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Un volcan à contrôler pour Davis Alexander

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MONTRÉAL – Si Mathieu Betts a trop poussé la note, Davis Alexander aurait pu mieux gérer ses émotions. Une mêlée a fini par éclater, mais on retient surtout que si les Alouettes et les Lions devaient se croiser en éliminatoires, ce serait tout un spectacle.

La tendance s’est poursuivie, samedi soir, alors que les Alouettes ont encore trouvé une manière de perdre à Vancouver et une accumulation de facteurs a mené à ce revers de 48-29.

Mais l’entraîneur-chef Jason Maas ne voulait rien savoir de blâmer uniquement la défense alors que les Alouettes ont alloué un total de 122 points depuis trois matchs.

« Je ne veux rien entendre au sujet d’un effondrement défensif. On est une équipe de football, ce n’est jamais à propos d’une seule unité. Il y a des choses à améliorer, c’est indéniable. Mais il y avait vraiment beaucoup de points positifs », a vivement réagi Maas en ciblant plutôt quelques actions bousillées autant en défense qu’en attaque et sur les unités spéciales.

Outre les points alloués, ce qui a retenu l’attention, c’est que le quart-arrière Davis Alexander a peiné à conserver son sang-froid pour la troisième partie consécutive. Nul doute, Mathieu Betts et les Lions savaient sur quels boutons appuyer.

« J'aurais peut-être pu mieux me contrôler, mais je joue avec mon coeur » Davis Alexander répond aux questions des journalistes à 48 heures du match entre les Alouettes et les Tiger-Cats.

« J’aurais peut-être pu mieux me contrôler. Mais, je joue toujours avec mes émotions et je ne pense pas que ça m’ait empêché de jouer comme lors du match face à Winnipeg. J’étais extrêmement frustré par plusieurs choses, à juste titre. Mais bon, c’est comme ça. Je ne pense pas que ça m’ait vraiment déstabilisé », a commenté Alexander qui ressentait encore la frustration de cette défaite.

Le geste qui a particulièrement piqué Alexander à vif, c’est lorsque Betts, tard au deuxième quart, a tiré sur son bras droit après l’avoir rabattu au sol par le collet.

« Tout le monde sait ce que j’en pense. Le plaqué était correct, mais le reste, ce n’est pas du football », a-t-il déploré sans vouloir lancer d’huile sur le feu.

« Betts n’a aucune autre raison de faire ça à part si c’était son intention », a commenté Maas en se faisant demander s’il voulait le blesser.

« Mais je ne peux pas me prononcer sur ses véritables intentions. Je sais qu’il joue constamment avec les limites. S’il les franchit, je pense que la LCF le punira éventuellement », a poursuivi Maas en rappelant que le football est déjà un sport assez violent et qu’il est inutile d’en rajouter.

Il n’est pas tant surprenant que les joueurs adverses tentent de déstabiliser Alexander. Après tout, il est la tête du monstre offensif montréalais.

« Je sais que je suis une cible comme la plupart des quarts-arrières étant donné l’importance du poste. Mais, honnêtement, je ne m’arrête pas à ça. On essaiera toujours de plaquer les quarts. Ils sont réputés fragiles, il faut que je sois prêt. »

—  Davis Alexander

Maas veut qu’Alexander se calme avec les arbitres

Alexander carbure via le volcan qui jaillit en lui, on l’a déjà dit et ça saute aux yeux. Désormais, ses opposants essaient d’utiliser cette arme à ses dépens.

Le quart de 27 ans devra s’ajuster sans éteindre cette flamme. Cela dit, Maas a tenu à lui parler d’un ajustement essentiel.

« Les matchs sont intenses émotivement et notre équipe était peut-être un peu survoltée, Davis en particulier. Je ne veux pas que Davis change sa nature. Évidemment, s’il doit nuancer son discours, c’est surtout envers les arbitres. On en a parlé et je crois qu’il va progresser », a indiqué son pilote.

En ce qui concerne les arbitres, Maas n’a pas jugé qu’ils ont perdu le contrôle alors qu’une mêlée a éclaté sur les lignes de côté sans que personne ne soit expulsé sur cette séquence.

« À moins qu’ils ne prennent le temps d’observer la situation, d’interrompre le match et de tout vérifier, c’est ce qui se passera. Ils n’ont donc manifestement pas été témoins de toute la scène. Ils n’ont visiblement rien vu qui justifiait une expulsion. »

« Quelqu’un devra payer, c’est certain »

La malédiction de Vancouver a même affecté Tyson Philpot qui a échappé une longue passe de touché qui aurait pu mener les Alouettes à la victoire.

« C’est inhabituel de ma part. Ce jeu aurait pu inverser l’allure du match. Je suis très exigeant envers moi-même, ce jeu était crucial. Ça ne se reproduira plus », a assuré Philpot, le meilleur receveur de la LCF en 2026.

Si Philpot est un pilier en attaque, c’est la même chose pour Geoffrey Cantin-Arku en défense. Le secondeur québécois a refusé de parler d’une séquence difficile de son unité.

« Je ne dirais pas ça. On a joué deux fois contre les Lions, l’une des attaques les plus explosives de la LCF. Ce n’est jamais facile de perdre, on est une équipe qui aime gagner. C’est aussi la façon alors que les esprits se sont échauffés. On peut assurément dire qu’il y a une rivalité entre nous », a ciblé Cantin-Arku avec un regard revanchard.

En attendant de voir si les Alouettes croiseront de nouveau les Lions en 2026, le club montréalais débordera de motivation à sa prochaine partie.

« Quelqu’un devra payer, c’est certain », a conclu Philpot alors que les Oiseaux affronteront les Tiger-Cats, vendredi soir, à Hamilton (19 h 30 à RDS).