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Deux ans après leur passage à Montréal, l’heure est aux retrouvailles entre l’équipe américaine et l’équipe internationale cette semaine, à Medinah.
D’un côté, on retrouve une équipe qui a gagné chacune des dix dernières éditions de la Coupe des Présidents. Une équipe qui compte sur l’élite mondiale avec la crème des États-Unis.
De l’autre, une équipe internationale qui peut se laisser décourager par sa fiche de 1-13-1, ou qui peut plutôt se motiver à l’idée de créer une surprise. Une équipe qui compte sur une variété de nations pour composer sa formation internationale.
À Montréal en 2024, une multitude de rebondissements avaient gâté la foule montréalaise.
Les Américains avaient remporté chacun des cinq matchs de la première journée, avant de voir les Internationaux remporter les cinq duels suivants pour recoller l’égalité.
On avait aussi assisté à des scènes empreintes d’émotions, notamment grâce à Tom Kim et Si Woo Kim, qui seront des joueurs importants pour le capitaine Geoff Ogilvy.
Logiquement, 2026 ne devrait pas faire exception. Au milieu d’une foule américaine hostile, les émotions devraient être fortes.
À l’aube du traditionnel tournoi, le RDS.ca présente les forces en présence de chaque formation.
ÉTATS-UNIS
La valeur sûre : Justin Thomas (10-3-2)
Vous pensiez trouver le nom de Scottie Scheffler ici, pas vrai? Mais ce serait beaucoup trop facile.
Et on peut aussi se demander si une telle affirmation est véridique, considérant que le meilleur joueur au monde présente un dossier de 3-5-1, pour un pourcentage de points de moins de 40% à la compétition.
Mais historiquement, il y a un certain Justin Thomas qui brille à la Coupe des Présidents. Thomas est reconnu pour être un vétéran qui carbure à ce genre de compétition.
Son pourcentage de points à la Coupe des Présidents est le meilleur dans l’histoire pour un Américain avec au moins dix duels et il est tout aussi dominant contre les Européens à la Coupe Ryder.
Thomas a l’habitude de jouer contre les gros joueurs adverses et il a été très constant cette année. Il n’a pas gagné, mais il n’a pas subi de coupure à ses 16 derniers tournois.
Brandt Snedeker sait ce qu’il a entre les mains avec JT.
La carte cachée : Jacob Bridgeman (0-0-0)
Au cœur d’une équipe aussi talentueuse que celle des Américains, Jacob Bridgeman passe un peu sous le silence.
Il a hérité d’un choix du capitaine et ce n’est pas surprenant : Bridgeman est sans doute le meilleur joueur de la PGA sur les verts. C’est d’ailleurs lui qui a gagné le plus de coups grâce à son putter cette année.
Il sera particulièrement important dans la formule « four-balls », alors que chaque joueur va jouer sa propre balle, mais seul le meilleur pointage sera retenu.
Bridgeman sort d’une victoire la semaine dernière à Biltmore après plusieurs semaines de succès et il pourrait devenir un atout important pour les États-Unis.
Il faudra aussi garder un œil sur la recrue Jackson Koivun. À seulement 21 ans, il risque d’être utilisé avec parcimonie, mais il fera partie de l’élite américaine pour les années à venir.
Le joueur pivot : Cameron Young (1-2-1)
Young a connu une bonne saison en 2026. Deux victoires, dont une au Championnat des joueurs, ainsi qu’une deuxième place à l’Omnium britannique.
On peut aussi ajouter que Young n’a pas été victime de la moindre coupure en 20 tournois cette année, un accomplissement qui témoigne de sa constance.
Mais il y a toujours un risque avec Young, qui est un habitué de l’expression « tout ou rien ». Quand Young joue du grand golf, il est difficile à arrêter.
Quand Young connaît une période creuse par contre, il a de la difficulté à se ressaisir rapidement. Et dans une compétition comme la Coupe des Présidents, il vaut mieux commencer sur de bonnes bases.
Young a présenté une fiche de 1-2-1 à la Coupe des Présidents en 2022, mais il a excellé avec une fiche de 3-1-0 à la Coupe Ryder en 2025. Quelle version allons-nous voir cette semaine?
S’il connaît une semaine en-deçà des attentes, on risque d’en arriver à deux constats : Brandt Snedeker limitera son utilisation et les Internationaux vont empocher quelques points précieux.
ÉQUIPE INTERNATIONALE
La valeur sûre : Si Woo Kim (6-5-0)
Il n’y a pas de meilleur choix que Si Woo Kim pour cette position. Il a terminé au premier rang du classement de l’équipe internationale pour obtenir son billet, il présente une fiche positive dans sa carrière à la Coupe des Présidents et il s’est déjà levé dans de grands moments.
Comme dans la vidéo insérée plus haut.
Kim a inscrit pas moins de 11 top-10 cette saison et même s’il n’a pas gagné, il a terminé en deuxième place à trois occasions.
Kim sera la pierre angulaire de cette formation internationale et il verra beaucoup de temps de jeu. Il a fait partie de l’élite de la PGA cette année sur environ toutes les statistiques sauf celles en lien avec sa présence sur les verts.
On aurait aussi pu parler de Christiaan Bezuidenhout comme valeur sûre, considérant sa fiche de 3-1-1 à la Coupe des Présidents. Son manque d’expérience et ses ennuis cette saison (aucun top-10 depuis début mai) laissent planer des doutes sur le niveau de jeu qu’il pourra offrir.
La carte cachée : Nick Taylor (0-0-0)
Le Canadien n’a toujours pas participé au tournoi, même s’il aurait probablement mérité sa place en 2024.
Et à voir le roulé qui l’a rendu célèbre à l’Omnium canadien en 2023, Taylor risque de s’alimenter des foules hostiles à Medinah.
On peut déjà voir un duo logique avec Corey Conners pour des duels pendant la semaine.
Les deux plus grands atouts de Taylor sont sans doute son expérience (bon, pas elle à la Coupe des Présidents évidemment) et sa capacité à tirer son épingle du jeu sur les verts.
Le joueur pivot : Hideki Matsuyama (9-13-5)
En compagnie d’Adam Scott, le Japonais sera bien sûr le plus expérimenté de la formation internationale et sa présence a une grande plus-value.
Matsuyama sera sans doute jumelé à des puissances de l’équipe américaine, comme ça avait été le cas en 2024, alors qu’il avait affronté Scottie Scheffler deux fois.
Et n’oubliez pas : il avait même battu Scheffler dans leur confrontation le dimanche. Et c’est exactement ce qui fait de Matsuyama un joueur pivot pour l’affrontement.
Si Matsuyama peut gruger un ou deux points contre les meilleurs joueurs adverses, il pourrait donner une chance aux Internationaux de surprendre.
Matsuyama risque de se retrouver en compagnie de son compatriote japonais Ryo Hisatsune, ce qui pourrait l’aider à développer rapidement une chimie dans les formules en équipe.
Cette saison, Matsuyama a disputé les rondes de la fin de semaine pour chacun des 23 tournois auxquels il a participé.






