Golf
PGAOpens in new window

Étienne Papineau a manifesté sa « deuxième chance »

Publié le 

MONTRÉAL – « Tu seras de retour sur le Korn Ferry Tour! »

Cette phrase, Étienne Papineau l’a écrite exactement 46 fois dans son journal personnel pendant la saison du PGA Americas.

Il l’a écrite avant chaque ronde, sans exception. S’il a longtemps manifesté cette conclusion à sa saison, il a aussi eu la chance de savourer ladite conclusion.

En 2027, Papineau sera bel et bien de retour sur le Korn Ferry Tour.

« C’est une routine que j’ai développée depuis des années. Avant chaque ronde de tournoi, j’ai mon journal dans lequel j’écris des objectifs pour la ronde du lendemain. J’essaie toujours de me donner une phrase à la fin qui va me motiver », a raconté Papineau au RDS.ca au terme du tournoi final.

« C’était plus pour me rappeler que j’étais capable de retourner à ce niveau. Chaque ronde, sans faute, j’écrivais dans mon journal que je retournais sur le Korn Ferry. »

Disons que les manifestations de Papineau n’ont pas porté fruit au début de la saison.

Le natif de Saint-Jean-sur-Richelieu a été victime de cinq couperets de suite et sa saison ne tenait qu’à un fil au milieu du mois de juin.

« Les cinq premiers tournois, j’étais peut-être un peu perdu. Je ne me sentais pas bien sur la balle et quand j’essayais quelque chose de nouveau, ça ne fonctionnait pas. Quand tu es constamment en tournoi, mais que tu n’as aucune routine et que tu ne fais confiance à rien, c’est difficile d’avoir des résultats », s’est désolé Papineau.

Puis sa saison a pris un tout autre virage en Colombie, quand une autre coupure lui aurait fait perdre sa carte de membre du PGA Americas.

Papineau a retrouvé le niveau de jeu qui lui avait permis d’atteindre les plus hauts niveaux et il a inscrit une deuxième position qui a donné un second souffle à saison.

S’en sont ensuite suivies deux victoires, et ultimement une troisième position au classement du circuit.

« Je me suis dit que j’allais simplement jouer au golf et que je n’allais pas me soucier de mon élan. J’ai réussi à monter à un certain niveau avec mon jeu, pourquoi essayer de tout changer chaque tournoi? Je suis retourné à l’ancien Étienne, qui est plus un joueur de feeling au lieu de jouer technique pour avoir le jeu parfait. J’ai joué au golf et ça a fonctionné. »

« J’étais très heureux de remonter sur le Korn Ferry Tour, j’étais très fier après la dernière année de golf avant cette année. Je m’étais remis en question pas mal, je me demandais si j’étais à ma place encore. Ça a répondu à beaucoup de questions et j’appréhende beaucoup la prochaine année. Je vois ça comme une deuxième chance, je veux arriver prêt pour l’année 2027. »

Après les doutes, Papineau doit maintenant se laisser porter par la confiance s’il souhaite atteindre l’objectif ultime.

Les derniers mois ont éclairé la vision du Québécois sur l’importance d’avoir une bonne force mentale, même face aux obstacles de la vie – ou d’un terrain de golf.

Si le mental est bon, pourquoi ne pourrait-il pas atteindre le circuit de la PGA?

« Je vois les meilleurs au monde et les gars sont sur la coche mentalement. Ils sont positifs sur le terrain alors que moi, j’ai tendance à me rabaisser un peu quand ça va mal. Je veux améliorer ce côté-là, je pense que ça va m’aider. »

« Mes entraîneurs de l’équipe canadienne me l’ont répété souvent, et au Québec aussi : ils me voient sur le PGA Tour. Maintenant, c’est à moi d’y croire puisque j’ai de la misère avec la confiance. Je pense que j’ai tous les atouts pour aller sur le PGA Tour. »

« J’ai 30 ans, j’espère que je ne suis pas à l’apogée de ma carrière et que je vais continuer de m’améliorer. Au golf, c’est un sport où on peut jouer à un haut niveau pendant plusieurs années. »

Et soyez rassuré. Papineau sait déjà quelle phrase il écrira dans son journal en 2027.

« C’est sûr que le but ultime, c’est d’accéder au PGA Tour. Je pense que je vais y aller avec celle-là l’an prochain aussi. »