Alouettes
Alouettes de MontrealOpens in new window

Top-10 des citations célèbres chez les Alouettes

Mis à jour le 

Publié le 

COLLABORATION SPÉCIALE

Suivez le match entre les Alouettes et les Lions dès 19 h 30 avec RDS et le RDS.ca.

Un journaliste affecté à la couverture d’une équipe sportive réalise des centaines d’entrevues par année. Alors, imaginez ce nombre lorsqu’il s’échelonne sur quatre décennies. En suivant les activités des Alouettes depuis 1996, j’ai ainsi ressorti ses dix citations les plus mémorables. Certaines d’entre elles ont été tirées des archives de La Presse (BAnQ), du Journal de Montréal et de The Gazette afin d’en assurer leur exactitude.

10-Mike Sutherland (25 octobre 1998)

Mike Pringle n’aurait jamais pu devenir le premier joueur de la LCF à obtenir 2000 verges au sol en une saison sans l’apport des membres de la ligne offensive. Au terme d’un match historique en 1998, le centre Mike Sutherland déclare :

« Oui, je m’attends à une p’tite récompense à la fin de la saison. Connaissant Mike (Pringle), je sais qu’il ne nous amènera pas manger chez McDo... »

—  Mike Sutherland

Chaque joueur reçoit finalement un manteau de cuir avec une mention du record brodée à l’intérieur. Reconnu pour avoir une bonne fourchette, « Sudsy » est peut-être resté sur son appétit.

9-Chad Johnson (28 mai 2014)

Chad Johnson arrive au camp d’entraînement de 2014, confiant de pouvoir tirer son épingle du jeu même s’il est âgé de 36 ans et que son dernier match (dans la NFL) remonte à il y a trois ans. Il est d’ailleurs convaincu de pouvoir développer une excellente complicité avec le quart-arrière Troy Smith.

« Nous serons comme un réseau Wifi. La connexion sera bonne. »

—  Chad Johnson

Johnson ne capte que sept passes, dont une pour un touché, en 12 rencontres. C’est ce qui arrive quand on ne veut pas payer plus cher pour avoir accès à l’Internet haute vitesse.

8-Don Matthews (15 novembre 2004)

Anthony Calvillo tombe au combat durant le troisième quart de la finale de l’Est contre les Argonauts de Toronto. Ted White s’amène en relève, mais il faillit à la tâche en étant victime de trois interceptions. Au lendemain de l’élimination des Alouettes, les journalistes suggèrent à Don Matthews que White aurait peut-être été mieux préparé à faire face à une telle situation s’il avait vu davantage d’action en saison régulière. Matthews répond alors par une question qui nous laisse pantois.

« Qui est le substitut de Peyton Manning à Indianapolis? Personne ne le connaît, parce qu’à moins que le partant se blesse, le substitut ne joue jamais! »

—  Don Matthews

Fin de la discussion.

« Qui est le substitut de Peyton Manning? » Don Matthews répond aux journalistes lorsqu’il a été remis en question sur sa gestion des quart-arrières.

7-Steve Charbonneau (11 novembre 2001)

Mike Pringle a de grandes ambitions à quelques jours de la demi-finale de l’Est à Hamilton. Il déclare vouloir porter le ballon 30 à 35 fois, mais le jour du match, il ne gagne que 54 verges en 16 courses, en plus d’être victime d’un échappé coûteux à la porte des buts. Dans les minutes qui suivent l’élimination des Alouettes, Steve Charbonneau se vide le cœur. Il ne nomme pas Pringle, mais on comprend que c’est lui qu’il vise.

« Quand tu dis que tu vas transporter l’équipe, tu dois le faire. Certains gars ont parlé pas mal fort, mais ils n’ont pas fait le travail. »

—  Steve Charbonneau

Un mois plus tard, on organise une conférence de presse avec les deux hommes pour annoncer la signature de leurs nouveaux contrats. Les retrouvailles sont aussi froides que le temps qu’il fait dehors.

Charbonneau et Pringle veulent tourner la page Reportage sur la relation entre Steve Charbonneau et Mike Pringle chez les Alouettes après une petite discorde.

