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À deux, Danault et Evans ont brillamment remplacé Suzuki

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COLLABORATION SPÉCIALE

Quelle séquence incroyable pour le CH.

Les Canadiens étaient sans Nick Suzuki pour la première fois depuis qu’il a fait ses débuts en 2019. On parle ici d’une saison où Nick Cousins, Jordan Weal, Charles Hudon et Ilya Kovalchuk ont porté l’uniforme tricolore. Personne n’aurait blâmé les Canadiens s’il avaient régressé sans leur capitaine, surtout quand l’absence d’un vrai deuxième centre est l’une des choses les plus discutées jour après jour pour le club. Et pourtant, les hommes de Martin St-Louis n’ont pas fait que remporter cinq matchs consécutifs, ils l’ont fait en temps réglementaire, quelque chose qu’ils n’avaient fait qu’une fois lors des neuf premières rencontres.

Ce sont Oliver Kapanen et Alex Newhook qui se sont partagé la place entre Cole Caufield et Juraj Slafkovský, mais aucun d’eux n’a véritablement été le centre numéro 1 de l’équipe en termes de responsabilités et d’impact. Non, les deux joueurs qui ont assumé la charge de travail supplémentaire et combiné leurs efforts pour vraiment remplacer les contributions de Suzuki sont Phillip Danault et Jake Evans.

La profondeur se lève

Danault a vu ses responsabilités augmenter considérablement sans le capitaine. Bien qu’il n’était pas sur le premier trio, il a pratiquement été le premier centre de Martin St-Louis en termes d’utilisation. Premier pour le temps de jeu total et à forces égales chez les attaquants lors des cinq derniers matchs, il est venu remplacer beaucoup des petits détails de la game qui rendent Suzuki spécial.

Statistiques avancées Phillip Danault Statistiques avancées Phillip Danault. (RDS.ca)

Danault a hérité de beaucoup d’affrontements difficiles lors de cette séquence et s’en est très bien tiré. Il a eu son impact habituel défensivement, menant tous les attaquants pour les jeux défensifs, c’est-à-dire une combinaison des différentes catégories défensives comme les rondelles harponnées, les passes bloquées, et les tirs bloqués. Il a aussi réussi à obtenir des chances de qualité dans le bas de l’enclave et a ajouté trois mentions d’aide en plus de marquer son premier but de la saison dans un filet désert sur une passe très généreuse d’Evans.

Le trio « franco » avec Zachary Bolduc et Alexandre Texier a bien performé avec un peu plus de 52% des buts attendus en leur faveur. Une marque définitivement solide, mais ils n’ont pas fait pencher la glace en faveur du CH comme le premier trio en santé en est capable. C’est plutôt Jake Evans qui s’est occupé de remplacer cette facette du jeu de Nick Suzuki et il ne l’a pas fait à moitié. Non, le CH a complètement dominé ses adversaires quand Evans était sur la glace

Statistiques avancées Jake Evans Statistiques avancées Jake Evans. (RDS.ca)

En un peu plus de 55 minutes de jeu à cinq contre cinq, le CH a été parfait, avec huit buts marqués et aucun but alloué, et ce n’est pas simplement parce que les gardiens étaient en forme. À tous les chapitres, c’était une domination des Canadiens pour le trio d’Evans. Son unité était constamment en zone offensive avec une pression sans relâche. Ils ont fatigué leurs adversaires, remporté leurs minutes, et plus que doublé l’opposition pour les chances de marquer.

Evans et Danault ont aussi été des joueurs clés en infériorité numérique, sans surprise, alors qu’ils ont joué près de quatre minutes par match chacun à court d’un homme, en plus de complètement éviter le banc des pénalités. L’équipe devient de plus en plus à l’aise avec le système de Derek Lalonde et ils ont excellé durant l’absence de Suzuki, tuant 16 des 18 pénalités du CH. Les deux centres partagent la première unité pour Martin St-Louis, offrant une excellente option dans les deux cercles de mises en jeu.

Avec la capitaine qui pourrait revenir au jeu mardi soir, les choses devraient revenir à la normale pour les Canadiens. Malgré tout, cette séquence s’est avérée très révélatrice pour le Tricolore. Cinq matchs sans ton marqueur de 100 points, dont quatre sur la route, n’est pas une tâche facile, et Montréal a fait plus que simplement survivre, ils ont été l’agresseur chaque soir. Ils l’ont aussi fait sans Ivan Demidov, qui aurait été un joueur parfait pour apporter une étincelle offensive sans Suzuki. Ce genre de performance face à l’adversité continue de me donner confiance que ce noyau a ce qu’il faut pour battre n’importe quelle équipe, dans n’importe quel aréna.

Et imaginez quand les pièces manquantes dans le top-6 seront en place…