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Difficile de prévoir ce que nous réservera la 126e édition de l’Omnium des États-Unis disputée cette semaine sur le parcours de Shinnecock Hills.
C’est la sixième fois qu’on y dispute le championnat et les souvenirs des précédents tournois ne sont pas nécessairement parmi les plus mémorables de cette compétition.
À vouloir présenter le meilleur tests de golf de la saison, les dirigeants de la United States Golf Association ont commis des fautes majeures et grandement mis à risque sa crédibilité. Les excuses n’ont pas vraiment effacé les douloureuses éditions de 2004 et de 2018.
On sait que les allées offriront cette fois des cibles nettement plus grandes. On parle de 45 verges de largeur en moyenne, ce qui est, pour ces joueurs, considérable. L’herbe longue et punitive pourra donc être évitée plus facilement, à moins que le vent ne s’improvise encore une fois comme un élément clé du spectacle.
Les verts devraient être plus réceptifs et moins rapides. On est toutefois convaincu que le degré de difficulté ira croissant au fur et à mesure où les jours passeront.
La recette de choix sera sensiblement la même pour l’ensemble des participants : précision des coups de départ, atteindre les portions de verts où seront positionnés les drapeaux et avoir en main un fer droit magique. Sans oublier la patience qui est toujours, à ce rendez-vous, un élément clé. Pas question sur un tel tracé de vouloir vaincre le terrain, Mieux vaut s’y acclimater.
Une chose est certaine, les responsables de la USGA devront être aussi alertes que les joueurs. La moindre défaillance quant à la préparation du parcours deviendra très rapidement une source de distraction.
Le tournoi, par ailleurs, se déroule dans des conditions particulières. Les organismes de régie, la USGA et le R&A, de concert avec PGA Tour et DP Tour, ont convenu de reporter à 2030 les changements concernant les test sur les balles. On veut ainsi prendre le temps de bien entendre toutes les parties impliquées dans ce très délicat dossier. Reste à savoir si ce report pourra véritablement au bout du compte satisfaire tout le monde. On en doute énormément.
D’autre part, plusieurs voix s’élèvent concernant l’annonce prochaine des éléments de base du prochain calendrier du circuit PGA Tour. Comme l’a si bien indiqué Rory McIlroy plus tôt cette semaine, la formule utilisée pendant des années avant l’entrée en scène du circuit LIV n’était pas parfaite mais pas vraiment vilaine. Maintenant que l’aventure du LIV tire à sa fin est-il vraiment nécessaire de complètement chambouler les structures de PGA Tour ?
De plus en plus de partenaires, commanditaires et joueurs estiment que les changements prévus institueraient deux classes de citoyens au golf professionnel, exactement ce que l’on voulait éviter avant qu’on achète littéralement les joueurs comme de la simple marchandise.




