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RÉSULTATS

Les Alouettes trouvent enfin la stabilité souhaitée

Danny Maciocia et Jason Maas - PC
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Danny Maciocia n'avait qu'une seule crainte sur le vol ramenant les Alouettes de Montréal d'Hamilton, où l'équipe venait de remporter la huitième coupe Grey de son histoire: rater les éliminatoires en 2024.

Après des années de tourmente, Maciocia et les Alouettes pouvaient enfin toucher à la stabilité tant recherchée. Le directeur général n'allait pas passer à côté d'une telle occasion.

« Tout ce qui touche les opérations football, c'était très important pour moi d'y apporter de la stabilité, a-t-il dit lors d'une rencontre informelle organisée par les Alouettes avec toute l'équipe d'entraîneurs du club, dans le vestiaire du Stade olympique. Dans l'avion qui revenait d'Hamilton, Jason [Maas, l'entraîneur-chef] était assis à côté de moi et je lui ai demandé: ‘Qu'est-ce qu'on fait maintenant? Quelles sont les prochaines étapes?'. Je ne voulais pas vivre une situation où on gagne la coupe Grey et on rate les éliminatoires l'année suivante. On a commencé à travailler sur un plan dans l'avion. »

« En descendant, on s'est assis dans un restaurant et on a parlé pendant presque trois heures. On a commencé à mettre ce plan en place. Environ trois jours plus tard, on a commencé à mettre des joueurs sous contrat et je pense que chaque jour pendant trois semaines, on a mis un joueur sous contrat. On a pris soin de notre noyau. Ça, c'est de la constance, de la stabilité, de la continuité. C'est complètement un autre monde comparativement à l'an dernier. Ce qu'on a vécu, c'est une belle histoire, mais je ne veux pas que ça s'arrête. »

Maas abondait dans le même sens.

« La stabilité est une très bonne chose en sports et d'avoir de la stabilité après avoir gagné un championnat est encore mieux. Les gars ont bâti quelque chose ensemble, ils ont connu du succès ensemble. Ils ont une bonne fondation et quand vous avez une bonne fondation, les pièces tiennent bon. »

Les Alouettes ont même pu éviter l'exode de personnel qui suit habituellement une saison couronnée de succès.

« C'est une autre chose que tu ne vois pas beaucoup: quand tu gagnes, d'autres équipes viennent chercher tes entraîneurs pour leur donner une promotion, a noté Maciocia. Je pense qu'une semaine après la victoire, j'avais réglé le dossier avec tous les assistants. On a quelque chose de bon entre les mains et on peut faire un bout de chemin avec. Qu'il y ait cette stabilité avec les entraîneurs, ça ne peut que nous aider en 2024. »

« Cette stabilité à une valeur difficile à quantifier, mais elle pèse lourd, a pour sa part indiqué le coordonnateur des unités spéciales et entraîneur-chef adjoint, Byron Archambault. Ça fait une grosse différence dans cette équipe. On sent cette stabilité et ça nous aide dans nos performances. »

Jackson, seul « nouveau » venu

Cette stabilité au sein du personnel d'entraîneur se traduit par la présence d'un seul nouveau venu dans le tout groupe, Dave Jackson, qui a remplacé Tyrell Sutton comme entraîneur des demis à l'attaque.

Mais on peut dire de Jackson qu'il est un faux nouveau venu, lui qui était adjoint aux unités spéciales l'an dernier.

« Nous nous trouvons dans une position privilégiée, a dit Jackson. Ça commence avec Danny et ça se poursuit avec Jason Maas. C'est incroyable qu'on ait été en mesure de garder tout le monde ici. »

« Ça n'arrive pas habituellement, surtout quand on gagne. Ça montre ce que Danny et Jason ont bâti et le désir de tous les entraîneurs de demeurer et de gagner de nouveau ici. On veut tous que ce succès continue dans les années à venir. (...) C'est évidemment ce que veut chaque équipe. Mais il semble que nous ayons l'opportunité de bâtir quelque chose de tangible pour plusieurs saisons. »

Jackson arrive en poste alors que l'équipe vient de laisser aller l'un des meilleurs joueurs dans le champ arrière en William Stanback. Loin de voir ce départ comme une difficulté, il le voit comme une opportunité.

« Quand vous perdez un joueur de cette trempe, ça donne l'occasion à d'autres de se démarquer. Stanback a fait du bon boulot l'an dernier, comme Walter Fletcher quand il a joué. Nous avons connu du succès quand les deux porteurs ont joué. Mais un départ comme cela crée des opportunités pour tout le monde et notre système est basé sur la compétition. Tous les joueurs sous Jason Maas sont en compétition. Ceux qui croient avoir un poste veulent le garder et ceux qui n'en ont pas veulent se battre pour en obtenir un. »

Si Maciocia n'ajoute pas de demis à sa formation d'ici l'ouverture du camp d'entraînement à St-Jérôme, à la mi-mai, Jackson et Maas devront choisir parmi les sept qui sont présentement sous contrat, dont Fletcher, Jeshrun Antwi et Sean Thomas Erlington.