Même si personne n’a encore aucune idée du rôle qu’il sera amené à jouer la saison prochaine, Samuel Montembeault n’a pas hésité un seul instant à apposer sa signature au bas du contrat de deux ans d’une valeur de deux millions de dollars que son agent a négocié avec les Canadiens.

Après trois étés à se contenter d’ententes d’un an et l’incertitude qui vient inévitablement avec, le gardien de but québécois peut enfin avoir la tête et l’esprit libres et ainsi consacrer toutes ses énergies à sa préparation, d’autant plus qu’il se remet d’une chirurgie à un poignet subie en mai.

« Pour la première fois depuis que je suis passé chez les professionnels, il y aura une certaine stabilité, s’est réjoui Montembeault pendant une visioconférence organisée mardi avant-midi.

« Avant, il y avait toujours du stress, parce que je ne savais pas à quoi m’attendre. Maintenant, je vais pouvoir me concentrer sur mon entraînement et éviter deux mois d’hôtel comme ç’a été le cas l’année passée (après que le CH l’eut réclamé au ballottage le 2 octobre dernier, NDLR). »

Si Montembeault sait maintenant à quoi s’en tenir contractuellement parlant, c’est cependant tout le contraire au chapitre sportif. C’est qu’à un peu plus de deux mois de l’ouverture du camp d’entraînement de l’équipe, la hiérarchie des gardiens demeure à ce jour totalement inconnue.

Tout est évidemment lié à l’état de santé de Carey Price, qui a été limité à 5 matchs à la fin de la dernière campagne, après avoir été précédemment opéré à un genou en juillet 2021. La semaine dernière, le directeur général Kent Hughes n’a même pas été en mesure de confirmer si la rééducation de Price respectait l’échéancier prévu à la suite d’une injection de plasma.

« Nous n’avons pas parlé du rôle que j’occuperais dans l’équipe [au cours des négociations]. Même [la direction ne sait] pas à quoi s’attendre, a expliqué Montembeault. Tout ce que je peux faire, c’est de me préparer de mon bord et me présenter au camp avec l’idée de faire l’équipe. »

L’absence de Price et des blessures subies par son adjoint Jake Allen ont fait en sorte que Montembeault est le gardien qui a disputé le plus de rencontres (38) avec le Tricolore la saison dernière. Il a maintenu un dossier de 8-18-6 avec une moyenne de buts alloués de 3,77 et un taux d’arrêts de ,891. L’athlète originaire de Bécancour dans le Centre-du-Québec a également joué en dépit d’une blessure subie en janvier qui a évidemment eu un impact sur ses prestations.

« Ç’a été un peu plus difficile au début, parce qu’il y avait une bonne chance que chaque arrêt du bloqueur fasse mal, a avoué Montembeault. Je devais donc me préparer encore plus avant chaque match afin que mon poignet soit prêt.

« Mais ça m’a donné beaucoup d’expérience de pouvoir jouer des matchs régulièrement. Même après un mauvais match, tu sais que tu vas pouvoir te reprendre deux jours plus tard. Je sais que je vais devoir améliorer ma constance, mais avec l’expérience, je vais savoir à quoi m’attendre. »

Le portier âgé de 25 ans a cependant assuré qu’il sera au sommet de sa forme à l’ouverture du camp, mais a toutefois reconnu que ce n’était pas présentement le cas. Il mettra d’ailleurs son poignet droit à l’épreuve une première fois cette semaine en sautant sur la glace à Trois-Rivières.

« Ça va super bien! Il y a un dernier mouvement qui manque d’amplitude, mais je viens tout juste d’obtenir le feu vert pour recommencer à recevoir des lancers à petit volume, a précisé Montembeault. Je ne ressens plus de douleur et vais travailler pour revenir à 100 pour cent. »

Si tout se déroule bien cette semaine, Montembeault entend ensuite mettre le cap sur Boisbriand une ou deux fois semaine d’ici la fin de l’été afin de travailler en compagnie de l’entraîneur des gardiens du Rocket de Laval Marco Marcioano. S’il y a bien une chose que Montembeault a apprise au cours de la dernière année, c’est qu’il se doit d’être toujours prêt.

Montembeault est incertain de son rôle pour l'an prochain
« Je n'ai jamais arrêté d'y croire »

 

Samuel Montembeault dans l'Antichambre