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Le verre à moitié plein de St-Louis

Publié le 

Juraj Slafkovsky et Oliver Kapanen

À de nombreuses reprises au cours de la série de cinq défaites des Canadiens de Montréal du 11 au 20 novembre dernier, l’entraîneur-chef Martin St-Louis avait réitéré que les insuccès de son équipe étaient d’abord et avant tout une question de manque d’exécution.

Une analyse qui pouvait être perçue comme un énorme euphémisme, alors que le Tricolore s’inclinait par des marques rappelant les années 1980 telles que 5-1 contre les Kings de Los Angeles, 7-0 face aux Stars de Dallas ou notamment 8-4 contre les Capitals de Washington.

Mais après que le CH eut enregistré une cinquième victoire en six matchs en prenant la mesure des Panthers de la Floride 6-2, jeudi soir au Centre Bell, St-Louis a reconnu d’une certaine façon qu’un discours négatif à cette époque n’aurait amené rien de bon à son club.

« Comme dans n’importe quoi dans la vie, l’énergie négative est plus pesante. Pour chaque mot positif, il y en a quatre dans le dictionnaire, a disserté l’entraîneur-chef au terme de la victoire des siens. Si tu pars avec de l’énergie positive, ton cerveau va assurément l’écouter.

« Mais si tu pars avec une énergie négative, ça va être dur d’avancer en ayant cette attitude. Il faut toujours voir les choses avec une certaine perspective. Ce sont les joueurs qui ont choisi cette vie-là – personne ne leur a jamais imposée – et ils savent que le chemin ne sera pas toujours rose. Ils savent qu’il va y avoir des obstacles et ils bâtissent le caractère. Les succès seront toujours temporaires, alors que le caractère, lui, demeure pour toute la vie. »

« Il y a un paquet de choses qui vont mieux, à commencer par notre attitude avant les matchs, a corroboré Alexandre Carrier. Nous sommes plus prêts et nous portons une meilleure attention aux détails. Nous sommes vraiment sur la même longueur d’onde. »

Ainsi, en battant coup sur coup deux équipes – les Flames de Calgary et les Panthers – au style fort différent, les Glorieux ont montré qu’ils sont maintenant capables de connaître du succès contre différents types d’adversaires. Aux yeux de St-Louis, les Panthers représentaient un véritable test, même s’ils sont privés de plusieurs éléments importants.

« Ç’a pris du temps, mais nous sommes devenus beaucoup plus patients avec le temps, a-t-il expliqué. Il y a évidemment plusieurs jeunes joueurs dans l’équipe, mais en même temps, tous nos joueurs d’expérience comprennent la manière dont nous souhaitons jouer.

« Ces joueurs d’expériences sont surtout convaincus de notre plan et ils ne lésinent pas sur les efforts pour aider les plus jeunes joueurs. Il y a beaucoup d’enseignement qui ne provient pas du personnel d’entraîneurs, mais des vétérans. Ç’a explique bien des choses. »

L’entraîneur a cependant rappelé que la saison est loin d’être terminée et que même si les Canadiens se retrouvent au premier rang de la division Atlantique – à égalité avec les Red Wings de Detroit qu’ils retrouveront samedi soir au Centre Bell –, il ne faut pas se relâcher.

« Présentement, c’est comme si chaque match en était un des séries, a conclu St-Louis. Heureusement, je vois un engagement physique. C’est certain qu’il y a encore des ajustements à faire, mais nous avons un plan que nous nous efforçons de mettre en place.

« Nous allons devoir nous ajuster. Recueillir l’information que nos adversaires nous donnent et mettre notre stratégie en place. Chose certaine, le hockey est plus beaucoup demandant physiquement et certainement beaucoup tactique qu’à l’époque où je jouais. »