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La vague rouge, avant la tempête Celebrini

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BROSSARD – « Ça me fait un peu trop penser au rouge de Boston University alors je crois qu’il y a juste Lane (Hutson) qui adore ça », a rigolé Jacob Fowler en parlant du nouvel équipement que les Canadiens de Montréal arboraient, lundi, à l’entraînement.

Cet uniforme qui débordait de rouge a fait dire à Chris Kreider que « c’était rouge, très rouge » devrait être utilisé pour les matchs Hometown Remix qui ont été lancés par la LNH.

Avec ses jambières rouges neuves, Fowler avait toutes les raisons du monde d’être souriant. Avant de vous parler de son rendement convaincant sur la patinoire, il a eu une pensée pour ses parents.

« On dirait que je porte un nouvel équipement tous les jours cette semaine. Ce sont surtout mes parents qui aiment ça. Je me souviens quand ma mère s’occupait du design de mon équipement. Elle et mon père déterminaient le budget qui serait alloué à mon équipement. Pour eux, c’est génial qu’ils n’aient plus à dépenser pour mon équipement », a confié Fowler qui a brillé dans la NCAA à Boston College, le grand rival de Boston University.

Ses parents sont assurément ravis des prestations de leur fils. Fowler a remporté ses trois derniers matchs, qui ont tous nécessité du temps supplémentaire, et il a rapidement prouvé que sa place est désormais dans la LNH.

« Mon but est de présenter la meilleure version de moi-même chaque fois que je joue. Si je suis fier de mon match quand je me regarde dans le miroir en fin de soirée, les résultats suivent la plupart du temps », a noté Fowler.

C’était plaisant de voir que le jeune gardien de 21 ans était plus volubile lundi. Après tout, son renvoi avec le Rocket de Laval a été de courte durée.

« Il y a un très bon groupe à Laval, ça se voit d’ailleurs avec leurs résultats actuels (5-1). J’ai passé beaucoup de temps avec l’entraîneur des gardiens (Ilia Ejov) sans trop me soucier de ce que je ne pouvais pas contrôler. J’ai travaillé fort et les choses changent vite dans le hockey professionnel », a raconté Fowler.

Pour le prochain match, mardi, si Fowler était envoyé dans la mêlée, Jakub Dobes n’aurait obtenu qu’un départ depuis six sorties. Autant pour les entraînements que les matchs, St-Louis s’appuie beaucoup sur l’expertise de l’entraîneur des gardiens Marco Marciano.

« J’écoute Marco par rapport aux besoins des gardiens. Tu ne veux pas qu’un gardien attende trop longtemps. Il faut trouver un équilibre, mais tu n’as pas toujours raison dans tes décisions », a indiqué St-Louis.

L’enjeu de protéger les avances

Dans les dernières années, on a souvent rappelé que les Canadiens avaient complété une multitude de remontées. Cette saison, la situation s’est inversée alors que le Tricolore doit protéger des avances, mais ça n’a pas été une grande réussite jusqu’à présent.

« Jouer avec une avance dans la LNH, c’est difficile. Il y a encore des choses à améliorer, mais on veut être dans cette situation. D’ailleurs, on gagne beaucoup expérience présentement. Oui, on a perdu des avances, mais c’est comme ça que tu apprends », a relativisé Martin St-Louis.

« Ce n’est pas une ligue facile. Est-ce que j’aimerais qu’on se distance de nos adversaires et que les victoires soient plus faciles ? C’est sûr, mais c’est la vie », a enchaîné l’entraîneur.

Dans le cas de Fowler, les présences en temps supplémentaire ont été formatrices.

« Je n’ai pas joué si souvent en fusillade. C’est une bonne chose de s’habituer à cette pression tôt dans la saison. On a un groupe qui ne trouve pas ces moments intimidants », a indiqué Fowler.

Martin et ses gardiens : « Je fais confiance à Marco » Point de presse de Martin St-Louis au terme de l’entraînement des Canadiens de Montréal, lundi.

Le défenseur Kaiden Guhle n’a pas caché qu’il s’agit d’un jeu dangereux au classement.

« On doit assurément travailler sur cet aspect. J’aime tout de même nos probabilités quand on arrive en prolongation ou en tirs de barrage. Idéalement, tu veux éviter ce scénario contre des adversaires de ta division. »

De toute évidence, ça implique de mieux protéger la zone défensive, mais le CH ne doit pas oublier de miser d’abord sur ses forces.

« On se concentre davantage sur notre jeu défensif alors que notre meilleure défense demeure notre attaque. Il faut continuer de passer du temps en zone offensive et imposer à nos adversaires de se défendre », a ciblé Chris Kreider.

Mardi soir, face aux Sharks de San Jose, le Tricolore devra à tout prix se méfier de Macklin Celebrini qui pourrait orchestrer une remontée à lui seul. En quatre matchs contre Montréal, Celebrini a déjà obtenu neuf points (quatre buts et cinq aides).

« À cet âge (20 ans), d’être aussi poli comme joueur, c’est fort impressionnant et pas juste quand il possède la rondelle », a reconnu Kreider.

Parlant de jeunesse, St-Louis a suivi avec attention le premier match dans la LHJMQ de son fils, Mason, avec le Phoenix de Sherbrooke. La troupe de Gilles Bouchard s’est inclinée 4-3 face au Drakkar à Baie-Comeau.