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Un copier-coller

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Le jour de la marmotte pour le Tricolore

Le jour de la marmotte pour le Tricolore

St-Louis s'attend à un plus grand volume de tirs au but

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Pourquoi ne pas mettre Andersen davantage à l'épreuve?

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Les manchettes des experts

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S'adapter à la pression des Hurricanes pour mieux relancer

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« Nous devons être connectés à tous moments »

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MONTRÉAL - Le Canadien et les Hurricanes ont disputé, lundi soir, au Centre Bell, un match en tout point similaire à celui de samedi en Caroline.

Le Tricolore a passé la majeure partie de la rencontre à la remorque des « Canes », autant au chapitre du rythme qu’à celui de l’exécution. La Caroline a décoché deux fois plus de tirs que le Canadien (92-46); elle a touché la cible trois fois plus souvent que le Tricolore (38-12) qui s’est d’ailleurs contenté d’un tir dans les 30 dernières minutes de jeu; elle a obtenu près de trois fois plus de bonnes occasions de marquer.

Peut-on alors vraiment se surprendre que la troupe de Rod Brind’Amour ait battu celle de Martin St-Louis pour une deuxième fois de suite en prolongation?

Pas vraiment!

D’autant plus qu’à l’image du match de samedi – une remise gratuite de la rondelle par Oliver Kapanen qui a mené au but de la victoire par Nikolaj Ehlers –, Lane Hutson s’est rendu coupable d’un jeu affreux en sortie de zone pour ouvrir la porte à la séquence qui a coulé le Tricolore en prolongation.

Non! Hutson ne cédera pas sa place à Arber Xhekaj mercredi soir en raison de sa bévue coûteuse qui a mené au revers dont il a d’ailleurs assumé l’entière responsabilité.

Car comme a déjà dit un grand sage : il n’y a que ceux qui ne lavent jamais de vaisselle qui n’en cassent pas de temps en temps. Le fait que Hutson jongle souvent avec six assiettes en même temps sur la patinoire devrait l’immuniser contre les jugements lapidaires. Ça n’excuse pas le jeu. Ça non! Mais ça donne un brin de perspective qui devrait l’aider à commuer la peine que certains pourraient être tentés de lui infliger.

« Je n’ai pas aimé le jeu, mais après ça, il fallait que les gars se mettent en mode : on fait quoi après! Et ils n’ont pas réussi à reprendre le dessus », a d’ailleurs commenté Martin St-Louis après la défaite. Une deuxième consécutive encaissée par son équipe pour la toute première fois depuis le début des séries.

Pris dans le tourbillon

Les plus optimistes maintiendront, avec raison, que le Canadien a eu la chance de se sauver avec la victoire en prolongation. Qu’il a eu des chances en fait si on considère que Mike Matheson a frappé la barre transversale quelques instants après que Nick Suzuki eut raté la cible au terme d’une échappée obtenue au tout début de la prolongation.

Mais au final, l’équipe qui a dominé le match, l’équipe qui a imposé son rythme, l’équipe qui a été la meilleure un point c’est tout a finalement gagné. Et elle se réveille mardi matin avec une avance de 2-1 dans une finale de l’Est qui sera plus expéditive que prévu si le Canadien n’arrive pas à se défaire des griffes des Hurricanes.

Le jour de la marmotte pour le Tricolore Patrick Mahoney s'entretient avec Luc Gélinas et Patrick Friolet à la suite du match #3 entre les Canadiens et les Hurricanes.

Lors du premier match de la finale, le Canadien, avec sa vitesse, avec des passes rapides, avec des esquives efficaces, a contourné la tornade.

Mercredi soir, à l’image du match de samedi, les joueurs du Tricolore ont été incapables de l’éviter. Ils ont même été aspirés tout rond tant la tornade leur fonçait rapidement dessus.

