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Contrat bonifié pour Alexander qui n’a pas été trop gourmand

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Davis Alexander (PC)

MONTRÉAL – Si les Alouettes de Montréal ont récompensé Davis Alexander en ajoutant une troisième année à son contrat, le quart-arrière a laissé de l’argent sur la table pour conserver un meilleur noyau à ses côtés.

Puisqu’il existe une pénurie à la position de quart-arrière, Alexander aurait pu se montrer très exigeant. L’Américain a plutôt choisi de démontrer son engagement envers l’organisation montréalaise.

Grâce à cette année supplémentaire, Alexander demeurera dans le nid des Alouettes jusqu’à la fin de la saison 2028.

« On trouvait que c’était favorable, au niveau financier, pour l’équipe. Ça prouve aussi, s’il y avait encore un doute, que je ne veux pas jouer pour un autre club », a témoigné Alexander, mardi, au bureau des Alouettes.

Danny Maciocia, le directeur général des Alouettes, a, lui aussi, profité de cette occasion pour démontrer son engagement envers Alexander.

« Quand il a signé son contrat, il est le neuvième mieux payé parmi les quarts. On voulait modifier ça. Il a manqué des matchs et son contrat incluait plusieurs clauses de boni. Il a mené notre équipe au match de la coupe Grey donc on voulait le récompenser en sachant qu’on pouvait ajouter une année à son contrat », a expliqué Maciocia.

Concrètement, Alexander a encaissé autour de 260 000$ en 2025 selon les données recueillies par 3Downnation. S’il avait obtenu les bonis, son enveloppe salariale aurait monté à 336 000$.

À partir de 2026, Maciocia a confirmé qu’Alexander serait désormais classé dans le top-4 ou top-5 à sa position ce qui ressemble à un salaire supérieur à 400 000$.

Certes, il s’agit d’une belle augmentation, mais il aurait pu exiger davantage s’il avait patienté. Pour lui, c’était naturel de laisser de l’argent sur la table pour le bien de ses coéquipiers.

« On est à l’aise avec ça. Je ne tiens pas à être le quart-arrière le mieux payé ou même proche du sommet. Parce que je veux garder mes coéquipiers et ils méritent de l’amour aussi. Je ne suis rien sans eux et le talent autour de moi », a confié Alexander qui se considère déjà très privilégié.

A-t-il renoncé à la NFL?

Avec cette année supplémentaire, ça laisse croire qu’Alexander a renoncé à son rêve ultime de jouer dans la NFL. Quand on constate que les Colts d’Indianapolis ont accordé un contrat à Philip Rivers, qui est âgé de 44 ans, on se dit qu’il aurait pu attirer l’attention en vertu de son potentiel à 27 ans.

« Pour être honnête, je peux vraiment dire du fond de mon cœur que je suis complètement dédié aux Alouettes. Il faudrait que ce soit une proposition extraordinaire. J’ai d’ailleurs eu cette discussion avec mes deux agents. Le gazon n’est pas toujours plus vert ailleurs. J’aime cette ville et cette organisation. Ils m’ont aidé à travers toutes les épreuves que ce soit le décès de mon père ou mon ascension à partir de l’équipe d’entraînement. À 98%, je n’irais pas et même là, ça sonne même étrange à mes oreilles », a-t-il soumis.

Avec ses bons résultats, Alexander se faisait régulièrement demander si la NFL était dans sa mire.

« Je voudrais rester ici pour toujours et ma famille le sait, car je m’en fais parler. Ils me disent que je pourrais avoir des chances dans la NFL », a ajouté Alexander.

Ça saute aux yeux qu’Alexander est d’une grande transparence. Il est du style à parler et choisir avec son cœur. Puisque les Alouettes l’ont appuyé dans plusieurs épreuves, incluant sa blessure en 2025, il ne s’imaginerait pas ailleurs.

« Je sais, particulièrement depuis la dernière saison, que cette équipe me soutiendra toujours. Ça veut tellement dire à mes yeux, ils ont confiance en moi et je leur dois beaucoup en retour », a-t-il noté.

En 2025, Alexander a prouvé qu’il était l’âme des Alouettes. Avec lui aux commandes de l’attaque, les Oiseaux ont présenté un dossier de 7-0 et de 3-8 quand l’équipe a dû se fier sur les réservistes.

Il s’est hissé parmi la crème de la LCF sans tarder et il a embêté ses adversaires autant par la passe qu’en raison de sa mobilité. En saison régulière, Alexander détient encore un dossier immaculé de 11-0 ce qui est un record du circuit canadien en début de carrière.

Sa guérison se poursuit bien

Bien sûr, le gros dossier pour Alexander en 2026 sera sa santé. Toute l’année, il a été embêté par sa blessure récurrente aux muscles ischio-jambiers de la jambe gauche.

Lundi, Alexander a subi un dernier test d’imagerie par résonance magnétique puisqu’il retourne à son domicile, en Arizona, jeudi.

« Les résultats étaient bons, ça démontre que la guérison se poursuit », a indiqué Alexander.

Le quart des Alouettes s’attend à entamer le camp d’entraînement à 100% de ses capacités. Si tout se déroule comme prévu, il reprendra l’entraînement dès la mi-janvier. Heureusement pour lui, quand il a aggravé sa blessure durant la coupe Grey, la gravité était moindre que lors du duel contre les Argonauts de Toronto ce qui l’avait laissé à l’écart pendant deux mois.

« Je devrai un peu changer mon approche pour que ça ne se reproduise plus jamais. Je me connais, je sais que ce sera difficile de ralentir, mais je devrai le faire. On aura une discussion de groupe pour bâtir le plan parfait », a convenu le numéro 10 des Alouettes.

Alexander espère conserver un poids de 210 à 215 livres en 2026 alors qu’il avait monté à 220 livres. Il ne veut pas trop abaisser son poids afin de ne pas être trop vulnérable aux puissants plaqués.