Les joueurs de la LNH ont été hésitants à s’avancer au sujet du retour des équipes russes dans les tournois internationaux sanctionnés par la Fédération internationale de hockey sur glace, mardi, préférant plutôt s’en remettre à leur fédération respective.
Ce fut à tout le moins le cas de nombreux Suédois et Finlandais, notamment dans le vestiaire du Canadien de Montréal.
« Je ne veux pas émettre de commentaires, a déclaré le défenseur du Tricolore, Adam Engström, qui est Suédois, quelques heures avant la rencontre face aux Jets de Winnipeg. C’est à elles (les fédérations) de commenter. »
Même son de cloche chez son coéquipier, l’attaquant Oliver Kapanen.
« Je ne veux pas m’exprimer sur ce sujet », a noté le joueur de centre finlandais.
À l’autre bout du corridor, le joueur de centre des Jets, Mark Scheifele, a confié qu’il n’était pas au courant de cette histoire.
« Je n’ai rien à dire à ce sujet, a confié le hockeyeur de Kitchener, en Ontario. Nous avons disputé tellement de matchs sur la route dernièrement, que j’ai un peu perdu le fil de l’actualité. Nous sommes en plein coeur de la tempête.
« Je devrais être au courant, bien sûr, mais je n’ai pas eu le temps de m’informer. Je devrai faire mes propres recherches », a-t-il enchaîné.
De son côté, MacKenzie Weegar a confié qu’il aime voir la Russie participer aux tournois de hockey de haut niveau. Toutefois, le défenseur canadien souligne que « le retour de la Russie sur la scène internationale pourrait être perçu différemment par les joueurs européens.
« Je sais que ces joueurs (russes) ont très envie d’y participer, mais le contexte a évidemment changé, et chacun a son propre avis sur la question, a dit Weegar mardi, avant le match de son équipe, le Mammoth de l’Utah, contre les Maple Leafs à Toronto. Cela étant dit, j’ai toujours aimé voir la Russie aux Jeux olympiques et dans ces tournois réunissant les meilleurs joueurs au monde. »
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a statué la semaine dernière que la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) devait réintégrer les équipes russes, à commencer par le Championnat du monde junior, qui commencera le 26 décembre à Edmonton et Red Deer, en Alberta. La Russie et son alliée, la Biélorussie, étaient exclues des compétitions depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en 2022.
Cette décision a suscité une vive opposition de la part de plusieurs fédérations européennes de hockey. La Suède, la Finlande, la Tchéquie et la Lettonie ont fait savoir que leurs équipes nationales refuseraient d’affronter la Russie lors des compétitions internationales. La Norvège et le Danemark ont indiqué qu’ils ne joueraient pas contre la Russie lors du Championnat du monde de hockey masculin de 2027 en Allemagne, tandis que l’Autriche s’oppose également à ce retour.
« La situation est différente pour ces pays, n’est-ce pas? En Amérique du Nord, on ne ressent pas vraiment les répercussions, a ajouté Weegar. Ils ont leurs opinions, et c’est tout à fait légitime. »
« Espérons qu’ils parviendront à résoudre ces problèmes et à permettre le retour de la Russie », a-t-il conclu.
La Suède est la championne en titre du Mondial de hockey junior. Le tournoi doit commencer le 26 décembre à Edmonton et Red Deer, en Alberta.
- Avec la contribution de Joshua Clipperton à Toronto et de Daniel Rainbird à Montréal