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Paul Byron n'est pas prêt à prononcer le mot retraite, mais ...

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Paul Byron n'est pas prêt à prononcer le mot retraite, mais, en l'écoutant parler, on comprend que ça prendrait un petit miracle pour qu'il puisse renouer avec l'action.

Byron, qui aura 34 ans le 27 avril, a été contraint de jouer un rôle de spectateur cette saison et son dernier match remonte au 19 avril 2022.

« Avec ma blessure, c'est une route qui est difficile pour moi. Je veux encore jouer, dans ma tête, mais avec chaque jour qui passe, je sais que c'est plus difficile. Je vais prendre du temps pour prendre une décision », a commenté l'attaquant lors du bilan des Canadiens de Montréal, vendredi.

À l'image de sa carrière, Byron a tout tenté pour renouer avec l'action cette saison, mais rien n'a produit les résultats escomptés.

« Chaque fois que je patine, ça fait vraiment mal. C'est vraiment dur de jouer », a admis celui qui a manifesté son intérêt à Kent Hughes et Jeff Gorton pour se joindre aux opérations hockey du club.

Père de famille, Byron n'a pas le choix de penser à son avenir avec cette douleur qui le dérange au quotidien.

« Ça m'arrive de ne pas être capable d'aller marcher pendant 30-45 minutes. Ça m'inquiète, mais je peux faire beaucoup de traitements et l'équipe fait un très bon travail pour m'aider », a indiqué le gaucher.

Souvent regardé de haut, Byron a eu à prouver à de multiples reprises qu'il pouvait atteindre la LNH. Le choix de sixième ronde en 2007 a fini par jouer 521 parties régulières et son acharnement a été récompensé avec un contrat de quatre saisons d'une valeur de 13,6 millions.

Malheureusement, Byron n'a jamais été capable de poursuivre sur sa lancée après la signature de ce pacte. Les nombreuses années à hypothéquer son physique sont revenues le rattraper.

Cela dit, il ne ressent aucun regret et il n'aurait pas voulu cesser de jouer plus tôt.


« Non, jamais, j'ai été tellement chanceux d'avoir une carrière comme ça. Si tu me donnes une autre chance de le refaire, je le refais », a soutenu Byron.

À vrai dire, son seul regret semble être de ne pas avoir pu savourer pleinement ce qui aura été sa dernière partie.

« Si j'avais su que ç'aurait été mon dernier match. Je n'ai pas eu ce moment d'enfiler l'uniforme pour la dernière fois », a-t-il confié.

Au final, c'est plus difficile pour sa famille de ne plus le voir jouer.

« Je crois honnêtement que c'était pire pour eux. Ça fait plusieurs années que je pousse malgré les blessures. Je suis sans doute plus à l'aise avec ce qui s'en vient. Mes enfants me demandent pourquoi je ne joue pas », a exposé Byron.

« Au moins, j'ai été plus présent avec ma famille. Les journées qui étaient difficiles pour le hockey, c'était plus facile avec ma famille. J'ai apprécié ces moments », a relativisé Byron qui s'est impliqué dans les activités de ses enfants.

Malgré cette fin peu réjouissante, Byron a été en mesure de partager ses états d'âme avec son ami Carey Price qui vit une situation très semblable.

« Oui, on a beaucoup parlé de ça. Nos familles sont proches, ça m'a beaucoup aidé, tu n'es pas seul. »

Byron reconnaît que le mot retraite lui fait un peu peur. Mais c'est surtout qu'il n'a pas encore discuté de manière approfondie avec son entourage, son agent et les médecins.

Un rôle dans le développement des joueurs ?

Cependant, Byron n'a pas raté l'occasion d'exprimer son intérêt pour demeurer avec le Tricolore.

« J'ai communiqué mon désir de rester avec l'organisation dans un rôle différent. Je n'ai pas obtenu de réponse, mais si une transition est possible, je le voudrais », a précisé l'auteur d'une saison de 22 buts en 2016-2017. 

« J'aime jouer, côtoyer les gars, regarder les parties. Quand Jeff et Kent m'ont demandé de regarder les parties avec eux, je l'ai fait. Avec de nouveaux dirigeants, ils ne te connaissent pas aussi bien, c'est une façon de me faire connaître », a ajouté Byron qui a passé plusieurs matchs la loge de l'état-major.