Les camps d’entraînement de la NFL viennent tout juste de débuter et certains entraîneurs-chefs sont peut-être déjà assis sur des sièges éjectables.
Pour certains, comme Aaron Glenn chez les Jets de New York et Zac Taylor chez les Bengals de Cincinnati, un mauvais début de saison pourrait leur coûter leur poste.
Voici une courte liste des entraîneurs-chefs de la NFL qui pourraient sentir la soupe chaude cette saison.
Todd Bowles, Buccaneers de Tampa Bay
Au cours de ses quatre saisons à Tampa Bay, Bowles affiche un dossier de 35-33 en saison régulière et a remporté trois titres dans la NFC Sud.
Mais l’effondrement de la saison dernière, au cours duquel les Bucs ont présenté une fiche de 2-7 pour conclure la saison avec un dossier de 8-9 et rater les éliminatoires, a conduit certains à penser que les jours de Bowles au sein de l’organisation étaient comptés.
Les Bucs ont toutefois choisi de lui faire confiance. Un retour en force du quart-arrière Baker Mayfield, sous la direction du nouveau coordonnateur offensif Zac Robinson, pourrait grandement aider la cause de Bowles. Une dizaine de victoires et un peu de succès en éliminatoires pourraient aussi aider Bowles à conserver son poste.
La défense des Bucs – dont Bowles lui-même est le responsable – devra également être bien meilleure.
Dave Canales, Panthers de la Caroline
La Caroline s’est qualifiée pour les éliminatoires pour la première fois depuis la saison 2017, mais avec un dossier de 8 victoires et 9 défaites.
Les Panthers ont amorcé la saison avec une victoire et trois défaites, avant d’enchaîner avec trois victoires. Ils ont ensuite alterné entre défaites et victoires lors des huit matchs suivants, en plus de perdre leurs deux derniers matchs de la campagne. Malgré tout, ils se sont qualifiés pour les éliminatoires. L’effondrement des Bucs mentionné un peu plus haut a eu un grand rôle à jouer dans cette qualification in extremis.
Les Panthers se sont inclinés dès le premier tour éliminatoire, mais ont chèrement vendu leur peau contre les Rams de Los Angeles, l’une des meilleures équipes de la NFL l’an dernier.
Canales a présenté un dossier de 13-21 lors de ses deux premières saisons en Caroline. Les Panthers l’avaient engagé en grande partie pour faire de Bryce Young un quart-arrière à la hauteur de son statut de premier choix au total.
Young a toutefois connu des hauts et des bas lors des deux dernières saisons et a même été remplacé à quelques reprises. Canales a confié la responsabilité des décisions offensives au coordonnateur Brad Idzik et le poste de Canales pourrait dépendre de la capacité de Young à enfin montrer des progrès constants cette saison.
Aaron Glenn, Jets de New York
L’ancien demi de coin étoile des Jets est revenu à New York en tant qu’entraîneur-chef pour redorer le blason de l’organisation. Au lieu de ça, Glenn est devenu le premier entraîneur de l’histoire des Jets à perdre ses sept premiers matchs lors de sa première saison à la tête de l’équipe. Il a finalement terminé la campagne avec une fiche de 3-14 et les Jets ont raté les éliminatoires pour une 15e année consécutive.
Glenn a remanié son équipe d’entraîneurs et a engagé Frank Reich pour diriger l’attaque, tandis que Brian Duker a été recruté comme coordonnateur défensif. C’est toutefois Glenn qui sera chargé de la sélection des jeux en défense. En 2025, l’unité défensive des Jets est devenue la première de l’histoire à ne pas réussir une seule interception lors d’une saison complète.
Pendant la saison morte, New York a acquis Geno Smith afin de faire la transition vers le futur quart-arrière de l’équipe. Une nouvelle saison perdante mettrait les Jets en position de sélectionner un quart assez tôt lors du prochain repêchage de la NFL, mais Glenn pourrait ne plus être en poste si ce scénario se concrétise.
Matt LaFleur, Packers de Green Bay
Pourquoi se trouve-t-il sur cette liste? Après tout, LaFleur s’est qualifié pour les éliminatoires à six reprises en sept saisons, il affiche un bilan de 76 victoires, 40 défaites et 1 match nul en saison régulière et a obtenu en janvier une prolongation de contrat de plusieurs saisons.
LaFleur n’a toutefois remporté qu’une seule rencontre en éliminatoires depuis 2021 et son dossier de 3-6 en éliminatoires commence à inquiéter certains partisans des Packers. Une série de quatre défaites en fin de saison régulière et une élimination dès le premier tour à Chicago – un match au cours duquel Green Bay a laissé filer une avance de 15 points au quatrième quart – n’ont pas aidé les choses.
Menés par Jordan Love, les Packers devraient à nouveau figurer parmi les prétendants aux éliminatoires et la sécurité d’emploi de LaFleur ne devrait donc pas poser de problème avant le mois de janvier. La marmite pourrait toutefois se mettre à chauffer si Green Bay ne remporte pas au moins un match en éliminatoires.
