HAMILTON — En novembre 2024, les Alouettes de Montréal sont passés à trois points seulement d’atteindre la finale de la Coupe Grey, malgré avoir subi cinq revirements face aux Argonauts de Toronto et avoir raté deux conversions de deux points.
Les leçons ont été apprises, a assuré vendredi l’entraîneur-chef Jason Maas.
« Il est clair que nous n’étions pas assez bons l’an dernier et ça a été très douloureux d’apprendre cette leçon », a déclaré Maas vendredi, au Hamilton Stadium.
« Les trois derniers champions dans l’Est étaient les meilleurs au chapitre des revirements. Mais les deux dernières équipes qui ont atteint la finale de la Coupe Grey sont celles qui ont le mieux pris soin du ballon en finale de l’Est. (...) Nous avons été bien meilleurs cette saison et nous en comprenons l’importance. Mais je sais aussi que nous croyons pouvoir gagner en toutes circonstances. »
La date du 8 novembre a d’ailleurs fait partie des discussions des Alouettes tout au long de la saison.
« Nous croyions tous que nous allions être de cette (finale de l’Est). Nous avons parlé du 8 novembre dès le premier jour du camp. Nous connaissions quelles étapes nous allions devoir franchir pour nous retrouver dans ce match. Et nous savions aussi qu’une fois rendus au 8 novembre, nous allions devoir jouer d’une certaine façon. »
« Nous savions que si on voulait aller à la Coupe Grey, nous devrions repasser par le match du 8 novembre, a ajouté Maas. Alors ça a été un effort concerté afin d’être au meilleur de nous-mêmes à cette date. Tous les aspects dont nous avons discutés, c’était dans le but de nous mener à ce match. Ça a commencé sur la façon de mieux protéger le ballon dans nos mains, abordée dès le jour 1 du camp. C’est mission accomplie sur ce point, c’est pourquoi nous sommes de retour ici. »
Se méfier du jeu aérien
Après le redoutable jeu au sol des Blue Bombers de Winnipeg, les Alouettes devront cette fois se méfier du jeu aérien des Tiger-Cats si la formation montréalaise souhaite participer pour la deuxième fois en trois ans à la grande finale du football canadien.
Pas seulement en raison des prouesses du quart Bo Levi Mitchell, meneur dans la LCF avec 5296 verges de gains aériens et 36 passes de touché. Les Alouettes devront avoir à l’oeil le «monstre à trois têtes» que constituent les trois receveurs Kenny Lawler (1443 verges), Kiondre Smith (1126) et Tim White (1016).
« Si je ne comptais que sur une seule cible, c’est certain que la couverture de nos adversaire serait différente, a noté Mitchell en point de presse du Hamilton Stadium, vendredi. Mais on a montré que l’on pouvait donner le ballon à n’importe qui dans cette équipe. »
Maas est conscient du défi, mais il estime que son équipe apporte également une arme non négligeable.
« Vous connaissez leurs forces et vous ajustez votre défense en ce sens, a-t-il expliqué. Mais nous avons une très bonne défense de notre côté et ils doivent s’en soucier. Ils ont une très bonne attaque, leur jeu au sol est aussi impressionnant et ils protègent très bien Bo. Pas de doute, c’est tout un défi pour nous. Mais je pense qu’on leur donnera un sacré défi avec notre défense. »
Nul doute que le jeu aérien des Ti-Cats y est pour beaucoup dans les succès de l’équipe cette saison, elle qui a terminé au premier rang dans l’Est en vertu de sa fiche de 11 victoires — dont deux aux dépens des Alouettes — et de sept revers. Mais elle peut compter aussi sur un excellent jeu au sol, mené par le demi Greg Bell.
Bell a amassé 1038 verges au sol, cinquième plus haut total du circuit Johnston en 2025. Mais surtout, sa moyenne de 5,6 verges par course lui a conféré le deuxième rang de la ligue à ce chapitre cette saison.
«Avoir une attaque équilibrée, surtout en éliminatoires, demeure très important, a souligné Mitchell. S’il pleut et qu’il y a du vent, ça pourrait payer.
« Il peut aussi attraper des passes, a ajouté le quart des Tiger-Cats au sujet de Bell. Nous sommes chanceux de pouvoir compter sur un demi qui peut faire les deux. Dans toutes les bonnes attaques aériennes, le porteur de ballon contribue. »
Johnson absent
L’ailier défensif Mustafa Johnson, blessé à l’épaule droite dans le dernier match de la saison à Winnipeg, ne sera pas de la formation des Alouettes pour la finale de l’Est à Hamilton, samedi.
Le no 94 des Alouettes n’a pas non plus disputé la demi-finale de l’Est, remportée 42-33 par les siens samedi dernier, aux dépens des Blue Bombers de Winnipeg.
De retour à l’entraînement cette semaine, Johnson n’a pas été en mesure de participer à une séance complète, passant beaucoup de temps le long des lignes de côté avec les thérapeutes du sport de l’équipe.
Au moment d’envoyer la formation, vendredi, le nom de Johnson avait été inséré dans la liste des blessés pour une rencontre.
Incertitude pour Mack
De l’autre côté du ballon, le receveur Austin Mack représente un cas incertain. Touché à une jambe, Mack n’a pris part que de façon limitée aux deux derniers entraînements des Oiseaux cette semaine.
Le nom de Mack apparaît bel et bien sur la formation des Alouettes en vue du match prévu à 15h, samedi, au Hamilton Stadium, mais il est affublé des lettres GTD, pour «game time decision», signifiant qu’une décision sera prise lors de la période d’échauffement.
Dans le champ-arrière des Alouettes, le demi Travis Theis remplacera Sean Thomas Erlington. En uniforme face aux Bombers la semaine dernière, Thomas Erlington n’a pas été utilisé, alors que Travis Scott III a effectué 18 courses pour 133 verges et deux touchés.
En défense, Don Callis remplacera Dionte Ruffin comme demi défensif et le secondeur Riley MacLeod prendra la place de Bubba Bolden (quadriceps).
Le demi défensif Ciante Evans (cou) sera aussi laissé de côté pour cette rencontre, comme le centre-arrière David Dallaire (genou), le joueur de ligne offensive Jesse Gibbon (genou) et le demi défensif Scott Hutter (pied).






