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MONTRÉAL – Difficile de comprendre ce qui se passe avec les Alouettes de Montréal qui ne cessent de se compliquer la vie. Mais, malgré de nombreuses punitions et erreurs, la formation montréalaise a remporté un match crucial, 29-28, face aux Tiger-Cats de Hamilton.

 

Ce résultat fait en sorte que les Alouettes (4-6) peuvent encore s’approprier le bris d’égalité contre ce rival de section en vue des éliminatoires. Chaque équipe a gagné un duel et la troisième confrontation contre Hamilton (3-7) aura lieu en septembre.

 

La fin de la partie a été absolument renversante et ça s’est conclu avec un placement victorieux de 48 verges de David Côté pour soulever la foule, la plus imposante de la saison, de 21 024 spectateurs pour cette journée de la famille.

Encore une fin de match de fou! David Côté donne la victoire!

 

Retournons au troisième quart qui a été horrible pour les Alouettes. Tirant de l’arrière 18-11, Hamilton a riposté avec deux touchés consécutifs pour mener 25-18. Alors que ça regardait plutôt mal, Trevor Harris a complété un touché de 45 verges à Reggie White fils avec 2 :26 à écouler pour créer l'égalité. Ainsi, Montréal reprenait les commandes 26 à 25 car les Alouettes avaient aussi obtenu un simple qui finira par être déterminant. 

 

Hamilton et Matthew Shiltz, l’ancien quart réserviste des Alouettes, ont cependant trouvé le moyen de riposter avec un placement de 51 verges pour avoir un petit coussin de 28-26 avec 37 secondes à jouer. 

 

Sans broncher, Harris a alors rejoint Jake Wieneke et ensuite Eugene Lewis (encore lui) pour donner une occasion à Côté qui a été excellent sous une énorme pression.

 

« On savait que, même si Hamilton faisait un placement, on avait déjà pratiqué la situation de devoir répliquer avec moins d’une minute. Je pense que cette victoire va nous faire du bien », a réagi Danny Maciocia, le DG et entraîneur-chef par intérim, qui se remettait de ses émotions.

 

« Avant le botté, j’étais très calme, j’étais dans ma zone, ma bulle. Je le voyais comme une répétition comme on en fait des centaines à l’entraînement. Ç’a donné une belle victoire à l’équipe, ça fait du bien », a admis Côté qui, malgré son humilité, a savouré d’être félicité par son équipe et la foule tel le héros du match.

 

Quant à Harris (382 verges par la passes), cette séquence lui a permis de remporter le duel qu’il était en voie de perdre contre Shiltz qui a dépassé le plateau des 300 verges aériennes.

 

« C’était vraiment à propos de rester dans le moment. Quand Reggie a inscrit son touché, on est retournés vers les lignes de côté et on a célébré. Mais AC (Anthony Calvillo, qui sélectionne les jeux) nous a dit de ne pas perdre notre concentration car c’était possible qu’on doive marquer une dernière fois », a confié Harris qui a vanté le bon boulot de sa ligne offensive.

 

Encore les punitions

 

Autant que les réjouissances étaient énormes sur la colline montréalaise en fin de partie, c’est impossible d’éviter l’épineux sujet des punitions.

 

Après avoir infligé une première défaite aux puissants Blue Bombers de Winnipeg la semaine dernière, les Alouettes ont joué avec le feu en retombant dans le piège de l’indiscipline.

 

Pour accéder aux éliminatoires, les Alouettes devront s’en débarrasser. Deux séquences ont été particulièrement révélatrices. Sur un troisième essai et dix verges à franchir en fin de partie, Nick Usher a été puni pour avoir saisi un adversaire par le collet. Hamilton a pu enchaîner avec le placement qui aurait pu couler Montréal.

 

De plus, au troisième quart, alors que Montréal venait de prendre les commandes, 18 à 11, Brian Harelimana a rudoyé le botteur de dégagement ce qui a poursuivi la série offensive de Hamilton. Quelques instants plus tard, une autre punition d’obstruction sur un receveur (les Alouettes sont le pire club de la LCF à ce chapitre avec 12) a téléporté les Tiger-Cats à la ligne d’une verge pour un touché facile.

 

« J’étais vraiment irrité au point que j’avais besoin de contrôler mes émotions un peu. Mais on parle souvent qu’on devra vivre de l’adversité, que ça fait partie du processus. Ce dont je suis vraiment fier, c’est la façon qu’on se parlait sur les lignes de côté. On a continué d’y croire et on s’est battus », a commenté Maciocia.

 

Sans avoir à se creuser la tête, on peut se rappeler d'autres punitions évitables commises par Alexandre Gagné, Marc-Antoine Dequoy, Kerfalla Exumé, Mike Jones et Micah Awe. De quoi donner des ailes aux opposants.

 

Montréal a également triomphé en dépit d’ennuis défensifs avec une multitude de plaqués ratés. Kenneth Durden a été visé plusieurs fois car il en arrachait.

 

Précisons aussi que les Oiseaux ont perdu les services du receveur Tyson Philpot en première demie. Philpot connaissait un autre fort match alors qu’il était menaçant chaque fois qu’il touchait au ballon. Le jeune receveur doit se soumettre au protocole des commotions cérébrales puisqu’il a encaissé un solide plaqué de deux adversaires lui faisant perdre son casque. Il pourrait avoir évité le pire d’après Maciocia.

 

« J’ai pu lui parler un peu à la demie. Il me disait qu’il allait bien », a-t-il indiqué.

 

« La tension a monté (entre les deux équipes) parce qu’un joueur a célébré. Probablement qu’il n’était pas au courant de la blessure. Mais on s’est choqués, incluant moi-même, sauf que je ne crois pas que c’était une réaction méchante », a mentionné Maciocia.

 

Cette victoire survient alors que les Alouettes entament une semaine de congé qui aidera à guérir quelques pépins physiques en vue du dernier droit. Le club montréalais a le privilège de disputer ses trois prochaines parties à domicile.

 

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