« On veut Larkin! On veut Larkin! On veut Larkin! »
Dylan Larkin a-t-il été charmé?
La dose d’amour que les partisans des Canadiens lui ont si bruyamment exprimée samedi soir au Centre Bell sera-t-elle suffisante pour le convaincre d’ajouter Montréal à sa liste de destinations acceptables?
« La réponse, pour le moment, c’est on verra… », a laissé entendre notre collaborateur Pierre LeBrun, mardi, lors de son plus récent segment Aux 4 coins de la LNH en compagnie de notre collègue Alexandre Tourigny.
« C’est réellement la réponse du moment, a ajouté LeBrun. Jusqu’à présent, le Canadien n’est pas sur la liste de Larkin. »
L’attaquant des Red Wings de Detroit, qui était de passage à Montréal en fin de semaine, a demandé au club du Michigan de l’échanger cet été, se prévalant de sa clause de non-échange pour d’abord identifier trois destinations acceptables (Minnesota, Las Vegas et la Floride).
Larkin a depuis ajouté des équipes à sa liste, qui approcherait désormais la dizaine selon LeBrun.
« Dans deux mois, s’il est encore à Detroit et qu’il est frustré et malheureux, peut-être que la liste s’allongera. »
Reste à voir s’il succomberait alors aux chants montréalais. Dans ce cas, la direction du Tricolore devrait tenter sa chance, comme elle l’a fait dans les derniers mois dans les dossiers impliquant Matthew Knies et Kirill Marchenko. Dans les deux cas, rappelle LeBrun, les Canadiens étaient prêts à payer un prix assez élevé pour faire l’acquisition de l’un ou l’autre de ces attaquants.
« D’un autre côté, le Canadien n’est pas désespéré, il n’a pas besoin de faire ce genre d’échange », a relativisé LeBrun au sujet de Larkin, rappelant que Michael Hage devrait se joindre à l’équipe en fin de saison à la conclusion de son stage dans la NCAA et que le club espère aussi voir Oliver Kapanen faire un important pas vers l’an cette année.
« Mais c’est sûr que si tu as une chance [d’obtenir Larkin], tu dois essayer. »
Rick Tocchet en danger?
Dans les autres dossiers chauds de la LNH abordés par LeBrun, ce dernier s’est aussi penché sur les insuccès des Flyers de Philadelphie en ce jeune début de saison.
Alors que le club est toujours sans victoire et affiche un dossier de 0-5-2, les bouillants partisans de Philly ont déjà exprimé leur mécontentement, certains réclamant même le congédiement de l’entraîneur-chef Rick Tocchet durant un récent match de Flyers.
Daniel Brière obtempérera-t-il?
« Absolument pas », tranche LeBrun. « On est pas mal patients à l’interne au sein de la direction des Flyers. On aime beaucoup Rick Tocchet. »
Avec à peine huit buts marqués jusqu’à maintenant cette saison, l’attaque des Flyers arrive bonne dernière dans la LNH, sur un pied d’égalité avec les pauvres Flames de Calgary.
« Ce n’est pas l’affaire d’un ou deux joueurs, c’est collectivement qu’on a de la misère », fait remarque LeBrun, qui ne s’attend pas à ce que le directeur général québécois des Flyers tente de trouver une solution sur le marché des transactions.
« Le message chez les Flyers c’est que la réponse viendra de l’interne », a entendu LeBrun.
« Chez les Flyers, on réalise qu’on a une jeune équipe qui a peut-être trop pris de choses pour acquises cette saison [après une percée jusqu’au deuxième tour des séries l’an dernier]. On est arrivé au camp en pensant que les choses se dérouleraient peut-être plus facilement. Ce n’est pas la réalité dans la LNH. »
Qui pour remplacer Shesterkin?
À Manhattan, la blessure d’Igor Shesterkin qui l’éloigne du filet des Rangers de New York pour le reste de la saison retient l’attention des informateurs.
Quel sera le plan B des Blueshirts?
Pour l’instant, les New-Yorkais se donnent du temps. La première étape sera de voir ce que le jeune Dylan Garand a dans le ventre, rapporte LeBrun.
« On l’a identifié comme un solide numéro 2 derrière Shesterkin en début de saison, mais il n’a pas encore fait ses preuves au niveau de la LNH. »
Les Rangers attendent aussi le retour au jeu de Joonas Korpisalo d’ici trois à quatre semaines, rappelle LeBrun. Les Rangers garderont-ils la tête au-dessus de l’eau d’ici là pour se maintenir au classement?
C’est la question que se posent les Rangers, qui autrement, devront réagir et magasiner sur le marché. Dans ce cas, leur attention risque de se diriger vers des gardiens écoulant cette année la dernière année de leur contrat.
Jordan Binnington, qui a perdu ses fonctions de numéro 1 chez les Blues de St. Louis, serait dans ce cas un candidat potentiel, tout comme John Gibson à Detroit et Samuel Montembeault à Montréal.
Connor Hellebuyck? Oubliez ça!
« Ça ne fait pas vraiment de sens », tempère LeBrun. « C’est le fun d’en parler, mais la réalité c’est que Shesterkin va revenir la saison prochaine et Hellebuyck est sous contrat à long terme.
« Et chez les Jets, on exige un gros prix, comme ils se doivent de le faire. Mais ça ne fait pas de sens pour les Rangers d’échanger de gros morceaux pour Hellebuyck quand on a Shesterkin qui revient l’année prochaine. »