MONTRÉAL – Phillip Danault était capable d’en rire après avoir marqué son premier but en 275 jours, mais l’attente a été longue et lourde.
« Ça fait beaucoup de jours! Au moins, j’ai scoré un peu à l’entraînement durant l’été face à des gardiens, a rigolé Danault. C’est sûr que ça fait du bien. Ce n’était pas facile non plus. Je suis un compétiteur, je voulais aider. Il manquait juste ce petit élément de marquer et que ça se fasse au Centre Bell, ça ne pouvait pas être mieux. »
On en parlait dans nos observations du match, mais un partisan s’était permis de taquiner Danault avec une pancarte indiquant : « Si Danault fait un tour du chapeau, je marie ma blonde. #impossible ».
Pour retrouver son aplomb mental, Danault s’est convaincu qu’il devait reprogrammer son était d’esprit pour se concentrer uniquement sur le positif.
« J’ai aussi fait de la vidéo avec Trevor (Letowski, l’entraîneur adjoint) mardi matin. Il m’a montré des endroits sur la glace pour avoir plus de chances de marquer et ç’a fonctionné, c’était exactement ce qu’on avait discuté. Il faut que je sois aussi affamé offensivement que défensivement », a-t-il expliqué.
Depuis son retour avec le Tricolore, Martin St-Louis est parvenu à rehausser sa confiance minée grâce à son rôle crucial sur les mises au jeu. Encore une fois, il a excellé face au Wild avec 67% de réussite.
« C’est l’une des raisons pour lesquelles le Canadien m’a ramené. Pas pour marquer un but important en fin de match, mais pour une mise au jeu importante. Martin connaît la game, il sait comment me donner confiance. »
— Phillip Danault
Dans le vestiaire, Brendan Gallagher était autant, sinon plus, souriant que son ami.
« Phil a compté un gros but, on était vraiment contents de notre prestation », a noté Gallagher alors que St-Louis a confirmé la soirée efficace de ce trio complété par Josh Anderson.
« Leur trio a été très efficace comme trio, ils ont bien travaillé ensemble. Ils ont gagné des batailles pour poursuivre notre travail en zone offensive, c’est l’identité qu’on veut de ce trio. Ce fut l’un de nos meilleurs matchs offensifs à cinq contre cinq et ça vient de l’équilibre de nos trios et d’une présence devant filet », a ciblé l’entraîneur.
À titre d’exemple, selon les données de SportLogiq, le CH a remporté 62,8% des batailles pour la rondelle et il a passé 5 :23 de plus en zone offensive que le Wild. De plus, Montréal a dominé 12-5 pour les chances de marquer de qualité à égalité numérique.
Évidemment, au sein du Tricolore, les joueurs ont remarqué l’attention aux détails de Danault.
« On était super contents pour lui, ce n’était qu’une question de temps. C’est un poids de moins sur ses épaules et il le mérite de la façon dont il joue. Il remporte de grosses mises au jeu, il joue de la bonne manière », a souligné Carrier.
Ne pas oublier Demidov
Ce serait bête de ne pas glisser quelques mots sur Ivan Demidov. Pendant que le vétéran Danault a été fort utile, Demidov a continué son évolution.
À 20 ans, le Russe a accompli d’autres prouesses.
« Ce ne sont pas juste ses jeux spectaculaires, il réussit tellement de bonnes choses, il joue de la bonne manière. Le reste, ça vient avec ce qu’il accomplit », a mentionné Lane Hutson.
Demidov a reconnu que c’était spécial pour lui d’affronter Kirill Kaprizov.
« C’est l’un des meilleurs joueurs russes de la LNH. Je pousse toujours fort, mais peut-être encore un peu plus contre lui », a admis Demidov avec sa franchise.
Le plus important, c’est que le jeu a ralenti à ses yeux. Imaginez quand il sera rendu à 23 ou 24 ans.
« Je me sens plus à l’aise qu’en début de saison, je veux continuer dans ce sens », a cerné Demidov qui savait que Hutson serait prêt pour l’habile passe menant à son but.











