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RÉSULTATS

Mr. Irrelevant de 2017, Chad Kelly comprend et admire Brock Purdy

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Vous pourrez vois le Super Bowl ce dimanche à 18 h 30 sur RDS et RDS.ca.
Avant-match Chiefs c. 49ers

LAS VEGAS – S'il y a une personne qui peut comprendre Brock Purdy, c'est Chad Kelly. Ayant été lui aussi Mr. Irrelevant, en 2017, il admire le quart-arrière des 49ers de San Francisco qui ne cesse d'étonner. 

Sans hésiter, Kelly acquiesce qu'il est bien placé pour saisir l'ampleur du défi que Purdy devait relever en tant que tout dernier choix au repêchage de la NFL. 

On sent aussi dans sa voix l'ampleur que cette tâche peut représenter. Une tâche qui est accompagnée d'un sentiment semblable à celui d'avoir été le tout dernier joueur de ballon-chasseur choisi dans la cour d'école. 

« C'est fantastique! Si peu de gens croyaient qu'il deviendrait un partant dans la NFL. Quand tu es Mr. Irrelevant, ça revient à toi de prouver ta valeur. Aucun doute, il a présenté tout un exposé pour y arriver. Il est parvenu à atteindre ses propres attentes et non celles des autres », a lancé Kelly en entrevue avec le RDS.ca. 

« De plus, il a prouvé qu'il est un excellent coéquipier. Son équipe s'est ralliée autour de lui et il a contribué à la lancée de son club », a ajouté Kelly qui s'est rabattu vers la LCF pour trouver sa niche aux commandes de l'unité offensive des Argonauts de Toronto. 

Car oui, Purdy a dû s'habituer à être regardé de haut par ses adversaires, les partisans et même ses propres coéquipiers et entraîneurs. 

Maintenant qu'il a démontré à son organisation qu'il peut diriger cette attaque, il doit encore prouver aux irréductibles des 49ers qu'il est assez solide pour mener sa troupe au championnat. 

On ne parle pas uniquement de détracteurs. Purdy est plutôt visé par des détracteurs qui n'hésitent pas à déverser leur fiel sur les réseaux sociaux. 

« Ça vient un peu avec cette réalité, ces gens disent qu'il réussit seulement parce qu'il fait partie d'un système efficace avec de bons joueurs et entraîneurs. Mais comme quart-arrière, tu veux être bien entouré et, bien sûr, que ça facilite notre travail, mais je trouve qu'il est capable d'élever le jeu de ses partenaires tout en demeurant humble. Les gens peuvent continuer de dire ce qu'ils veulent, je crois vraiment qu'il veut travailler plus fort que les autres et leur faire ravaler leurs paroles », a réagi Kelly. 

Le quart-arrière des Argos utilise la victoire acquise en finale d'Association nationale contre les Lions de Detroit pour appuyer ses dires. 

« Ce match a démontré sa grande résilience, son équipe a conservé la confiance de l'emporter peu importe le pointage », a noté Kelly alors que Purdy a orchestré une remontée ponctuée de passes importantes, mais aussi de courses cruciales de sa part. 

Et quant à ceux qui tiennent des propos comme Cam Newton, cet ancien quart-arrière de la NFL, qui prétend que Purdy n'est que le 10e meilleur joueur de son équipe, Kelly répond ainsi.  

« Dans cet univers, on doit juger les quarts par leurs victoires et leurs défaites. Alors, je me dis que s'il parvient à gagner ce Super Bowl, peu de personnes pourront encore se permettre de douter de lui ou le critiquer. » 

Au niveau de ses qualités sportives, Kelly demeure réaliste. Sans être un athlète de la trempe de C.J. Stroud, il lui reconnaît ses forces. 

« Je trouve qu'il a surtout excellé à gérer les matchs et à bien comprendre le contexte. Il a réussi des remontées, il a dominé des équipes... Sans être le gars qui décoche des bombes de 55 verges, il n'est pas du style à faire perdre son équipe avec des erreurs », a évoqué l'Américain de 29 ans. 

« Évidemment, ça l'aide de miser sur Christian McCaffrey, sa présence force les défenses à déléguer plus de ressources dans le front défensif. La structure défensive devient donc un peu plus facile à lire pour les passes », a enchaîné Kelly. 

Cela dit, il rappelle qu'il ne faut pas minimiser le talent de Purdy pour décocher ses passes de manière judicieuse.  

« Il a une bonne compréhension et une bonne anticipation. Grâce à cela, ses coéquipiers peuvent obtenir le ballon à de bons moments et avec un espace intéressant autour d'eux pour réussir des jeux », a-t-il souligné.

De son côté, Kelly a eu à composer avec une pression supplémentaire, celle d'être le neveu de Jim Kelly qui a connu une fructueuse carrière dans la NFL. 

Avec les regards dirigés vers lui, Kelly a été rattrapé par cette pression alors qu'il n'avait pas encore développé toute la maturité nécessaire pour éviter les pièges. 

Après des bêtises au niveau universitaire, celle avec les Broncos de Denver aura été la plus douloureuse. Son écart de conduite à l'extérieur du terrain a poussé les Broncos à le libérer si bien qu'il a eu à se contenter d'un seul petit jeu dans un match régulier de la NFL. 

« J'aurais évidemment souhaité demeurer plus longtemps dans la NFL. Déjà d'être repêché, c'était l'accomplissement d'un rêve », a mentionné celui qui serait mieux outillé, aujourd'hui, pour les rigueurs de la NFL. 

En repensant à ses propres péripéties, Kelly arrive à cette conclusion. 

« Je suis un grand fan de Purdy, j'adore le regarder jouer. L'ayant vécu, je souhaite vraiment qu'il mène son équipe au championnat. Oui, ce serait une très belle histoire », a lancé Kelly qui comprend la réticence de plusieurs à miser contre Patrick Mahomes