PGA
PGAOpens in new window
Coupe des PresidentsOpens in new window

Un avantage pour Ogilvy et l’équipe internationale à Medinah?

Publié le 

Scottie Scheffler, de l'équipe américaine, s'entraîne sur le cinquième trou avant le début de la Coupe des Présidents contre l'équipe internationale au Medinah Country Club, le lundi 21 septembre 2026, à Medinah, dans l'Illinois. (Photo AP/Matt Slocum) (Matt Slocum)

Les Américains se sont répartis en trois groupes pour une séance d’entraînement légère, lundi, Medinah, et tous semblaient à l’aise et échangeaient quelques piques amicales. La Coupe des Présidents est toujours synonyme de joie, et pour cause : ils sont quasiment invincibles.

Il y a eu cette défaite en Australie, où les matchs étaient si tardifs dans l’année que les joueurs américains ont passé la majorité de leur temps à faire leurs achats de Noël en ligne, avant de réaliser qu’ils étaient dans une situation désespérée et qu’il n’y avait d’autre issue qu’une dure défaite.

C’était il y a 26 ans. Trois des 24 joueurs participant à cette Coupe des Présidents n’étaient même pas nés lors de la dernière – et unique – victoire de l’équipe internationale.

Peut-on s’attendre à ce que Medinah soit différent?

« C’est le problème majeur qu’il faut aborder, a déclaré le capitaine américain, Brandt Snedeker. Ce n’est pas parce que les équipes précédentes ont réussi que nous réussirons aussi. Il faut redéfinir les standards pour notre équipe, leur dire qu’on a un niveau à atteindre et qu’on est à 0-0. Ces 12 gars n’ont encore rien accompli. On va leur faire comprendre ça sans les ménager. »

Chaque édition de la Coupe des Présidents suscite un nouvel espoir chez l’équipe internationale, qui rassemble des joueurs de tous les continents sauf l’Europe. La profondeur de l’effectif est un atout pour les Américains, puisque tous leurs joueurs, sauf deux, figurent parmi les 25 meilleurs mondiaux.

Les exceptions sont Patrick Cantlay (28e), qui s’est révélé être leur meilleur joueur dans les moments décisifs lors de ces compétitions par équipes, et Jackson Koivun, le jeune homme de 21 ans qui, il y a trois mois, aidait Auburn à remporter un nouveau titre NCAA.

Koivun, le numéro un mondial amateur, a gagné dès son troisième tournoi sur le circuit de la PGA en tant que professionnel, et Snedeker l’a trouvé trop prometteur pour le laisser passer. Koivun devient le premier joueur depuis Jordan Spieth en 2013 à commencer une année sans carte de la PGA et à la terminer par la Coupe des Présidents.

Le raisonnement était similaire à celui de l’équipe d’Europe lorsqu’elle a sélectionné Ludvig Aberg, passé directement de l’université à la Coupe Ryder sans jamais avoir disputé de tournoi majeur. L’Europe estimait qu’il ferait partie de toutes les équipes pendant des années et qu’il était bon de lui donner un avant-goût.

Snedeker s’est indigné de l’idée que la Coupe des Présidents puisse être une bonne expérience pour Koivun en vue de la Coupe Ryder de 2027 et des éditions suivantes.

« Notre rôle de capitaine et de vice-capitaines pour la Coupe des Présidents est de sélectionner les 12 meilleurs joueurs, a déclaré Snedeker. Penser qu’il s’agit d’un simple entraînement est ridicule. J’ai travaillé 14 mois pour cette opportunité. Je ne vais pas mettre quelqu’un dans une situation qui ne contribuera pas à la victoire de notre équipe. Je pense qu’il nous donne de meilleures chances de gagner. »

Le joueur le mieux classé de l’équipe de Geoff Ogilvy est Si Woo Kim, qui a atteint la 14e place mondiale en devenant le premier joueur à empocher 10 millions $US en une saison sur le circuit de la PGA sans remporter de tournoi.

Parmi les quatre recrues de son équipe figure Ryan Fox, le Néo-Zélandais de 39 ans qui a fait preuve de talent en remportant le l’Omnium britannique grâce à un oiselet sur le dernier trou.

Et puis, il y a Adam Scott, qui égale un record de la Coupe des Présidents détenu par Phil Mickelson en participant pour la 12e fois. L’Australien n’a encore jamais obtenu de victoire. Ses débuts en 2003, en Afrique du Sud, s’étaient soldés par un match nul.

« On m’a donné une nouvelle chance. Ce sera peut-être la dernière, a dit Scott, 46 ans. Je suis plus motivé que jamais cette année. »

Le plus grand défi pour Ogilvy, vainqueur de l’Omnium des États-Unis en 2006, et son équipe internationale est l’histoire. Tout s’est joué lors du dernier match en Corée du Sud en 2015, et en Virginie en 2005. Trop souvent, les Américains ont survolé la compétition.

« Gagner un titre pour la première fois – et pour la première fois depuis très longtemps – est sans doute plus difficile que de gagner systématiquement, a déclaré Ogilvy. Mais nous nous en approchons de plus en plus. »

L’un des atouts des joueurs internationaux est peut-être de jouer à Medinah. Ils n’ont jamais gagné sur le sol américain, mais c’est la société de conception d’Ogilvy (OCM) qui a été choisie pour rénover le parcours.

Neuf joueurs participant à la Coupe des Présidents étaient présents à Medinah pour le Championnat BMW en 2019. Snedeker et trois de ses adjoints étaient à la Coupe Ryder de 2012. Mais Medinah est aujourd’hui complètement différent, et personne ne le connaît mieux que son concepteur.

« Nous avons un avantage en ce moment, avait admis Ogilvy il y a deux semaines lors de l’annonce de la sélection de son capitaine. Jeudi matin, je pense que l’avantage aura disparu. Les golfeurs professionnels apprennent très vite un parcours.

« J’espère qu’il y aura un léger avantage. Les gars auront un regain de confiance, car leur capitaine a conçu le parcours. Ce sera peut-être plus psychologique que réel. On verra bien. »