NFL
Bo NixOpens in new window
Drake MayeOpens in new window
Caleb WilliamsOpens in new window
Jayden DanielsOpens in new window
C.J. StroudOpens in new window

Une fenêtre à maximiser avant d’être frappées par la réalité

Publié le 

Dans la NFL, il existe cette courte fenêtre d’opportunité quand de bons jeunes quarts-arrière arrivent à la fin de leur entente de recrue. Ils commencent à avoir de l’expérience, mais surtout, ils ne coûtent pas encore deux bras et un rein sur la masse salariale.

On l’a vu dans les dernières années avec les Patrick Mahomes, Joe Burrow, Jalen Hurts ou Brock Purdy. Parfois sans être le joueur clé, le quart parvient à mener son équipe vers le match ultime et dans certains cas, vers le titre du Super Bowl.

Plus récemment, c’est Drake Maye qui a participé à l’ultime rendez-vous du dimanche la saison dernière, à sa deuxième campagne dans la NFL. Avec l’explosion des salaires des quarts-arrière, c’est une recette sur laquelle plusieurs équipes tentent de miser.

La fenêtre de Maye n’est pas encore fermée, lui qui compte encore deux ans à sa première entente dans la NFL, mais il n’est pas le seul dans sa situation. Le RDS.ca vous dresse un portrait de cinq quarts dont les contrats sont encore très favorables pour leurs équipes et celles-ci doivent en profiter avant le dur retour à la réalité.

Car une fois à la table des négociations, les quarts peuvent profiter du marché pour des contrats faramineux. Sans tomber dans la catégorie de Mahomes (63 M$/année), Josh Allen (55 M$/année) et Joe Burrow (55 M$/année), ces jeunes quarts savent qu’ils vont soutirer d’importantes sommes comme ont su le faire Dak Prescott (60 M$/année), Trevor Lawrence (55 M$/année), Purdy (53 M$/année) et Justin Herbert (52,5 M$/année).

1. Bo Nix, Broncos de Denver

Nombreux sont ceux qui doutaient de la sélection de Bo Nix au 12e rang en 2024 par les Broncos. Le quart avait déjà 24 ans et son plafond ne semblait pas très élevé. Il a fait mentir ses détracteurs dès ses débuts. L’association entre l’entraîneur-chef d’expérience Sean Payton et lui a été un succès dès les premiers matchs.

À sa saison recrue, Nix a mené les Broncos en éliminatoires pour la première fois depuis leur conquête du Super Bowl en février 2016. Il a terminé 3e au scrutin de la recrue offensive de l’année.

Nix a poursuivi dans la même veine en 2025, aidé par l’une des meilleures défenses du circuit. Les Broncos ont terminé avec une fiche de 14-3 avant de s’incliner contre les Patriots en finale de l’Américaine, 10 à 7. Il y a cependant un « mais », Bo Nix ne jouait pas ce match et c’est Jarret Stidham qui prenait sa place, lui qui n’avait pas lancé de ballon dans un match en plus de deux ans.

Le scénario aurait pu être bien différent et c’est Nix qui aurait peut-être dû être du match du Super Bowl à la place de Maye. Avec des si, on va à Paris, mais reste que les Broncos seront encore une puissance cette saison et que Nix ne commandera qu’un salaire de 5,1 M$, le 34e quart le mieux payé. Pas mal considérant qu’il y a 32 équipes.

2. Drake Maye, Patriots de la Nouvelle-Angleterre

À tout seigneur tout honneur, Maye l’a fait la saison dernière en disputant le match du Super Bowl contre les Seahawks de Seattle. Avec encore deux années à son contrat de recrue et une jeune équipe en pleine ascension, le 3e choix au 2024 pourrait revoir le dernier match de l’année.

Il est passé à quelques votes de remporter le titre de joueur par excellence la saison dernière, alors que personne ne voyait les Pats de rendre bien loin, même que leur place en éliminatoires était loin d’être acquise au camp d’entraînement.

Les mauvaises langues diront cependant que les Pats ont profité du calendrier le plus facile en saison régulière, de la déconfiture des Texans en éliminatoires et de l’absence de Nix en finale d’association. Reste que Maye et les Pats ont fait leur travail.

Maye, qui aura 24 ans le 30 août, est très talentueux et possède tous les atouts d’un quart élite, en plus d’avoir encore beaucoup de place à l’amélioration. Il touchera tout juste sous les 10 millions $ en 2026, le 26e quart le mieux rémunéré.

