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Top-10 des entraîneurs-chefs des Alouettes

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COLLABORATION SPÉCIALE

Quinze entraîneurs-chefs se sont succédé à la barre des Alouettes depuis leur renaissance il y a 30 ans. Trois d’entre eux ont mené l’équipe aux plus grands honneurs, mais d’autres n’ont fait que passer. Voici mes dix entraîneurs-chefs les plus marquants depuis 1996.

10-Dan Hawkins (2013 : fiche de 2-3)

Dan Hawkins n’a pas dirigé une équipe dans la NCAA depuis trois ans et il n’a aucune expérience de la LCF quand il est nommé entraîneur-chef. Bon communicateur – il était analyste au réseau ESPN jusqu’à tout récemment – il dit vouloir représenter l’équipe avec excellence et classe. C’est bien beau tout ça, mais son mandat est avant tout de gagner, comme le souligne le directeur général Jim Popp. « C’est un emploi prestigieux et il n’est pas pour tout le monde. C’est difficile de travailler pour notre organisation, car la pression de gagner est toujours très forte. »

Hawkins est congédié après seulement cinq matchs (2-3) pour être remplacé par Popp.

Dan Hawkins congédié par les Alouettes Renvoyez le reportage de Didier Orméjuste à la suite du congédiement de l'entraîneur Dan Hawkins par les Alouettes de Montréal.

9-Mike Sherman (2018 : fiche de 5-13)

Les Alouettes viennent de connaître une saison de 3-15, leur pire depuis la triste époque des Concordes au début des années 1980. La nomination de Mike Sherman, un ancien entraîneur-chef des Packers de Green Bay durant six saisons, donne donc un peu d’espoir aux partisans. Un peu. Pas beaucoup.

Il subit la défaite à ses deux premiers matchs par un pointage combiné de 78 à 20. Les secondes qui suivent sa première victoire donnent droit à un moment d’anthologie devant les caméras de RDS. Sherman s’empêtre dans un fil en voulant retirer son casque d’écoute. La bédaine à l’air, il doit recevoir l’aide d’un employé des Alouettes pour se sortir de son propre piège.

Le fameux duel entre Mike Sherman et sa paire d'écouteurs! Revivez l'aventure de l'ancien entraîneur des Alouettes, Mike Sherman, qui tente de retirer une paire d'écouteurs de son chandail.

8-Khari Jones (2019-2022 : fiche de 18-18)

À peine six jours avant le début de la saison 2019, Sherman est congédié et les Alouettes ont besoin d’un nouvel entraîneur-chef. Khari Jones, le coordonnateur offensif depuis un an, lui succède et il obtient des résultats encourageants compte tenu des circonstances. L’équipe termine en deuxième position et participe à la demi-finale de l’Est. La pandémie de la COVID vient toutefois freiner ce bel élan et quand Jones revient en 2021, il voit son équipe régresser. À sa troisième saison, il a à peine le temps de diriger quatre matchs (1-3) qu’il est congédié. Le directeur général Danny Maciocia hérite du poste sur une base intérimaire et compile une fiche de 8-6.

7-Jacques Chapdelaine (2016-2017 : fiche de 7-10)

Nommé entraîneur-chef par intérim en 2015, Jim Popp entreprend la saison suivante sans titre provisoire. L’expérience est peu concluante puisqu’il cède son poste après une récolte de trois victoires en 12 matchs. Le responsable des receveurs de passes, Jacques Chapdelaine, lui succède et devient le premier entraîneur-chef francophone de l’histoire des Alouettes. Chapelaine reste en poste jusqu’en 2017 avant d’être congédié moins d’un an après sa nomination. Le directeur général Kavis Reed le remplace et boucle la saison avec une fiche de 0-7. Il est d’ailleurs le seul homme à avoir dirigé les Alouettes sans mériter une seule victoire.

6-Rod Rust (2001 : fiche de 9-8)

Rod Rust a beau avoir 50 ans de métier quand il est embauché avant la saison 2001, sa nomination en laisse plusieurs perplexes. Le septuagénaire est perçu comme un adjoint dans l’âme. Sa seule expérience comme entraîneur-chef professionnel remonte en 1990 avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, une horrible saison (1-15) qui s’est conclue par une séquence de 14 défaites. En gagnant neuf de ses 11 premiers matchs à Montréal, il est en voie de confondre les sceptiques, mais ses méthodes à l’interne déplaisent. Intransigeant, il se met plusieurs vétérans à dos et subit six défaites de suite avant d’être congédié avec un match à disputer. Jim Popp le remplace.

