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Fowler n’est pas du style à s’enfler la tête

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CLASSEMENT LNH | RÉSULTATS | MENEURS

BROSSARD – Recrue du mois dans la LNH, récipiendaire de la coupe Molson en octobre et des comparaisons inévitables avec Carey Price. Jacob Fowler pourrait avoir l’impression que son masque est devenu plus serré, mais ce n’est pas son style de s’enfler la tête.

Originaire de la Floride, Fowler s’est démené pour se frayer un chemin jusqu’à la LNH. Ignoré au repêchage de niveau junior et snobé par quelques clubs lors de celui de la LNH, Fowler a adopté la mentalité de combattant depuis des lunes.

Alors ce n’est pas ce départ canon qui va le déstabiliser.

« C’est un bon mois, ce n’est pas encore une bonne saison. Il y a tant de matchs à jouer donc, c’est un bel honneur, mais je veux progresser chaque mois », a ciblé Fowler avec son calme habituel.

Si Fowler n’a pas été aussi éclatant samedi, face aux Penguins, il a souvent semblé invincible durant sa séquence de sept victoires d’affilée.

« Tu veux toujours te sentir invincible, mais Devin Cooley (des Flames) en a beaucoup parlé. En tant que gardien, tu es tellement dans ta tête. Tu veux te sentir bien mentalement. J’ai été chanceux de ne pas vivre trop de périodes sombres psychologiquement. J’ai la chance de vivre mon rêve, c’est si plaisant de jouer dans la LNH tous les jours », a mentionné Fowler avec pertinence et reconnaissance.

La frénésie du marché montréalais pourrait ébranler pratiquement n’importe quel athlète. Même un gardien posé comme Fowler n’est pas à l’abri de ce piège.

« C’est toujours le défi de ne pas laisser les émotions trop monter ou trop descendre. Ça part avec moi, puisque si je veux un groupe en contrôle, je dois en faire autant. Notre environnement aide nos joueurs à y parvenir. C’est plus facile pour certains et on sait lesquels peuvent éprouver plus de misère; on essaie de les aider », a commenté l’entraîneur Martin St-Louis en transposant le tout au collectif.

« Ça va bien pour Fowler et c’est plaisant, mais c’est toujours à recommencer. Il est vraiment axé sur son processus, il n’embarque pas trop dans les émotions venant avec les résultats », a ajouté St-Louis.

« C’est un excellent mois, mais ça ne fait pas une saison » Le gardien recrue des Canadiens Jacob Fowler ne s’emporte pas malgré ses récents succès individuels.

Tout de même, Fowler a entamé le mois de novembre en étant classé au deuxième rang de la LNH pour l’efficacité (.932) et au cinquième échelon pour la moyenne (1,84).

Cole Caufield, qui a vécu le vent d’enthousiasme montréalais, a insisté sur la maturité affichée par le numéro 32.

« Oui, Montréal, c’est vraiment différent. Il y a une plus grande reconnaissance. C’est une bonne chose, tu te sens visiblement bien dans ta peau. Mais tu peux aussi te sentir mal dans les bas. Alors, on essaie de garder la tête froide. Il est en bonne voie, je crois. Son comportement au quotidien est très mature que ce soit à l’entraînement ou dans les matchs. Je suis certain qu’il va continuer sur cette lancée », a exprimé Caufield.

Sans exercer l’attraction de Caufield ou Fowler, le défenseur Alexandre Carrier a été encensé plusieurs fois depuis son acquisition par le Tricolore. Il a été questionné par le confrère Martin McGuire à propos de cette gestion des hauts et des bas.

« Ça vient avec le marché montréalais. C’est un jeune qui carbure à la pression et aux matchs importants, je ne suis pas inquiet pour lui. C’est tout à son honneur, il a été excellent. C’est un rare un gardien qui s’établit aussi jeune et d’avoir cette confiance et ce calme, c’est impressionnant », a vanté Carrier.

Là où Fowler doit pouvoir relativiser les compliments, c’est surtout quand son nom est associé à celui de Price.

« C’est normal que tout le monde fasse la comparaison, surtout qu’il est jeune et son style calme ressemble à Carey. Il sait qu’il n’est pas Price et qu’il a encore des croûtes à manger, mais ça peut lui procurer de la confiance », a souligné Carrier.

Fowler « carbure à la pression » Alexandre Carrier ne peut qu’être impressionné par le brio de son jeune coéquipier des Canadiens Jacob Fowler.

Les entraîneurs qui ont côtoyé Fowler ont tendance à dire qu’il est bâti à merveille pour cet environnement bleu-blanc-rouge. On avait pu s’en douter dès sa sélection, en troisième ronde en 2023, alors qu’il avait été si à l’aise devant les médias.

« C’est un privilège de jouer dans un marché où le hockey est si important. Bien des joueurs sont jaloux de ne pas être à Montréal. Des soirs, ça ne va pas fonctionner comme tu le souhaites, mais ça demeure un endroit spécial pour jouer », a soutenu Fowler.

Mardi matin, le CH dévoilera si Fowler sera envoyé dans la mêlée pour le duel, en soirée, face aux Jets de Winnipeg qui ont perdu leurs neuf derniers matchs. Les Jets ont plongé au 28e rang du classement et à l’avant-dernier rang pour le différentiel (-20) de buts.

« Je comprends ce que cette équipe vit émotivement et on verra un sentiment d’urgence. Ils doivent relancer leur saison, je ne serais pas surpris qu’ils connaissent un fort départ comme les Penguins », a conclu St-Louis.