6-Ed Philion (7 novembre 1999)

Le quart-arrière des Blue Bombers, Kerwin Bell, est attendu de pied ferme. Les Alouettes n’ont toujours pas digéré de le voir faire l’avion devant leur banc trois semaines auparavant. On lui reproche également de se plaindre constamment et de ne pas se comporter en professionnel. Ils se font plaisir en malmenant Bell durant tout l’après-midi. À un certain moment, Ed Philion se retrouve même assis sur lui après un sac! Quand on lui demande à quoi il a pensé dans cette position inusitée, il déclare :

« J’avais le goût de péter dans sa figure... ».

—  Ed Phillion

On ne pourra jamais reprocher à Philion de ne pas parler avec ses tripes.

5-Étienne Boulay (25 novembre 2010)

Étienne Boulay et Matthieu Proulx jettent un pavé dans la mare en pleine semaine de la Coupe Grey. Ils affirment que les Alouettes sont désavantagés en logeant dans un hôtel peu spacieux et en devant utiliser le vestiaire désuet des visiteurs, plutôt que celui des Eskimos, fraîchement rénové. Le duo accuse même la LCF de favoritisme!

« Vous pouvez me qualifier de ce que vous voulez, mais je persiste à croire que la Ligue souhaite voir la Saskatchewan l’emporter. »

—  Étienne Boulay

Trois jours plus tard, les Alouettes remportent la 98e Coupe Grey et célèbrent leur victoire dans un vestiaire qui n’est peut-être pas au goût du jour, mais parfait pour des champions.

4-Anthony Calvillo (16 septembre 2001)

L’Amérique est sous le choc depuis les attentats du 11 septembre. Les Alouettes doivent affronter les Argonauts de Toronto cinq jours après le drame, mais ils n’ont pas la tête au football. La LCF décide de repousser le match d’une journée.

« Je comprends que la vie doit continuer, qu’il faut retourner au travail parce que tout le monde le fait. Je comprends tout ça. Mais je ne vois pas comment on pourrait être concentré à 100 %. »

—  Anthony Calvillo

Quand le coup d’envoi est donné, les joueurs des deux équipes sont de corps à Montréal, mais de cœur aux États-Unis.

3-Bruno Heppell (19 novembre 2000)

Après quatre défaites de suite en finale de division, les Alouettes sont sur le point de se qualifier pour le match de la Coupe Grey. La foule est en liesse et les joueurs s’agitent sur les lignes de côté. André Bolduc et Sylvain Girard se regardent, mais ils sont incapables de parler. Quand la foule se met à chanter Na Na Hey Hey Goodbye avec une trentaine de secondes à faire, les deux chums du Saguenay se mettent à pleurer. Peu de temps après, Bruno Heppell s’écrie :

« Maudit que ça fait du bien! ».

—  Bruno Heppell

Six mots pour effacer toutes les déceptions du passé.

2-Marc Trestman (23 novembre 2008)

Il règne un silence de salon mortuaire dans le vestiaire. Les Alouettes viennent de s’incliner devant les Stampeders de Calgary dans un stade olympique rempli à capacité. Ils réalisent qu’ils n’auront sans doute jamais plus l’occasion de gagner la Coupe Grey à la maison. Pendant ce temps, Marc Trestman s’adresse à la presse dans une autre pièce.

« Je ne laisserai pas trois heures de football nous faire perdre notre dignité ni nous définir en tant qu’équipe. »

—  Marc Trestman

Un an plus tard, Trestman et les Alouettes remportent le premier de deux championnats consécutifs.

1-Marc-Antoine Dequoy (19 novembre 2023)

Marc-Antoine Dequoy a le souffle court. Il cherche ses mots. Lui et ses coéquipiers sont les champions de la 110e Coupe Grey. L’ancien Alouette Matthieu Proulx, qui a déjà été à la place de Dequoy, réalise l’entrevue en direct à RDS. Il écoute sans chercher à combler le moindre silence. Puis, « MAD » éclate et devient mauvais!

« Ils n’ont jamais cru en nous. Tu regardes partout, c’est écrit en anglais. Sur TSN, c’était écrit Toronto contre Winnipeg. Tu viens ici, ça parle juste anglais. Ils n’ont jamais cru en nous. Vous savez quoi? Gardez-le, votre anglais, parce qu’on a gagné cette coupe-là et qu’on va la ramener chez nous à Montréal, on va la ramener au Québec, on va la ramener chez nous parce qu’on est fucking champions! »

—  Marc-Antoine Dequoy

MÉ-MO-RA-BLE!