Nick Sirianni, Eagles de Philadelphie
Tout comme LaFleur, le poste de Sirianni ne semble pas menacé dans l’immédiat. Il compte à son actif une victoire au Super Bowl, deux titres de champion de la NFC, trois titres de champion dans l’Est de la NFC et une fiche de 59-26 en saison régulière au cours de ses cinq campagnes à la tête de l’équipe.
La saison dernière a toutefois été marquée par une grande déception. Les Eagles se sont inclinés à domicile face aux 49ers de San Francisco lors du premier tour éliminatoire. Un retour en force est toutefois à prévoir à Philly, même sans A.J. Brown comme receveur de premier plan pour Jalen Hurts dans l’attaque mise en place par le nouveau coordonnateur offensif Sean Mannion. En l’absence de Brown, DeVonta Smith devrait voir un volume de ballons beaucoup plus élevé en 2026.
Sirianni était sur la sellette à l’aube de la saison 2024 après une saison 2023 décevante. Les Eagles avaient amorcé la campagne 2023 avec un dossier de 10-2 avant de s’essouffler en fin de calendrier et de se faire écraser par Tampa Bay lors du premier tour éliminatoire.
En 2024, Sirianni a mené ses troupes au Super Bowl, où les Eagles ont écrasé les Chiefs de Kansas City pour mettre la main sur le trophée Vince-Lombardi. Sirianni, les Eagles et leurs partisans ne demanderaient pas mieux que de revivre un tel retour en force.
Shane Steichen, Colts d’Indianapolis
Steichen figurait parmi les favoris au titre d’entraîneur de l’année en 2025 après 10 matchs. Les Colts avaient le vent dans les voiles avec une fiche de 8-2 et pouvaient compter sur l’une des meilleures attaques de la NFL.
Daniel Jones a toutefois subi une déchirure à un tendon d’Achille et les Colts ont perdu leurs sept derniers matchs. Désespéré, Steichen a même fait appel à Philip Rivers, qui n’avait pas joué depuis 2020, pour redresser le navire... mais en vain.
La propriétaire Carlie Irsay-Gordon a toutefois été encouragée par la solide première moitié de saison de l’équipe et a décidé de garder l’entraîneur en poste.
Steichen a un dossier de 25-26 au cours de ses trois saisons avec les Colts, qui ont raté les éliminatoires lors des cinq dernières années. Avec un Jones en santé et ayant signé un nouveau contrat de deux ans, Steichen se sentirait beaucoup plus en confiance si les Colts retrouvaient le niveau prometteur affiché lors des 10 premiers matchs de la saison dernière.
Zac Taylor, Bengals de Cincinnati
Sous la gouverne de Taylor, les Bengals ont toujours eu la réputation de démarrer lentement en septembre. Ils ont toutefois changé la donne la saison dernière en signant deux victoires en lever de rideau et ils semblaient en voie de mettre fin à ce cliché.
Une blessure au gros orteil subie par le quart étoile Joe Burrow l’a forcé à rater neuf rencontres et Cincinnati a terminé la saison avec une fiche de 6-11, ratant ainsi les éliminatoires pour une troisième campagne de suite.
La bonne santé de Burrow est primordiale pour les succès des Bengals, dont la participation au Super Bowl lors de la saison 2021 semble être un lointain souvenir.
Une défense remaniée, notamment grâce à l’arrivée du plaqueur défensif Dexter Lawrence, devrait les aider. Taylor, qui entame sa huitième saison à Cincinnati devra mettre fin à la disette des Bengals, sous peine de voir cette mission revenir à quelqu’un d’autre l’an prochain.
Mike McCarthy, Steelers de Pittsburgh
McCarthy est le seul entraîneur sur cette liste qui en sera à sa première saison avec son organisation.
À Pittsburgh, McCarthy prend le relais de Mike Tomlin, qui a dirigé les Steelers pendant 19 ans. Lors de ses 19 saisons comme entraîneur-chef des Steelers, Tomlin n’a jamais connu une saison perdante. La barre est donc assez haute pour McCarthy en 2026; les partisans des Steelers ne sont pas habitués de perdre.
Ce qui pourrait aider McCarthy, c’est que les Steelers ne sont pas reconnus pour changer d’entraîneur bien souvent. Avant Tomlin, Bill Cowher a été en poste pendant 15 saisons et avant Cowher, Chuck Noll a dirigé les Steelers pendant 23 campagnes.
McCarthy est donc le quatrième homme à diriger les Steelers depuis 1969. À ses côtés, il retrouvera le quart-arrière Aaron Rodgers, qu’il a dirigé pendant 13 ans à Green Bay.
Rodgers, qui en sera à sa dernière saison dans la NFL, sera bien évidemment au coeur des succès (ou insuccès) de l’équipe cette saison. Ses performances pourraient donc avoir un lien direct avec la patience des dirigeants des Steelers envers McCarthy.






