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Les Alouettes doivent-ils reposer Davis Alexander?

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MONTRÉAL – Est-ce que les Alouettes doivent reposer Davis Alexander d’ici la fin de la saison régulière? Cette question s’est imposée récemment afin de maximiser les chances du club montréalais de soulever la coupe Grey. Voici l’avis du principal intéressé ainsi que ceux de Jason Maas, Anthony Calvillo et Pier-Olivier Lestage.

Si vous suivez moindrement les activités des Alouettes, vous avez déjà une bonne idée de la réponse qui allait sortir, sans hésiter, de la bouche d’Alexander.

« Je ne le souhaite pas, parce que c’est notre travail de se présenter au boulot chaque semaine pour raffiner notre art. On a toujours des choses à améliorer et on a encore des matchs à gagner; le momentum, ce n’est pas de la frime. Les choses changent vite dans la LCF », a réagi Alexander sans être surpris par la question.

Preuve que le sujet a déjà traversé son esprit et qu’il a été discuté par les dirigeants, Alexander a même enchaîné avec cette dose de maturité.

« Je ne cherche pas à obtenir du repos - comme mes coéquipiers d’ailleurs - mais si c’était la décision de l’entraîneur éventuellement, ce serait ainsi. »

Notre relance a été facile. Mais dis-moi Davis, est-ce que ce serait difficile à accepter?

« Je n’aimerais pas ça et il le sait. Je crois qu’il voit les choses du même œil que moi, mais je respecterais sa décision en faisant confiance au processus. »

—  Davis Alexander

Alexander a rapidement prouvé qu’il était un féroce compétiteur. Pour lui, sacrifier son corps, ça vient avec la nature de son emploi.

Alors, ce n’est pas sa blessure à la jambe droite aggravée le 28 août ou la prudence requise avec sa cuisse gauche, depuis l’an dernier, qui l’inciteront à demander du repos.

Cela dit, les Alouettes auraient pu soulever la coupe Grey pour la deuxième fois en trois ans si Alexander avait disputé le dernier match ultime moins amoché.

Ces facteurs doivent donc être considérés. Pour Maas, qui était aussi courageux qu’Alexander sinon plus sur le terrain, il doit enfiler ses lunettes d’entraîneur-chef.

« On en a parlé en tant qu’organisation. Bien sûr, quand tu parviens à remporter des matchs, tu hérites de ton billet éliminatoire. Si on obtenait un laissez-passer alors qu’il reste des matchs à disputer, ce sera une discussion à reprendre. On a déjà reposé des joueurs auparavant, mais on prendra cette décision quand on sera rendus à cette étape. D’ici là, je ne veux pas trop y réfléchir », a répondu Maas.

« C’est trop tôt. Est-ce que je veux que Davis entame les éliminatoires dans la meilleure forme physique possible? Bien sûr. Si le fait de lui accorder une semaine de congé l’aiderait dans ce sens, ce serait bien. Mais je préfère attendre », a-t-il ajouté.

Repos à Alexander : « Nous y réfléchirons si l'opportunité se présente » Jason Maas répond aux questions des journalistes à quelques jours d'un deuxième match face aux Lions en huit jours.

Quand on décortique le calendrier des Alouettes (10-2), on y aperçoit six matchs avant les éliminatoires. On peut déjà exclure la prochaine partie, samedi à Vancouver (22 h à RDS), de l’équation car il sera à son poste.

Si on avait à identifier un match à éviter pour Alexander, ce serait probablement celui du 17 octobre en Saskatchewan puisque les Alouettes auront peu de répit après leur duel du 12 octobre contre les Roughriders à Montréal.

La présence en finale de l’Est pourrait se confirmer rapidement pour les Alouettes alors on verra si le club attendra jusqu’à cette rencontre. Alexander pourrait être exempté de ce match et de la dernière partie régulière qui aura lieu le 23 octobre à Toronto.

Calvillo n’a pas changé de philosophie

Anthony Calvillo n’a pas évolué à une époque durant laquelle on pensait tant au bien-être des joueurs. Céder sa place par précaution, Calvillo n’a pas connu cette réalité.

« La chose la plus importante est de s’assurer que Davis soit en mesure de jouer dans le meilleur état physique possible puisque tout le monde joue avec des douleurs durant une saison. Tant qu’on verra qu’il est en mesure d’effectuer ses actions habituelles, on va lui demander de jouer », a cerné Calvillo.

« Davis accomplit un bon travail pour se protéger si bien qu’on est à l’aise de l’envoyer dans la mêlée », a-t-il justifié.

« Tant que Davis sera capable de faire ce qu'il sait faire, il va jouer » Anthony Calvillo répond aux questions des journalistes à quelques jours d'un deuxième match face aux Lions en huit jours.

Puisque Calvillo s’est enraciné au Québec depuis plusieurs années, on s’est permis une comparaison avec le hockey. Les gardiens ne défendent plus leur filet pendant 65 ou 70 rencontres comme à l’époque de Patrick Roy ou Martin Brodeur.

« Tout le monde a sa philosophie désormais, mais je suis plus du style à penser que tu devrais jouer si tu es suffisamment en santé. Je me souviens d’avoir été amoché, mais on avait été éduqués à trouver une manière d’aider notre équipe. Quand ça arrive au point que ton état puisse affecter le résultat d’un match, tu dois écouter ton corps », a exposé Calvillo alors que l’équipe médicale est souvent consultée.

S’il devait sauter son tour, Alexander serait du style à se sentir mal puisque quelques coéquipiers doivent endurer la douleur à commencer par son bloqueur à gauche, Nick Callender, qui n’a pas été en mesure de participer aux deux premiers entraînements de la semaine.

« Davis accomplit un bon boulot et c’est un dur, un vrai. Personne n’est à 100% dans l’équipe quand on aborde le dernier droit de la saison. C’est normal d’avoir des bobos et il joue bien malgré les bobos donc je ne vois pas pourquoi on le reposerait. Oui, on a confirmé notre présence éliminatoire, mais on doit encore gagner des matchs importants », a souligné le garde à gauche Pier-Olivier Lestage qui comprendrait la décision de l’équipe.

Le dernier facteur qu’on évoquera, c’est que les Alouettes ont maintenu un dossier impeccable de 7-0 à domicile cette saison. Il ne reste que deux matchs réguliers au Stade Percival-Molson alors on présume que l’organisation voudrait le voir en action devant ses partisans. Un dossier parfait de 9-0, comme en 2009, demeure une possibilité.