Jamais vu une équipe maintenir un échec avant et une pression aussi soutenue sur 200 pieds comme le font les Canes. Aussitôt qu’un joueur du Canadien prend possession de la rondelle, un rival lui saute dessus. Et un autre se tient en retrait pour profiter de l’erreur qui s’en vient.

Car oui, elle s’en vient!

Comme c’est arrivé sur le but de la victoire. Comme c’était arrivé quelques minutes plus tôt alors que les pourtant excellents Mike Matheson et Noah Dobson ont effectué de mauvaises passes ou perdu la rondelle en raison de la pression immédiate des Canes. Comme c’est arrivé au fil de la majorité des 74 min 4 s qu’a duré la troisième partie.

William Carrier, qui complète sa dixième saison dans la LNH, n’a jamais vu une équipe aussi active en poursuite que le sont les Hurricanes.

« J’ai gagné une coupe Stanley à Vegas (en 2023) alors qu’on jouait un style totalement à l’opposé. On s’installait en zone défensive en attendant l’adversaire qui devait trouver une manière de nous percer. Ici, on n’attend pas. On fonce. On fonce tout le temps. On fonce partout. C’est difficile. C’est épuisant. Mais quand tous les joueurs respectent la consigne et acceptent de faire ce qui doit être fait, ça nous permet de dominer comme on l’a fait ce soir », a expliqué William Carrier.

« Notre système n’est pas infaillible. On a fait une grosse gaffe pour donner l’échappée à Suzuki en début de prolongation. On était quand même à un tir de la défaite. Mais on met les chances de notre côté », a ajouté le Québécois qui a asséné sept des 35 mises en échec distribuées par les Hurricanes mercredi soir.

Dont plusieurs avaient Lane Hutson comme cible.

Les Canes viennent de signer une cinquième victoire consécutive en prolongation depuis le début des séries. Une septième si on ajoute les deux acquises en séries l’an dernier.

« Ça reste stressant, car une fois en prolongation, il n’y a jamais rien d’acquis. On l’a vu avec les occasions qu’ils ont eues. Mais quand tu arrives en prolongation, tu dois faire confiance à ton équipe, à ta manière de jouer. On avait disputé un match solide jusque-là ce soir. Il fallait garder le rythme, garder confiance. Il n’y a pas d’autre façon d’approcher la prolongation », a analysé Rod Brind’Amour qui ne savait pas vraiment qui avait marqué le but de la victoire.

« Ça me laisse pas mal indifférent je vous dirais. L’important, c’est qu’on ait gagné. »

Pourquoi ne pas mettre Andersen davantage à l'épreuve? Nos panélistes s'expliquent mal pourquoi les Canadiens dirigent aussi peu de tirs au filet face à un gardien battable comme Frederik Andersen.

Retour vers le futur

Loin d’être abattu par la deuxième défaite consécutive encaissée par son équipe en prolongation, Martin St-Louis a convenu que ses joueurs devaient trouver un autre niveau de performance.

Que son club devait mousser la quantité de tirs sur la cage ennemie et du coup la quantité de bonnes occasions de marquer.

Pour y arriver, St-Louis maintient que sa philosophie selon laquelle ses joueurs doivent toujours conjuguer au futur quand ils sont sur la patinoire est la planche de salut pour que le Canadien nivelle les chances dans la série, mercredi soir, au lieu de se retrouver à un revers des vacances.

« Je sais que c’est difficile à quantifier, mais je crois qu’on a quand même été meilleurs avec la rondelle ce soir que samedi. Mais on s’est aussi tiré dans le pied. Ils sont rapidement sur nous. Mais le futur est là quand même. Il vient plus vite, mais il est là. Il faut juste être plus rapides dans nos prises de décision, et être plus efficaces dans notre exécution. Ce soir, on a été trop lents dans nos décisions par moments, et quand on était assez rapides, on n’exécutait pas bien », a plaidé St-Louis.

Une combinaison qui explique on ne peut mieux le déroulement de la partie et aussi, et surtout, le score final favorisant les Hurricanes.