MONTRÉAL – Les Alouettes de Montréal ont évité de subir une élimination dévastatrice pour une deuxième année de suite en l’emportant, 42-33, face aux Blue Bombers de Winnipeg pour accéder à la finale de l’Est.
À la demie, les Alouettes se dirigeaient vers un gain écrasant avec un coussin de 25-6. Mais Willie Jefferson et les Bombers avaient promis d’enfoncer la porte et de repartir avec la victoire.
Ils ont accompli une poussée de 21 points en seulement six minutes pour s’emparer d’une avance 27-25 au troisième quart qui a été catastrophique pour Montréal. Cette remontée a rendu ce match complètement fou.
« Holy shit, on doit se battre, a réagi Alexander pour exprimer sa réaction. C’est un très bon résumé de notre saison, on a bien débuté. Ensuite, le ciel semblait nous tomber sur la tête. On ne peut pas se permettre que ça se reproduise, mais ça démontre le caractère de notre équipe. »
Justement, Davis Alexander (24 en 34 pour 384 verges) a montré de quel bois lui et son équipe se chauffaient. Chose certaine, il a démontré qu’il a l’étoffe des grands en se relevant.
« Il croit en ses chances mieux que n’importe qui. Son côté compétitif est surnaturel à mes yeux. Son père lui a inculqué ça et il va se battre jusqu’à la fin pour son équipe et jusqu’au dernier jeu », a vanté l’entraîneur-chef Jason Maas.
Concrètement, Alexander a riposté avec une bombe de 50 verges à Austin Mack, qui s’est déguisé en Superman sur cet attrapé. Stevie Scott a enchaîné avec le touché pour redonner l’avance à Montréal.
Scott n’avait pas fini sa journée inspirée (133 verges). Alors que le pointage était de 32-30 en faveur de Montréal, les Alouettes semblaient en voie de bousiller une chance d’ajouter un touché. Mais trois colosses de la ligne offensive (Justin Lawrence, Donald Ventrelli et Nick Callender) ont carrément transporté Scott dans la zone des buts pour un touché déterminant.
« J’adore tellement ces gars, rien ne serait possible sans eux. Ils nous permettent de briller et je veux les remercier, ce sont des bêtes. Je les aime tant », a déclaré Scott.
En fin de match, Scott a même capté une passe à une main, plutôt impressionnant pour un porteur de ballon dans un match crucial.
« Merveilleux, je suis très fier de lui », a décrit Maas alors que Scott compose avec une blessure à un genou.
Mais ce touché décisif de Scott n’aurait pas été possible sans un échappé provoqué par Kori Robertson qui tentait de pallier la perte de Mustafa Johnson qui est blessé. Robertson a répondu à merveille avec cette action et Marc-Antoine Dequoy a récupéré le ballon pour l’attaque.
Cette fois, les protégés de Jason Maas ont tenu le coup et ils ont évité le désastre de l’effondrement de 2024 en finale de l’Est face aux Argonauts de Toronto.
Du même coup, Alexander a remporté son premier départ en éliminatoires et il a gagné ses 12 premiers départs en carrière. En deuxième demie, Alexander n’a pas affiché la même précision, mais ce fut suffisant et surtout une grande démonstration de caractère. Quand ce fut nécessaire, il a gagné des verges essentielles par la course pour anéantir les chances de Winnipeg.
En raison de l’interception aux dépens d’Alexander et d’un échappé de Tyson Philpot, la défense montréalaise n’a pas eu la vie facile. Cependant, elle a joué un grand rôle dans ce résultat. Elle a admirablement surmonté le défi de stopper le porteur de ballon Brady Oliveira.
L’ailier défensif Isaac Adeyemi-Berglund a poursuivi sur sa lancée en s’imposant avec un sac, deux échappés provoqués dont un récupéré.
Le vétéran Darnell Sankey est venu enflammer le stade avec une interception confirmant la victoire.
« Tu peux avoir le plus gros compte de banque au monde, mais tu ne peux pas acheter ces émotions. Voilà pourquoi on travaille si fort : pour vivre ces moments, tous les partisans, la province… », a raconté Maas.
« On sait que la mission comporte deux autres matchs et on devra corriger des choses, mais je suis fier d’avoir combattu et obtenu la victoire. On l’a un peu échappé, mais personne n’a lâché », a reconnu Dequoy.
Les Bombers n’avaient pas encore affronté Alexander et ce sera la même chose, la semaine prochaine, pour les Tiger-Cats de Hamilton qui auront à le freiner pour une première fois.






