QUÉBEC — On l’a vu en 2026 : les Alouettes de Montréal ont besoin que le quart Davis Alexander soit en pleine forme afin que l’équipe fasse partie de l’élite de la LCF. Le no 10 des Oiseaux a tout fait ce qu’il devait cet hiver pour se présenter au camp d’entraînement à 100 % et participer à tous les matchs cette saison.
Évidemment, on ne peut éviter les blessures à la suite de contacts sur le terrain. Mais la blessure aux muscles ischiojambiers gauches qui a miné une grande partie de sa saison — et qui est de nouveau venue l’embêter à la Coupe Grey — est bel et bien chose du passé.
« Je me sens bien, frais et dispos, je suis prêt. Je veux juste lancer cette saison et demeurer en santé », a lancé Alexander lorsque rencontré après le premier entraînement des Alouettes, au PEPS de l’Université Laval, dimanche.
« Je suis de retour à 100 %. Je n’ai pas rien tordu ou pincé à l’entraînement, a-t-il assuré quand on l’a relancé sur son état de santé. Je suis (à Montréal) depuis le 12 avril. Je me suis entraîné et j’ai subi d’autres tests afin de m’assurer que tout allait bien. Tout va bien. Je ne peux pas me plaindre. Je suis prêt à lancer cette saison. »
Limité à huit rencontres en saison, Alexander était revenu au jeu pour les éliminatoires, menant l’équipe jusqu’à la Coupe Grey, où elle s’est inclinée devant les Roughriders de la Saskatchewan.
« Je dirais qu’elle (la défaite à la Coupe Grey) est une source de motivation, a-t-il admis. Nous étions si près. Mais j’ai aussi dit aux gens de notre organisation que nous devons oublier ça. Qui se soucie que nous étions en finale de la Coupe Grey la saison dernière et que nous ayons perdu? Il y a huit autres équipes qui pensent avoir une chance de remporter ce trophée et il n’y a aucune garantie que nous nous y retournerons cette année, parce que nous avons atteint la finale l’an dernier.
« Nous sommes une équipe complètement différente cette saison, a poursuivi Alexander. Nous devons repartir à neuf et offrir la meilleure version de nous-mêmes tous les jours, à commencer au camp. Le premier match est le 4 juin à Hamilton », a-t-il rappelé.
Mentorat
S’il s’est présenté au premier jour du camp 2025 dans le rôle de quart no 1, ce camp 2026 est tout de même différent.
C’est qu’Alexander n’a plus de vétéran sur qui s’appuyer — que ce soit Cody Fajardo ou McLeod Bethel-Thompson —, il est maintenant le pilier sur lequel les autres quarts viendront s’appuyer.
« E.J. (Perry) a été avec nous pendant quelques semaines la saison dernière, mais dans l’ensemble, tout le monde est nouveau ici », a dit Alexander au sujet de ses collègues, Dustin Crum et Dresser Winn.
« Je me sens un peu comme Cody en 2023, alors que je ne savais rien et que lui savait tout. Je tente d’aider tout le monde et d’être la meilleure version de moi-même pour l’équipe. Je veux qu’il y ait une compétition au poste de quart. Ça va rendre tout le monde meilleur, y compris moi. Si on fait ça, alors ça rendra toute notre équipe meilleure. »
Alexander souhaite d’ailleurs être le mentor qu’a été Fajardo pour lui auprès des autres quarts de l’organisation.
« Ils peuvent tirer de moi tout ce dont ils ont besoin. Ils peuvent venir frapper à la porte de ma chambre à tout moment, et ils le savent, a-t-il assuré. Je tente simplement de leur montrer les petites choses qui m’ont aidé, car j’ai vraiment éprouvé beaucoup de difficultés à ma première année au camp avec les Alouettes.
« Notre système est complexe et ça m’a pris un certain temps avant de le comprendre, même si je m’en étais bien tiré pendant les matchs préparatoires. Je leur ai dit qu’ils vivraient beaucoup de frustrations, car il s’agit de l’une des attaques les plus complexes que je connaisse. Mais ils travaillent très fort. Ils ont à coeur (d’apprendre le système). Ce sera un bon groupe. »
Le footballeur âgé de 27 ans veut aussi assumer plus de leadership cette saison.
« Je veux être inarrêtable chaque jour. On joue contre la meilleure défense de la ligue et ils vont faire en sorte que nous serons meilleurs. Chaque jour, je veux qu’ils comprennent que nous sommes sérieux. Il n’y a pas de jeu qui n’est pas important. Il faut donner l’exemple au reste de l’équipe sur chaque répétition. »











