Coupe des Présidents

Coupe des Présidents : Nick Taylor pourrait faire la différence

Mis à jour le 

Publié le 

Nick Taylor ajoutera un nouvel exploit à son impressionnant palmarès lorsque le coup d’envoi de la Coupe des Présidents sera donné, jeudi (12 h 30 à RDS2).

Originaire d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, Taylor a déjà remporté le Championnat amateur du Canada, cinq tournois du circuit de la PGA, dont l’Omnium canadien RBC en 2023, et a participé aux Jeux olympiques de Paris en 2024.

Âgé de 38 ans, il a été sélectionné par l’équipe internationale pour le tournoi de golf masculin qui oppose les meilleurs joueurs américains à l’élite mondiale, à l’exception de l’Europe.

« Je pense bien sûr que je vais avoir le trac, a déclaré Taylor mardi lors d’une conférence de presse au Medinah Country Club, près de Chicago. C’est le genre de situation où je sais que mon jeu peut faire la différence.

« L’essentiel ici, c’est de jouer au golf, et accepter ce trac, cette nervosité, c’est une bonne chose. Ça va être amusant », a-t-il ajouté.

Avec cinq victoires à son actif, Taylor se place tout juste derrière Mike Weir et George Knudson (tous deux détenteurs de huit titres), qui sont membres du Panthéon du golf canadien, au classement des golfeurs canadiens ayant remporté le plus de titres en carrière sur le circuit de la PGA. Il a terminé la saison dernière à la 65e place du classement de la Coupe FedEx.

Taylor ne sera pas le seul golfeur du pays à arborer cette semaine l’écusson noir et or de l’équipe internationale. Corey Conners, de Listowel, en Ontario, participera à l’événement pour la troisième fois, tandis que Taylor Pendrith, de Richmond Hill, en Ontario, qui a pris part aux deux dernières éditions de la Coupe des Présidents, sera de retour en tant qu’adjoint au capitaine australien Geoff Ogilvy.

Tous trois sont de bons amis, et Taylor et Conners ont participé ensemble aux Jeux olympiques de Paris.

« Ça compte énormément pour moi. Nous avons représenté le Canada aux Jeux olympiques de Paris. Nous voyageons beaucoup ensemble et nos familles sont très proches, a mentionné Taylor à propos de sa sélection aux côtés de Conners le 1er septembre. C’est quelqu’un sur qui je pourrai compter. »

Conners — qui a quatre ans de moins que Taylor — a indiqué qu’il conseillait Taylor sur les subtilités des différents formats de la compétition.

Il a été sélectionné par son capitaine pour prendre part au format « meilleure balle » afin de lancer la compétition. Il évoluera en compagnie de Nico Echavarria. Ils seront opposés à Justin Thomas et Jackson Koivun. Taylor patientera avant de faire son entrée dans le tournoi.

Jeudi, cinq matchs seront disputés, selon les formules « meilleure balle ». Vendredi, cinq matchs seront également au programme et se dérouleront selon un format inverse à celui de jeudi.

Samedi, huit matchs auront lieu au total, selon les formules « meilleure balle » et « coups alternés ».

Dimanche, 12 matchs en simple seront présentés, réunissant les 24 joueurs.

« Ce ne sont pas des formats qui nous sont familiers, a admis Conners, en expliquant les subtilités de la compétition à Taylor. Il avait quelques questions sur les coups alternés et sur la formule meilleure balle, ainsi que sur le fait de frapper le premier coup.

« Nous avons un peu discuté de la stratégie à adopter sur ce parcours (Medinah), de ce qui nous semble être la meilleure approche, ainsi que de quelques conseils concernant le premier départ, l’ambiance qui y règne, juste pour essayer de se préparer de notre mieux », a-t-il poursuivi.

Comme il y a, au maximum, 12 duos sur le parcours à tout moment, les gradins sont toujours bien plus remplis lors d’une Coupe des Présidents. Les deux premiers jours, les dizaines de milliers de spectateurs présents se presseront autour de seulement quatre ou cinq trous à la fois, suivant les matchs tout au long du parcours. Ajoutez à cela les allégeances nationales des spectateurs, et l’ambiance peut très vite devenir bruyante.

« La pression monte d’un cran. C’est une grande scène, a noté Conners. Jouer avec des coéquipiers, c’est vraiment différent, mais j’ai essayé de donner des conseils (à Taylor) chaque fois que je le pouvais, sans pour autant m’immiscer.

« Il a su se montrer à la hauteur dans de nombreux moments décisifs, et c’est un professionnel aguerri de la PGA, et c’est amusant d’avoir des compatriotes canadiens à mes côtés », a résumé Conners.

Texte de John Chidley-Hill, La Presse Canadienne