5-Dave Ritchie (1997-1998 : fiche de 25-10-1)

Dave Ritchie est tout désigné pour succéder à Bob Price en 1997. Il revendique une conquête de la Coupe Grey avec les Lions de la Colombie-Britannique trois ans auparavant et il jouit d’une forte réputation à titre de coordonnateur défensif, un poste qu’il occupe d’ailleurs chez les Alouettes au moment de sa nomination. Il connaît des saisons de 13 et 12 victoires, mais son équipe a le malheur d’évoluer dans une division compétitive. Les Alouettes sont incapables de se qualifier pour le match de la Coupe Grey, subissant l’élimination en finale de division à Toronto (1997) et à Hamilton (1998). Ritchie quitte Montréal en 1999 pour diriger les Blue Bombers de Winnipeg.

4-Charlie Taaffe (1999-2000 : fiche de 24-12)

Les Alouettes se tournent vers leur coordonnateur offensif pour remplacer Ritchie. Charlie Taaffe permet à Mike Pringle de terminer en tête de la LCF pour les gains au sol en 1999, avant d’aider Anthony Calvillo à s’établir comme quart partant la saison suivante, en plus de mener les Alouettes au match de la Coupe Grey. Ses deux saisons consécutives de 12 victoires lui valent le titre d’entraîneur-chef par excellence de la LCF en chaque occasion. Il quitte les Alouettes en 2001 pour accepter le poste d’entraîneur-chef à l’université du Maryland.

3-Jason Maas (2023-aujourd’hui : fiche de 23-12-1 avant la saison 2026)

Jason Maas et Danny Maciocia entretiennent une relation professionnelle et amicale depuis leur association avec les Eskimos d’Edmonton au début de la décennie 2000. Sa nomination en 2023 n’a donc rien d’étonnante, d’autant plus que Maas a de l’expérience comme entraîneur-chef, ayant dirigé les Elks durant quatre saisons.

Quatre ans plus tard, Maas ne regrette aucunement ses sacrifices Nicolas Gaudet nous résume le parcours de Jason Maas depuis qu'il est à la barre des Alouettes.

Sensible à son nouvel environnement de travail, Maas met l’accent sur la culture québécoise en exigeant notamment des joueurs anglophones qu’ils apprennent quelques mots de français. Les Alouettes regagnent non seulement le cœur de plusieurs amateurs, mais aussi la Coupe Grey avec leur nouvel entraîneur.

2-Don Matthews (2002-2006 : fiche de 58-28)

Novembre 2001. Montréal vibre au rythme de la Coupe Grey et les Alouettes en profitent pour présenter leur nouvel entraîneur-chef.

« On avait besoin d’un leader, de quelqu’un qui peut gagner tout de suite », déclare le président Larry Smith.

Les meilleurs moments de Don Matthews Le polarisant Don Matthews a marqué les amateurs de la LCF, l'entraîneur autant que le personnage.

Don Matthews revendique alors le plus grand nombre de victoires dans l’histoire de la LCF. Sous son aile, Anthony Calvillo devient le meilleur quart-arrière de la ligue et les Alouettes méritent la Coupe Grey pour la première fois en 25 ans. En un peu plus de quatre saisons, « The Don » mérite 58 victoires, une de moins que le record de concession. Il abandonne son poste en cours de saison 2006 en raison d’ennuis de santé. Je vous laisse deviner l’identité de celui qui s’est empressé de le remplacer.

1-Marc Trestman (2008-2012 : fiche de 59-31)

Marc Trestman n’a qu’à dire oui et le poste d’entraîneur-chef des Alouettes est à lui, mais il hésite. Pour l’aider dans sa réflexion, il passe un coup de fil à celui que plusieurs considèrent comme le plus grand à avoir occupé ce poste. Pendant plus d’une heure, Marv Levy vante les mérites de Montréal et la passion des partisans. Trestman accepte finalement l’offre, une décision qu’il ne regrette pas.

Les Alouettes embauchent Mike Trestman comme entraîneur-chef Revoyez le reportage de David Arsenault concernant l'embauche de Mike Trestman comme entraîneur des Alouettes.

L’équipe participe au match de la Coupe Grey à ses trois premières saisons et il devient le premier pilote des Alouettes à remporter ce trophée deux saisons de suite. Il établit un record de concession avec une fiche de 15-3 en 2009 et il partage le premier rang avec « Peahead » Walker pour le nombre de victoires en saison régulière (59). Après cinq saisons, il quitte l’organisation pour devenir l’entraîneur-chef des Bears de Chicago. Et non, ce n’est pas Jim Popp qui lui succède, mais plutôt celui que j’ai placé en dixième position dans cette liste.

Quelle est la fiche de Popp, me demandez-vous? 22-36 en saison régulière, et 1-4 en matchs éliminatoires.