3. Caleb Williams, Bears de Chicago

Il y a longtemps que les partisans des Bears attendaient un quart élite. Jamais un quart-arrière de Chicago n’a franchi le cap des 4000 verges en une saison. Le plus près? Caleb Williams en 2025 avec ses 3942 verges. Après deux saisons, Williams a déjà deux des six meilleures récoltes par un quart des Bears. Le tout premier choix en 2024 a ce qu’il faut pour être un des cinq meilleurs à sa position dans la NFL. De plus, les Bears sont en pleine croissance et l’équipe semble décidée à entourer Williams.

Le tout s’est amorcé la saison dernière avec l’arrivée de Ben Johnson comme entraîneur-chef, un pilote axé sur l’attaque. Et son impact a été immédiat alors que Chicago a connu une première saison gagnante depuis 2018 et remporté un match éliminatoire pour la première fois depuis 2010.

Williams a eu l’air d’un quart étoile à sa deuxième saison, avec une meilleure prise de décision et moins d’hésitations. Ses 10,8 M$ le placent 22e dans la hiérarchie salariale des quarts.

4. C.J. Stroud, Texans de Houston

Après une saison recrue étincelante en 2023 avec en poche un titre de recrue de l’année et une 8e place au joueur par excellence, la réputation de C.J. Stroud a pris une claque au visage, surtout après son horrible performance contre les Patriots en éliminatoires la saison dernière.

Mais Stroud a le bonheur de jouer pour les Texans du Houston et leur défense dominante depuis plusieurs saisons. Houston a fait les éliminatoires chaque saison avec Stroud, mais n’a jamais atteint la finale d’association. Stroud n’est peut-être pas le meilleur quart, mais il a l’équipe pour faire un bout de chemin, surtout s’il retrouve son niveau de 2023.

Alors que le 2e choix au total en 2023 semblait promis à une brillante carrière, la question se pose maintenant à savoir s’il est vraiment la solution de l’avenir à Houston pour amener cette équipe au prochain niveau. Il aura une dernière occasion de le prouver sur son contrat de recrue cette saison, avec un impact salarial de 11,5 M$, le 19e salaire en importance chez les quarts.

5. Jayden Daniels, Commanders de Washington

Un autre qui a connu une saison recrue formidable, c’est Jayden Daniels, peut-être même la meilleure de l’histoire pour un quart. La 2e sélection de 2024 a remporté le titre de recrue de l’année et a terminé 7e pour le MVP. Le quart à double menace, par la passe comme au sol, a même mené une surprenante équipe des Commanders en finale d’association.

Washington avait donc bon espoir en 2025 pour la deuxième saison de Daniels, mais les blessures, dont au quart partant, ont vite freiné l’élan de l’équipe. Daniels a été limité à sept rencontres et le début de saison de 3-2 a vite tourné au vinaigre avec une série de huit défaites.

Une équipe plus équilibrée et surtout en santé pourrait donner à Daniels une chance de rebondir, mais elle n’a pas encore l’étoffe d’une équipe championne. Les Commanders souhaitent néanmoins retrouver le chemin de la victoire et profiter des deux années restantes à son entente de recrue qui lui rapportera 10,3 M$ (25e) cette saison.

Mentions honorables

D’autres quarts auraient mérité une place dans ce classement, mais ils n’ont tout simplement pas l’équipe pour arriver à leurs fins à court terme.

Le premier choix en 2023, Bryce Young, amorce la dernière année de son contrat. Après des débuts difficiles, Young a été vraiment meilleur lors de sa troisième saison avec les Panthers de la Caroline, mais son manque de constance est inquiétant. Si on ajoute l’effectif peu convaincant des Panthers, les chances de Young sont négligeables.

Jaxson Dart a impressionné tout le monde à ses débuts l’an dernier avec les Giants de New York malgré les nombreux blessés autour de lui. Le 25e choix en 2025 est spectaculaire et les Giants ont un jeune noyau en développement. Ils seront à surveiller dans les prochaines années et Dart pourrait rapidement se retrouver dans ce top-5.

Cam Ward a aussi eu le bonheur d’entendre son nom au tout premier rang, lui en 2025. Le problème de Ward est que son nom était jumelé au logo des Titans du Tennessee. L’équipe qui évolue à Nashville est loin d’être une puissance et Ward n’a pas été en mesure de faire justice à sa saison recrue. Les Titans et Ward auront besoin d’encore quelques saisons mortes pour améliorer l’effectif et donner une chance réelle à son quart de prouver sa valeur.

Le tout premier choix au dernier repêchage, Fernando Mendoza, ferme la marche. Le joyau des Raiders de Las Vegas n’a pas encore disputé de match dans la NFL, mais les attentes sont élevées envers celui qui a mené Indiana à son premier championnat national en janvier dernier. Il est cependant encore trop tôt pour l’évaluer et les Raiders auront besoin d’améliorer leur effectif pour donner une chance à Mendoza de produire dès ses premières années. Il verra de l’action pour une première fois lors du match préparatoire de son équipe ce jeudi.