WINNIPEG – Davis Alexander a reçu des nouvelles encourageantes à propos de sa blessure, mais les Alouettes de Montréal n’auront guère le choix de se préparer pour différents scénarios en vue de la coupe Grey.
En soirée, lors de l’arrivée de l’équipe à Winnipeg, Alexander et l’entraîneur-chef Jason Maas ont rassuré plusieurs de leurs partisans.
« On a reçu des nouvelles encourageantes. Je sais qu’il va obtenir le départ et qu’il va jouer. Il a déjà joué avec cette douleur et c’est faisable. On doit travailler fort pour lui permettre d’être dans la meilleure condition. Il recevra des traitements toute la semaine et il doit composer avec des trucs, mais il le fera », a décrit Maas à l’aéroport alors qu’Alexander a passé un test d’imagerie par résonance magnétique.
Alexander s’est présenté devant les médias avec son sourire habituel et son attitude détendue. Il ne semblait pas trop préoccupé par la situation surtout qu’il a dû apprivoiser cette blessure à la cuisse gauche depuis le camp d’entraînement.
« Je ne serai pas rétabli à 100% donc rien ne change. […] Je ne crois pas l’avoir été durant toute la saison », a admis Alexander qui s’en était toutefois approché durant une longue période de remise en forme qui a mené à son retour au jeu le 26 septembre.
Pendant le calendrier régulier, Alexander a été limité à sept départs et autant de victoires. Cependant, il a dû céder son poste de partant à 11 occasions en raison de cette blessure.
Si on avait à trouver une comparaison, ça nous fait penser à un disque qui saute. Mais l’un de vos disques préférés que vous écoutez tout de même en attendant de résoudre le problème.
Dans le cas d’Alexander, au lieu d’acheter une nouvelle copie, la solution passe par une multitude de traitements.
« Ouais, je vais avoir une tonne de traitements, de quatre à cinq par jour. On a plus de temps et toutes les ressources nécessaires. On n’a pas encore tenu d’entraînement, on aura une meilleure idée à partir de là », a décrit Alexander.
La météo ne devrait pas aider la cause du quart-arrière des Alouettes. Dimanche, le match devrait se jouer sous le point de congélation. Alexander et le personnel médical tenteront de l’aider à conserver ses muscles chauds.
L’importance d’Alexander a été prouvée, hors de tout doute, pour les Alouettes cette saison. Sans lui, l’équipe a présenté un dossier de 3-8. Mais Maas a rappelé qu’il ne sera pas le seul à composer avec quelques pépins physiques.
Le caractère d’Alexander aide Maas à conserver son optimisme.
« Il est capable de jouer avec cette blessure et je connais sa détermination. Avec l’adrénaline et l’enjeu, tu élèves le pourcentage de ton état de santé », a indiqué Maas.
Par précaution, les Alouettes vont s’assurer que McLeod Bethel-Thompson et Shea Patterson disposent de toute la préparation nécessaire.
« On pourrait avoir des jeux préparés pour un troisième quart-arrière. Trois quarts seront en uniforme et ils seront tous prêts à jouer », a admis Maas.
D’ailleurs, l’entraîneur des Alouettes rappelait que son équipe a envoyé un réserviste dans la mêlée pour quatre des cinq dernières confrontations contre les Riders.
Des partisans déchirés
La passion envers la LCF est immense à Winnipeg. Cet après-midi, à l’épicerie, les deux clients devant nous tenaient une discussion sur l’avenir des Blue Bombers, une scène qui n’arrive pas souvent à Montréal.
Tout ça pour dire que les spectateurs devront décider entre appuyer les Alouettes, qui ont éliminé les Blue Bombers, ou se ranger derrière les Roughriders qui se classent parmi les ennemis jurés de leur club.
« Ce sera leur décision, on aimerait les compter de notre côté », a commenté Alexander en vantant leur engouement pour le sport.
« Ils devraient nous encourager, car ils ont une rivalité avec les Riders depuis longtemps », a proposé le secondeur Geoffrey Cantin-Arku.
« On a une bonne culture organisationnelle et nos joueurs adorent ce sport. On apprécie grandement nos partisans, mais on adore jouer dans les grands stades devant les meilleurs adversaires. C’est comme ça à Winnipeg. J’espère qu’ils vont pencher de notre côté, car ils respectent notre manière de jouer », a conclu Maas.






