« Le meilleur gars pour nous », « l’entraîneur idéal pour notre situation » et un « entraîneur phénoménal ». Ce sont les mots utilisés par Leon Draisaitl, Connor McDavid et Zach Hyman au sujet de leur nouvel entraîneur-chef, Mike Babcock.
Si la signature de Babcock comme nouveau pilote des Oilers d’Edmonton n’a pas fait l’unanimité dans l’opinion publique, les meneurs des Oilers sont catégoriques, Babcock a sa place dans leur vestiaire et il était le meilleur candidat pour mener ce groupe au but ultime, le coupe Stanley.
« On voit une belle occasion d’être entraîné par quelqu’un qui a eu du succès, une coupe, des médailles d’or, tout ce que vous pouvez nommer. Il est l’homme idéal pour notre situation. Il n’a rien à prouver et sait quoi faire. C’est à nous, les joueurs, d’être prêts », a laissé savoir le capitaine, Connor McDavid, disponible aux médias à l’occasion du tournoi de golf de la Fondation de la famille Hyman.
Quelques minutes avant lui, c’est Leon Draisaitl qui lançait sensiblement le même discours au sujet de l’entraîneur controversé. « Il y a un historique, mais on a mis les choses au clair dès le départ. Nous avons eu une conversation honnête avec lui et il a été honnête sur la situation. Pour nous, il est temps d’avancer et de regarder vers le début de saison. »
« Au point où nous sommes, je crois que c’est le meilleur gars pour nous amener là où on veut aller. C’est un gros changement dans le style et la personnalité, mais je suis excité de l’occasion d’apprendre et travailler avec lui », a commenté Draisaitl, aussi très heureux des nouveaux visages dans la formation qui donneront au nouveau souffle aux Oilers.
Après deux finales perdues en 2024 et 2025, Edmonton s’est fait montrer la porte par les jeunes Ducks d’Anaheim au premier des éliminatoires la saison dernière. Un petit pas vers l’arrière qui pourrait être bénéfique pour la bande à McDavid.
« Un plus long été nous a permis de travailler sur des choses spécifiques qu’on n’avait pas le temps dans les dernières saisons. Les derniers étés étaient plus de l’entretien. Là nous avons eu l’occasion de retrouver la santé et de nous reposer », a souligné McDavid qui n’y voit pas en cette élimination hâtive un échec.
Un qui se retrouve en terrain connu avec Babcock est l’attaquant et organisateur de cette Classique des célébrités, Zach Hyman. L’athlète de 34 ans a évolué pour Babcock avec les Maple Leafs de Toronto de 2015 à 2020, à ses premières saisons dans la LNH.
« Lorsque tu as joué pour un entraîneur qui arrive, tout le monde veut ton avis sur la situation. J’ai eu une très bonne expérience avec Mike à Toronto. Il a fait un bon travail avec les jeunes qui sont encore en action aujourd’hui. Il a mis les fondations pour nous. Je pense c’est un entraîneur phénoménal. Je suis heureux qu’il ait traversé le processus avec la LNH et l’Association des joueurs. Toutes les questions ont été répondues et en tant que joueurs, nous sommes heureux de ce qu’il peut apporter. »
Reste à voir si l’effet Babcock se fera ressentir à Edmonton, du moins plus qu’à Toronto. Oui, l’équipe s’est mise à faire les séries à sa deuxième saison derrière le banc, mais elle n’a pas franchi le premier tour lors de ses trois présences en séries.
En fait, Babcock n’a pas gagné une ronde de séries comme entraîneur dans la LNH depuis le printemps 2013 avec les Red Wings de Detroit. Il n’est plus derrière les bancs de la LNH depuis 2020. Il devait être l’entraîneur des Blue Jackets de Columbus en 2023, mais l’équipe était revenue sur sa décision tout juste avant le camp d’entraînement. Pascal Vincent avait hérité du rôle laissé vacant.
Les Jackets s’étaient excusés de l’embauche de Babcock, la qualifiant d’erreur majeure. Babcock avait notamment demandé à ses joueurs de fouiller leur téléphone. Des révélations sur le balado Spittin’ Chiclets avaient placé Babcock dans l’embarras au sujet de ses méthodes et de l’environnement toxique qu’il aurait créé à Detroit et Toronto.
Plusieurs joueurs avaient aussi pris la parole contre lui pour dénoncer de l’abus verbal, de l’abus psychologique et des décisions basées sur les relations personnelles entre ses joueurs et lui. Il a entre autres demandé à Mitch Marner lors de sa saison recrue de dresser une liste de l’éthique de travail de ses coéquipiers avant de la partager avec eux.




