LCF
cflOpens in new window
Alouettes de MontrealOpens in new window
Tiger-Cats d’HamiltonOpens in new window

Un brin de folie et de prudence

Mis à jour le 

Publié le 

Davis Alexander

HAMILTON – « Quand je suis sur le terrain, je suis peut-être un peu plus fou ou différent qu’un quart-arrière traditionnel ou un vétéran », a ciblé Davis Alexander.

Cette réponse visait à expliquer l’avantage qu’il détient en étant plus jeune que Bo Levi Mitchell qui a brillé, cette saison, même à 35 ans.

La question était pertinente, car plus souvent qu’autrement, on parle de l’avantage que le vétéran possède. Alexander a ajouté un autre élément.

« Je dirais aussi mon approche puisque je ne crains rien et mon équipe me supporte dans mon style. En même temps, avec notre club, je n’ai pas besoin d’être le superhéros dans chaque match », a-t-il décrit.

Tout cela est bien beau et ce cran a permis à Alexander de se forger une fiche immaculée de 12-0 dans la LCF. Mais les Alouettes ont accédé à la finale de l’Est et ils ne veulent pas revivre le scénario cruel de 2024 de s’incliner juste avant le match ultime.

Voici donc un aperçu des éléments à surveiller :

Les revirements, les revirements et les revirements

Ces fameux revirements avaient coulé les Alouettes l’an passé en finale de l’Est. Il s’avère que Hamilton excelle à ce petit jeu, ils ont terminé au premier rang en créant 44 revirements desquels ils ont inscrit 134 points alors que Montréal a marqué 87 points à partir des revirements provoqués.

Ainsi, Alexander doit jauger le tout.

« On insiste sur la protection du ballon depuis mon arrivée. C’est mon travail, le ballon se retrouve entre mes mains lors de chaque jeu. Tout de même, on veut être les agresseurs et voir comment ils vont réagir, notre mentalité ne changera pas », a-t-il indiqué.

D’ailleurs, chaque semaine, Alexander visionne tous les revirements qui ont été commis à travers la LCF pour identifier les choses à ne pas reproduire.

L’entraîneur-chef Jason Maas veut également que son équipe s’accroche si des revirements se pointent de nouveau le bout du nez.

« La leçon a été apprise l’an passé, on n’a pas été assez bons. C’était une leçon difficile à assimiler. On s’est bien débrouillés cette saison, surtout dans nos victoires. Mais je sais une autre chose, on va continuer d’y croire peu importe ce qui arrivera dans le match. On a suffisamment appris pour obtenir la victoire », a statué Maas.

Freiner une attaque diversifiée

Les Tiger-Cats représenteront un défi nettement plus vaste pour la défense montréalaise. En plus de Bo Levi Mitchell, qui a bien vieilli comme un whisky de qualité de son Texas natal, ils possèdent trois receveurs qui ont amassé plus de 1000 verges et un porteur de ballon difficile à freiner.

« On est conscients de leurs forces, on se prépare en fonction de ça et ils protègent bien Bo. C’est un défi de taille, mais je crois que ce sera la même chose pour eux », a cerné Maas.

« On sait qu’ils forment une équipe expérimentée, mais on a la meilleure défense de la LCF », a réagi le secondeur Darnell Sankey qui semble avoir de la glace dans les veines même à la veille d’un tel match.

S’imposer sur les unités spéciales

Après une absence de quatre parties, James Letcher n’a pas affiché son aplomb habituel en demi-finale de l’Est. Si un regard extérieur pouvait le remarquer, imaginez au sein du nid des Alouettes.

« C’est sûr qu’on en a parlé, on n’est pas fous, ça ne s’est pas déroulé comme on le souhaitait. Mais avec un retourneur et ses bloqueurs, c’est un peu comme de la danse, tu dois ressentir ce que tes partenaires vont faire, où les blocs seront. On a eu d’autres retourneurs pendant son absence », a expliqué Alexandre Gagné qui excelle sur les unités spéciales.

« Il ne faut pas penser, il faut aller chercher le plus de verges que possible. C’est un match sans lendemain, on ne peut pas se dire qu’on va corriger des trucs la semaine prochaine, car peut-être que l’année sera finie », a-t-il poursuivi.

Le mandat sera également de contrer les unités spéciales de Hamilton qui sont « très dynamiques ».

Jamais ennuyant malgré le succès

Pour la deuxième fois en trois ans, les Alouettes pourraient accéder au match de la coupe Grey. Tout un changement après les années laborieuses à la suite du départ de l’entraîneur Marc Trestman et la retraite d’Anthony Calvillo.

Mais, dans le sport, aucune année n’est banale.

« C’est drôle car tu peux penser que le message devient redondant, mais on dirait qu’il y a toujours une nouvelle trame narrative qui s’écrit à travers la saison. On vit des choses différentes et il y a des joueurs différents. Il y en a des choses qui se passent en six mois », a précisé Gagné.

À ce propos, Davis Alexander a mentionné qu’il était extrêmement reconnaissant puisque 2025 représente l’une des plus belles années de sa vie. On aura le temps d’y revenir en détails si les Alouettes atteignent le match ultime qui sera disputé à Winnipeg.

Alors laissons plutôt le dernier mot à Darnell Sankey. En 2023, il avait osé prédire la séquence parfaite de huit parties menant au championnat. Il aurait pu contourner la question, mais il était prêt à foncer une autre fois.

« J’y vais de la même prédiction, je crois encore que nous allons remporter la coupe Grey. On est ici pour gagner ce match, je ne veux pas leur manquer de respect, mais j’ai confiance en notre équipe », a conclu Sankey.