Le gouvernement de l’Allemagne souhaite que le Championnat du monde de hockey sur glace masculin se déroule dans le pays « comme prévu », alors que la réintégration de la Russie par un tribunal sportif la semaine dernière a poussé près de la moitié des 16 équipes à laisser planer la possibilité d’un boycott.
La Fédération allemande de hockey a laissé entendre qu’elle pourrait renoncer à accueillir l’événement à Düsseldorf et Mannheim en mai, plutôt que de faire face à l’incertitude liée au renforcement des mesures de sécurité et à la hausse des coûts.
Les fédérations de hockey de sept pays européens, dont la Finlande et la Suède — mais pas l’Allemagne —, ont déclaré qu’elles participeraient aux championnats mais boycotteraient les matchs contre la Russie.
La Russie avait été exclue des compétitions de la Fédération internationale de hockey sur glace (FIHG) depuis son invasion de l’Ukraine en 2022, jusqu’à ce qu’une décision rendue la semaine dernière par le Tribunal arbitral du sport (TAS) oblige la FIHG à réintégrer la Russie.
Outre ces projets de boycott, la FIHG subit la pression de grands commanditaires qui menacent de résilier leurs contrats ou de refuser que leurs logos soient affichés si la Russie participe.
La Russie a déclaré qu’elle s’attendait à se voir attribuer des victoires par forfait si d’autres pays refusaient de jouer. Le ministère russe des Affaires étrangères a également critiqué les projets du gouvernement canadien visant à exclure la Russie du Championnat du monde juniors qui se tiendra dans deux villes albertaines à compter du 26 décembre.
Le Championnat du monde féminin, qui s’est amorcé vendredi au Danemark, n’est pas touché par la décision du TAS et se déroulera sans la Russie.