », a ajouté Maas.
Samedi, les Alouettes ont perdu leur dernier match de la saison au compte de 19-10 contre les Blue Bombers. Cette partie n’avait aucune signification au classement pour les Oiseaux, mais ils semblent heureux de les affronter de nouveau.
« On voulait justement se reprendre contre eux, ils ont gagné le match et on se nourrit des doutes envers nous », a noté Alexander.
Pour permettre aux Alouettes d’atteindre l’altitude désirée en éliminatoires, Alexander devra profiter d’une solide protection de sa ligne offensive et briller quand la pression le pourchassera.
« Ils ont un très bon front défensif, ils vont assurément vouloir imposer de la pression sur moi. Willie (Jefferson) est très bon pour rabattre les passes, mais on ne veut pas le laisser dicter l’allure du match », a mentionné Alexander qui n’a pas froid aux yeux.
Les Bombers s’amèneront à Montréal dans le premier croisement au classement depuis 2019. D’ailleurs, leur dernier match éliminatoire à l’étranger remonte à cette même année. Mais les Alouettes doivent se méfier des Bombers qui ont participé aux cinq derniers matchs de la coupe Grey.
De l’autre côté, les Bombers n’ont jamais affronté Alexander qui était blessé lors du premier duel de la saison entre les deux clubs. Cette première bataille s’annonce intrigante alors que le vainqueur obtiendra le privilège d’aller disputer la finale de l’Est à Hamilton.





