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RÉSULTATS

Une visite émotive qui décroche des sourires

Des joueurs des Alouettes, dont Shawn Lemon, visitent un hôpital pour enfant - RDS, Éric Leblanc
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MONTRÉAL – L'an dernier, en tant que jeune papa, Frédéric Chagnon ne se sentait pas assez solide, émotivement, pour visiter des enfants recevant des soins à l'Hôpital de Montréal pour enfants. 
 
Cette année, Chagnon ne voulait pas rater cet événement même si ça le rendait émotif, en pensant à son petit Renaud, quand il enchaînait les sourires, les encouragements et les photos dans plusieurs chambres au Centre universitaire de santé McGill (CUSM). 
 
« Je n'ai pas osé participer l'an passé. C'est sûr que d'avoir un enfant, ça change la vision », a d'abord commenté le secondeur et pilier des unités spéciales chez les Alouettes de Montréal. 
 
À travers une séance d'autographes et de photos, qui a duré une heure, pour le personnel de cette institution médicale, Chagnon s'est senti assez à l'aise pour partager ceci. 
 
« Je n'irai pas dans les détails, mais mon garçon a un petit quelque chose qui devra être réglé. Ce n'est rien de majeur et on est chanceux que ce ne soit pas un gros problème. Mais de venir ici et rencontrer des gens qui vont peut-être le soigner, ça fait plaisir d'être là », a confié l'athlète de 31 ans avec une voix laissant transparaître ses émotions. 
 
Chagnon était accompagné de quatre coéquipiers : Shawn Lemon, Regis Cibasu, Louis-Philippe Bourassa et Tyson Philpot qui ont été aussi généreux que lui de leur temps. 
 
Ils ont égayé la journée d'une multitude d'enfants allant de jeunes poupons à de grands adolescents. On souviendra de plusieurs d'entre eux dont ce grand garçon, un sportif qui a quitté son fauteuil roulant pour prendre une photo entouré de ces colosses au grand cœur. 
 
« Si ça peut procurer un petit courage supplémentaire aux enfants, notre travail est fait », mentionnait Chagnon. 
 
Mais on a également remarqué le fabuleux attrait de cette visite des Alouettes auprès des infirmières, médecins et le reste du personnel de l'institution. Ils ont été plusieurs à tenir à se faire poser avec ceux qui étaient vus comme des improbables champions il y a quelques mois.
 
« C'est un petit geste pour nous de venir les visiter avec la coupe Grey, mais ça veut dire beaucoup pour eux. Ça nous fait vraiment plaisir de les remercier pour ce qu'ils font pour la société », a réagi Chagnon dont la femme, Maude, travaille dans un musée. 
 
Philpot s'imprègne de Montréal et sort ses patins

À 23 ans, Philpot n'est pas rendu à fonder une famille, mais il était tout de même touché par ces rencontres. 
 
« Ma grand-mère maternelle est décédée à la suite d'un cancer du sein et je porte un tatouage en son honneur. Je vais en profiter pour encourager les jeunes qui se font soigner à l'hôpital, leur apporter un peu de joie. Je n'étais pas dans leur situation quand j'étais jeune, mais c'est toujours plaisant de rencontrer des personnes qui peuvent nous inspirer », a décrit l'auteur du touché victorieux à la coupe Grey. 
 
Fort énergique et toujours souriant, Philpot n'a eu aucune difficulté à connecter avec les jeunes patients. 
 
« J'ai toujours été très authentique. Je suis encore jeune, ça peut aider à créer un lien. Je peux leur parler de tout ce qui les intéresse, du football ou autre. Je souhaite tout simplement leur laisser un sourire au visage », a noté Philpot. 
 
D'ailleurs, Philpot a choisi de passer l'hiver à Montréal. Cette visite au CUSM devenait donc un événement précieux à ses yeux pour tisser des liens avec la communauté. 
 
« On a déjà commencé l'entraînement de la saison morte la semaine dernière. J'en profite pour savourer et découvrir la ville de Montréal », a déclaré Philpot qui est encore soufflé par l'impact de ce championnat. 
 
« J'ai grandi en Colombie-Britannique et j'ai vu les championnats là-bas, mais ce n'était même pas le quart de l'ampleur observé à Montréal. De voir tant de gens se déplacer à nos événements alors qu'on a remporté la coupe Grey il y a près de deux mois, c'est un honneur pour moi et c'est exactement pourquoi je ne veux pas quitter la ville. Ce fut vraiment merveilleux jusqu'à présent », a-t-il exposé. 
 
En raison de son talent et du côté dramatique de son touché, Philpot se fait de plus en plus reconnaître dans les rues montréalaises. 
 
« Assurément plus souvent qu'à Vancouver, ça me rend très humble de voir que les gens nous supportent autant. Je leur répète souvent que sans l'attrapé de (Cole) Spieker en troisième essai et la passe de Cody (Fajardo), je n'aurais pas compté le touché victorieux », a humblement rappelé Philpot. 
 
Avec deux autres années à son contrat, Philpot aura l'occasion de pousser son talent à un autre niveau. Il détient tous les atouts pour s'imposer comme l'une des vedettes offensives de la LCF année après année. 
 
En attendant, il s'est amusé en patins la semaine dernière et il se promet au moins une journée de ski à Tremblant. Mais ne le dites pas trop fort, il ne voudrait pas effrayer les dirigeants des Alouettes qui pourraient craindre une blessure.