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MONTRÉAL – Jason Maas a lancé un défi à sa ligne offensive, au début septembre, pour qu’elle rehausse son niveau de jeu. Mais une partie de la responsabilité revenait aussi aux entraîneurs qui devaient mieux les encadrer.
Le quintette a répondu avec fierté, samedi, en Saskatchewan en aidant à piétiner les puissants Roughriders.
Leur boulot inspiré a permis à l’attaque terrestre des Alouettes d’amasser 152 verges en plus d’aider McLeod Bethel-Thompson à ne subir aucun sac.
Maas a encensé sa ligne offensive durant son discours d’après-match et il était heureux, trois jours plus tard, d’expliquer le contexte.
« On a identifié des choses qu’on pouvait mieux faire et ça partait avec nous les entraîneurs. On devait mieux les guider et leur enseigner d’une manière différente. Ensuite, ça revenait aux joueurs de mieux exécuter. Ils devaient comprendre que le rendement n’était pas assez bon et ils ont abordé le tout comme un défi, j’adore ça », a décrit l’entraîneur des Alouettes.
L’affirmation de Maas imposait qu’on décortique le tout avec Luc Brodeur-Jourdain, l’entraîneur de la ligne offensive.
« Depuis le début de la saison, on n’avait pas été en mesure d’établir notre identité avec le jeu au sol. Mais, dans les trois dernières rencontres, on a remarqué une progression. On a changé la façon de pratiquer avec les joueurs sur une base quotidienne. On est devenus plus exigeants », a lancé Brodeur-Jourdain d’entrée de jeu.
« On l’était auparavant, mais le but était d’avoir plus de chien dans les parties », a-t-il ciblé.
Au cours de ces trois matchs, les Alouettes ont obtenu des récoltes de 60 verges (en seulement 15 courses), 108 verges et 152 verges.
Le défi, Brodeur-Jourdain l’a accepté lui aussi.
« On en est venus à simplifier les choses. On a essayé de se rapprocher de la base pour éliminer des erreurs évitables. On a cessé un peu la fantaisie dans notre cahier de jeux en jouant du football plus épuré. Ça donne un portrait plus simple à identifier pour la ligne offensive et on peut jouer de manière agressive », a précisé LBJ avec franchise.
L’ancien centre des Alouettes n’était pas surpris que la pression monte à l’égard de la ligne offensive.
« Quand on regardait la composition de l’équipe, on était rendus à notre quatrième quart-arrière, des receveurs étaient absents donc la pression retombe sur une position importante et qui a, somme toute, été épargnée par les blessures. On a un groupe de vétérans, c’était naturel que la pression revienne sur eux », a indiqué Brodeur-Jourdain.
En tant que pilote des Alouettes, Maas a souvent insisté sur l’importance de la ligne offensive. Ça devenait encore plus pertinent en confiant l’attaque à un jeune quart-arrière comme Davis Alexander. Sa blessure a exigé une grande vigilance pour protéger les réservistes McLeod Bethel-Thompson, Caleb Evans et James Morgan.
Si cette ligne offensive parvient à maintenir un haut niveau de jeu, la vie de toute l’équipe sera facilitée.
« Ils ont à cœur de bien réussir et la communication est excellente dans le groupe. L’engagement physique dont on avait besoin est présent. Je suis très fier de cette unité et il faut continuer dans ce sens; le football se gagne dans les tranchées », a exprimé l’entraîneur juste, mais exigeant.
Lors de l’imposante victoire en Saskatchewan, les dieux du football ont semblé donner une tape dans le dos à la ligne offensive des Alouettes pour le boulot abattu. On fait référence au touché inscrit par Donald Ventrelli, le premier touché par un joueur de ligne offensive des Alouettes depuis Kristian Matte en 2018.
Durant les cinq défaites consécutives des Alouettes, Maas a retenu un aspect qui s’applique à la ligne offensive.
« Je suis fier de l’effort, le groupe s’est serré les coudes. On a appris des leçons et on ne jouait pas notre meilleur football, mais les efforts ont fini par rapporter », a conclu l’entraîneur.





