MONTRÉAL — DeVonte Dedmon n’a pas la prétention d’arriver en sauveur, mais il espère bien redonner vie à l’unité de retours de botté des Alouettes de Montréal.
Embauché en janvier dernier, le spécialiste des retours de botté s’est blessé à une jambe durant le camp. Il fera finalement ses débuts avec les Alouettes (5-1) dimanche, quand les Tiger-Cats de Hamilton (3-3) seront les visiteurs au stade Percival-Molson.
« Mes coéquipiers m’ont appuyé chaque semaine, a dit Dedmon après l’entraînement de l’équipe au stade Hébert, mercredi. Ils m’ont aidé à me dépasser, à retrouver ma vitesse, à retrouver la forme. Ils m’ont rappelé que la saison était longue et que j’allais avoir ma chance. Et voilà que je suis enfin prêt et j’ai hâte de jouer. »
Dedmon a disputé ses six premières saisons dans la LCF avec le Rouge et Noir d’Ottawa, parcourant 3347 verges pour trois touchés en retour de bottés d’envoi et 1985 verges pour trois majeurs lors des dégagements.
Il a remporté le titre de joueur par excellence au sein des unités spéciales de la LCF en 2021.
L’entrée en scène du joueur âgé de 30 ans ne pourrait arriver à un meilleur moment pour les Alouettes.
L’équipe traîne dans les bas-fonds du classement de la LCF pour les verges parcourues sur les retours de botté. L’unité de retours a possiblement atteint le fond du baril la semaine dernière, dans la victoire de 38-32 des Alouettes face aux Stampeders de Calgary, quand les deux joueurs installés pour effectuer le retour se sont regardé et ont laissé tomber le ballon entre eux.
« C’est une erreur et il faut vouloir le ballon. Quand vous êtes le retourneur, vous êtes payés pour attraper le ballon, a martelé l’adjoint à l’entraîneur-chef et coordonnateur des unités spéciales, Byron Archambault. Vous devez vous arranger pour aller chercher le ballon. Ça commence par évaluer le vent, ça commence par évaluer le type de botteur contre qui vous jouez, puis le type de botté qu’il devrait tenter. »
Afin de faire une place à Dedmon dans leur formation, les Alouettes ont libéré mardi le vétéran spécialiste des retours de botté Mario Alford. Ce dernier avait été embauché en juin, après que Dedmon soit tombé au combat.
L’entraîneur-chef Jason Maas a insisté pour dire que la bévue d’Alford face aux Stampeders n’avait rien à voir avec son licenciement.
« Je suis conscient de ce qui s’est passé lors du dernier match, a reconnu Maas. Est-ce que c’était le meilleur match de Mario? Non. Mais ce sont des choses qui se corrigent et s’il était resté avec l’équipe, il aurait appris de ce moment et aurait continué à s’améliorer.
« Comme équipe et comme unité, nous devons retenir beaucoup de choses de ce match et c’est ce qui nous rendra meilleurs », a ajouté Maas.
Archambault s’est dit conscient du travail à faire, mais a ajouté qu’il était globalement satisfait du boulot accompli par son groupe dans les autres phases du jeu.
« Nous avons fait du bon travail sur la couverture, mais il faut raffiner ce que nous faisons du côté des retours, a-t-il reconnu. Je pense que les gars ont très bien bloqué lors du dernier match, mais nous n’avons malheureusement pas attrapé le ballon. Ça commence en attrapant le ballon avec nos mains, puis vous pouvez ensuite profiter des éléments du retour que nous pouvons pratiquer sur le terrain. »
À ce niveau, Dedmon a assuré qu’il livrera la marchandise grâce aux conseils de son entraîneur à l’université William & Mary, Winston October, qui a disputé deux saisons avec les Alouettes au cours de sa carrière de joueur.
« Il m’a appris à me rendre rapidement à l’endroit où le ballon va arriver afin d’avoir le temps de bien le voir et de me préparer à le recevoir, a raconté Dedmon. D’autres gars préfèrent se rendre lentement au ballon, mais il va parfois rebondir dans leurs mains ou contre leur poitrine. Je préfère arriver plus vite au ballon afin de pouvoir partir en courant vers la zone des buts. »
Cette façon de faire devrait donc plaire à Archambault.




