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«En séries, une victoire c’est une victoire»

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« En séries, une victoire c’est une victoire, on passe à la prochaine », a lancé le défenseur des Knights Jeremy Lauzon à Patrick Friolet après le gain en deux teintes des siens, samedi lors du match no 3 de la finale.

Même si les Golden Knights ont échappé une avance quatre buts en 3e période, Shea Theodore a sauvé l’honneur de Vegas en marquant le but victorieux aux dépens de Brandon Bussi, venu en relève à Frederik Andersen en deuxième période de prolongation.

Lauzon et les Knights veulent passer à autre chose rapidement.

« Ils ont fait une poussée en 3e, nous étions sur nos talons, malgré tout, je trouve que nous avons très bien joué dans le match. Ils ont été opportunistes, nous avons écopé d’une pénalité en fin de match. Le groupe a tellement de résilience, je savais que nous allions gagner », a assuré l’ancien des Predators de Nashville.

Les Canes avaient rendu les choses intéressantes avec trois buts en l’espace de 39 secondes. Il s’agit d’ailleurs d’un record dans l’histoire de la LNH pour un match en finale.

Les hommes de Rod Brind’Amour étaient à un but de devenir la 2e équipe à combler un retard de 4 buts ou plus en une période pour finalement l’emporter dans un match de séries.

Les Kings de Los Angeles l’avaient fait en 1982 contre les Oilers d’Edmonton, alors qu’ils perdaient 5 à 0 en 3e période. Ils avaient gagné 6 à 5 en prolongation.

« Je pense que nous pouvons resserrer certaines choses et être bien meilleurs, et je pense que nous sommes tout près, a déclaré l’ailier vétéran Jordan Martinook. Nous allons examiner certains aspects, voir où nous pouvons nous améliorer, et revenir mardi, prêts à essayer d’égaliser la série. »

Des montagnes russes

Si plusieurs s’attendaient à une série défensive, les Canes et les Knights nous ont montré le contraire lors des trois premiers matchs. Un total de 25 filets ont été marqués, ce qui place la finale de 2026 au sixième rang pour le plus grand nombre de buts marqués après trois duels en finale de la Coupe Stanley. Le record est détenu par les Islanders de New York et les North Stars du Minnesota en 1981, avec 30.

Ce qui retient l’attention depuis le début de la finale, c’est le nombre de fois où les équipes sont revenues dans le match après avoir comblé un retard important. Les Knights l’ont fait lors du match no 1 pour l’emporter 5-4 après avoir concédé les deux premiers buts.

Puis, les Canes l’ont fait lors du suivant en effaçant un déficit de deux buts ainsi que samedi, en comblant un retard historique de quatre buts.

Le défenseur québécois des Knights est conscient du défi qui attend les siens pour remporter le précieux trophée. « Nous savons que c’est une très bonne équipe. Ils sont rapides. Le premier match, c’est nous qui sommes revenus. Le 2e match c’est eux qui sont revenus et encore lors du 3e. Ce n’est jamais fini tant que ce n’est pas terminé contre les Hurricanes. »

« Évidemment, vous ne voulez pas donner autant d’occasions que celles que nous avons concédées, mais dans l’ensemble, je pense qu’il a été correct, a déclaré Brind’Amour à propos de la performance de son gardien danois. Vous lui demandez d’arrêter les tirs qu’il doit arrêter, et je pense qu’il l’a fait. Quelques mauvais rebonds, c’est comme ça. Il a été solide pour nous, Bussi est entré et a été solide pour nous aussi, donc ça doit continuer. »

Andersen a alloué quatre buts sur 14 tirs lors du deuxième engagement, dont trois buts à Mitch Marner. L’entraîneur-chef des Canes sait que lorsque Marner est sur la glace, il devient une priorité et qu’il droit trouver une solution pour contenir le meilleur pointeur des séries jusqu’à présent. L’ancien des Leafs totalise 10 buts et 18 mentions d’aide en 19 parties.

« Nous devons savoir quand il est sur la glace, car c’est ainsi qu’il aime jouer, a déclaré Brind’Amour. Si nous pouvons éliminer certaines de ces, comme je les appelle, “occasions gratuites”, ça nous aidera vraiment. »

La troupe de John Tortorella cherchera à pousser les Canes au bord du gouffre avec un gain dans le quatrième match de la finale mardi. Dans l’histoire de la LNH, les équipes qui mènent 3-1 dans une finale de la coupe Stanley (au meilleur des sept matchs) affichent un bilan historique de 38 victoires contre une défaite (97,4 %).

À l’exception du premier match où Nikolaj Ehelers a marqué les deux premiers filets de la rencontre, les Knights ont ouvert le bal lors des deux derniers duels. Vegas a inscrit six buts en 2e période lors du dernier match, mais deux de ses filets ont été refusés en raison d’un hors-jeu et d’une obstruction sur le gardien des Hurricanes.

Pour trouver la seule formation à avoir réussi à remonter un déficit de 3-1 en finale, il faut revenir en 1942 alors que les Maple Leafs l’avaient fait contre les Red Wings de Detroit.

Du rythme à aller chercher

Pour les Canes, la pilule a été difficile à avaler lorsque Shea Theodore a inscrit le but victorieux en deuxième période de prolongation samedi. La meilleure équipe de l’Est cette saison n’est pas prête à peser sur le bouton panique même si la pente devient plus difficile à remonter. Les Hurricanes n’ont pas perdu deux matchs consécutifs depuis le 12 et 13 janvier dernier (contre les Red Wings et les Blues).

« Ça fait partie du métier, et ce n’est jamais facile, a déclaré le capitaine des Hurricanes, Jordan Staal. Ça ne sera jamais facile, et nous le savons, nous le comprenons. Nous avons maintenant une pente plus raide à gravir, mais nous sommes excités par le défi et motivés pour continuer à jouer avec intensité et aller de l’avant. »

Les équipes qui ont pris les devants 2-1 dans une finale de la Coupe Stanley (au meilleur des sept matchs) présentent un dossier de 27 victoires contre 30 défaites (47,4 %) lors du match 4, dont une fiche de 9-8 (52,9 %) à domicile.

Le quatrième duel de la finale aura lieu mardi à 20 h au T-Mobile Arena de Vegas.