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RÉSULTATS

Une situation plus normale pour Montembeault et Primeau... et le départ d'un coéquipier en or

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MONTRÉAL – « Je l'ai dit à Jake (Allen), c'est probablement l'un des meilleurs coéquipiers dans ma carrière et tout le monde est d'accord avec ça », a confié Samuel Montembeault.

 

Le ménage à trois devant le filet du Canadien a pris fin avec le départ du vétéran au New Jersey.

 

Pour l'état-major montréalais, il était évident que cette transaction allait provoquer un vide dans le vestiaire car, dans l'entourage du CH, chaque personne retiendra du positif de son passage dans cet uniforme.

 

« Évidemment, c'est une grosse perte pour nous. Je lui ai envoyé un long message texte pour le remercier de tout ce qu'il a fait. Même sa femme, c'était une excellente famille pour notre équipe », a noté Montembeault en utilisant deux exemples pour appuyer ses dires.  

 

« Il a toujours été bon pour moi. Je pense au match à New York quand j'ai alloué sept buts. Durant la pause télévisuelle, il est venu me parler pour m'aider à demeurer dans le match.

À ma première saison avec le Canadien, il me textait souvent après les matchs, il m'a supporté du début à la fin », a poursuivi le gardien de 27 ans.

Pour Cayden Primeau, qui a été ajouté dans cette relation, Allen restera un coéquipier inspirant.

 

« Il a fait bien des choses que je vais garder pour moi, mais il connaît une longue carrière et j'ai pu voir comment il se comporte et comment il agit avec ses coéquipiers. Il est l'un des bons, c'est difficile de le voir partir et je lui souhaite le meilleur », a précisé Primeau après le match contre les Maple Leafs.

 

« J'ai été un peu surpris de la transaction. On avait disputé la plupart de la saison à trois donc je commençais à croire qu'on terminerait le calendrier ainsi. Mais je suis excité par cette occasion », a-t-il observé.

 

Bien sûr, au niveau logistique, ce sera plus facile pour Montembeault, Primeau et l'entraîneur des gardiens Éric Raymond. Les deux gardiens pourront se partager les filets lors des matchs et des entraînements. Les passages obligatoires sur la deuxième patinoire du complexe d'entraînement seront moins fréquents.

 

« C'est vrai que maintenant, ce sera plus simple. Aucun gardien ne sera laissé de côté. Même chose pour les pratiques, on aura chacun notre filet, ça revient à la normale et on verra plus d'action », a convenu Montembeault.

 

De son côté, Primeau a assuré que l'expérience à trois avait été bénéfique à plusieurs niveaux outre l'utilisation. D'ailleurs, il veut conserver la même approche mentale.

 

« Rien ne change, je me concentre à devenir meilleur et prouver ce que je peux accomplir. Ça me témoigne de la confiance et je veux leur donner raison », a exposé Primeau qui ne s'est pas senti exclu du groupe cette saison.

 

À un certain point, Primeau aurait pu croire que ce serait à lui de faire ses valises.

 

« Non, je veux rester ici et jouer pour cette équipe. C'est toujours incroyable de porter ce chandail », a-t-il répondu.

 

De toute évidence, Montembeault et Primeau voudront retenir bien des enseignements d'Allen. À commencer par la bonne attitude à privilégier en tant que vétéran dans la LNH.

 

« Absolument, je peux apprendre de ça. Si j'ai un tel rôle éventuellement, j'aurai eu le meilleur exemple », a statué Montembeault.

 

Très affûté sur la réalité des équipes sportives dans l'ère du plafond salarial, Allen était assez intelligent pour comprendre sa réalité. À un tel point qu'il ne voyait pas les deux autres gardiens du Canadien comme des compétiteurs.

 

C'est tout à son honneur et il ne faudrait pas oublier la contribution de l'entraîneur des gardiens qui a su conserver une harmonie dans ce ménage à trois.  

 

« On a bien géré ça, la communication était bonne, on savait souvent le plan en avance », a conclu Montembeault en nous laissant devenir que Raymond ne détestait pas le travail supplémentaire réservé au troisième gardien sur la patinoire complémentaire.