Saku Koivu n’avait pas le tir de Cole Caufield, les mains de Lane Hutson ou le sens du jeu de Nick Suzuki, mais au tournant des années 2000, la vedette à l’attaque du Canadien, c’était lui. Le numéro 11, choix de première ronde, capitaine de l’équipe.
Il était en compagnie de José Théodore le joueur le plus populaire du Canadien.
Curieusement, Koivu brille par son absence au tournoi de golf annuel de l’équipe qui précède le camp d’entraînement.
On comprend rapidement pourquoi. L’air sérieux, les docteurs David Mulder et Vincent Lacroix annoncent que Saku Koivu souffre d’un cancer. Un lymphome intra-abdominal non hodgkinien.
Le temps est lourd dans l’entourage du Canadien, quelques jours avant les attentats tragiques du 11 septembre 2001.
Dans cette capsule, je retrace la saison marquée par le cancer de Saku Koivu.
Ceux qui ont moins de 25 ans sous-estimaient probablement la popularité du numéro 11 chez les partisans du Canadien. Jusqu’à ce qu’ils voient des archives du retour au jeu de Koivu, le 9 avril 2002 contre les Sénateurs d’Ottawa. Quel autre moment a été plus marquant dans l’histoire du Centre Bell que ce soir du 9 avril 2002? Aucun.
Patrice Brisebois revient d’ailleurs sur cette soirée magique, la voix remplie d’émotions. Stéphane Robidas se souvient clairement du bruit de la foule au moment où les patins de Koivu ont touché la patinoire.
Rappelons que ce n’est pas RDS qui diffusait le match du retour de Koivu. C’est le réseau TQS, devenu V, puis Noovo.
Pierre Houde n’était donc pas à la description du match, mais s’est tout de même rendu sur la galerie de presse pour vivre ce moment.
Michel Lacroix a vécu tous les grands moments au Centre Bell. Celui-ci est tout à fait unique, dit-il.
Les saisons qui précédaient la campagne 2001-2002 avaient été ardues chez le Canadien. Avec l’absence de Koivu dans l’entourage de l’équipe, aussi bien oublier les séries éliminatoires.
José Théodore en avait décidé autrement. Pendant que Koivu luttait pour sa vie, Théo transportait le Canadien sur ses épaules. Une équipe qui misait sur Yanic Perreault, Richard Zednik et Oleg Petrov comme leaders à l’attaque.
Le Québécois a connu une des saisons les plus dominantes pour un gardien de but des 25 dernières années. Au mois de juin, il quittait la cérémonie des trophées de la LNH avec le Vézina et le Hart.
Cette victoire du Canadien contre les Sénateurs marquait aussi la qualification de l’équipe pour les séries éliminatoires.
Rendez-vous contre les Bruins en première ronde des séries. Le Canadien élimine le rival en six matchs. Évidemment, Koivu cumule sept points en six matchs.
Venez pour revisiter cette saison marquée par la maladie et la guérison de Koivu, restez pour revoir le veston jaune de Michel Therrien.
