MONTRÉAL – Au total des deux matchs préparatoires disputés samedi, les six buts alloués par les Canadiens de Montréal sont survenus en infériorité numérique. Martin St-Louis a préféré en rire en disant que « Derek (Lalonde, son adjoint) va avoir de la job ».
Bien sûr, si St-Louis a choisi la bonne attitude pour désamorcer la situation, lui et ses adjoints vont tout de même s’y attaquer très sérieusement. D’autant plus que la saison arrive à grands pas avec le premier match mardi soir, à Toronto.
St-Louis pouvait plus facilement commenter les deux buts concédés en désavantage numérique au Centre Bell. Il aura le temps de décortiquer ceux qui ont été comptés à Ottawa alors que le groupe montréalais était divisé en deux clans.
« On a été un peu trop agressifs, je trouve. C’est un équilibre et on va continuer à travailler là-dessus. Ça va prendre du temps, on doit être proactifs », a commenté l’entraîneur-chef.
Vendredi, le CH avait consacré sa pratique aux unités spéciales et on avait demandé à des piliers de l’infériorité numérique de donner leur avis sur la nouvelle approche instaurée par Lalonde.
Phillip Danault et Alexandre Carrier avaient mentionné que ce système était plus facile à appliquer, car il contenait moins de zones grises. On doit le dire, on avait été sceptiques en écoutant leurs propos.
Contre l’équipe B des Sénateurs, ils ont commis des erreurs d’agressivité sur les deux buts si bien que la tâche ne sera pas si facile contre les meilleurs jeux de puissance en début de saison.
« On ne peut pas être parfaits dès le départ, c’est un nouveau système pour tout le monde. Les défenseurs travaillent différemment et les attaquants aussi. Il faut juste devenir à l’aise dans cette formule », a exposé Danault après le match.
Si on exclut le boulot en infériorité numérique, les joueurs des Canadiens ont apparu prêts pour le lancement de la saison de 84 matchs.
« Je crois que c’est le cas, on a eu de bons matchs et de bonnes pratiques. C’est le temps de foncer, il faut enclencher la prochaine vitesse. On doit s’attarder aux détails de notre jeu », a soumis Juraj Slafkovsky.
Le vétéran Danault avait un son de cloche très similaire.
« Oui, à 100. On a déjà disputé huit parties préparatoires et j’en jouais quatre, puis les troisième et quatrième parties étaient inutiles. Pour moi, deux matchs, c’était parfait », a cerné Danault.
La seule exception était Chris Kreider.
« Je n’aurais pas dit non à l’idée de disputer une autre partie préparatoire. Le camp était court », a évoqué Kreider qui commence à sentir des séquences convaincantes avec ses nouveaux partenaires de trio, Nick Suzuki et Cole Caufield.
Les Canadiens doivent soumettre leur liste de 23 joueurs, d’ici lundi 17h, qui vont entamer la saison. Quelques joueurs, comme Florian Xhekaj et David Reinbacher, vont donc attendre la suite avec impatience.
Pour l’organisation du Tricolore, l’apparition d’une congestion s’avère une nouvelle positive.
« C’est vraiment agréable d’être rendu là. Tout le monde effectue son travail dans chaque département : le repêchage et le développement. Notre groupe est très affamé d’avancer », a relevé St-Louis.
Samedi soir, à Montréal, le quatrième trio était composé de Xhekaj, Owen Beck et Tyler Thorpe, et ils ont tous connu une soirée intéressante.
« Ils ont démontré du très bon hockey, ce sont trois joueurs qui n’ont aucune crise d’identité. Ils ont joué en étant fidèles à leur nature, ils amènent du tous papier sablé et ils ont de bonnes touches offensives également. Ils vont continuer de progresser, ce sont trois bons jeunes joueurs », a conclu St-Louis.





