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Makar et Hughes sur le point de redéfinir la réalité dans la LNH

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TABLEAU DES SIGNATURES | TABLEAU DES TRANSACTIONS

À LIRE - Des contrats exagérés? Pas si vite...

Quand Cale Makar et Quinn Hughes ont apposé leur signature à leur dernier contrat en 2021, le plafond salarial était de 81,5 M$ dans la LNH.

Le contrat de Makar (9 M$ par saison) représentait alors 11,04 % du plafond salarial, alors que celui de Hughes (7,85 M$ par saison) grugeait 9,6 % du plafond salarial.

Admissibles à des prolongations de contrat depuis mercredi, les deux arrières devraient prochainement redéfinir la réalité dans la LNH.

Une réalité déjà redéfinie en partie depuis que Kirill Kaprizov a soutiré une moyenne annuelle de 17 M$ au Wild du Minnesota. Le même Wild qui risque de devoir offrir 18 M$ à Quinn Hughes pour prolonger son séjour avec l’équipe, selon certaines rumeurs.

Parce que, oui, c’est sans doute ce qui devra être offert aux deux monstres à la ligne bleue.

Comme l’expliquait Billy Bertrand dans son plus récent texte, la LNH en est maintenant à voir les Bowen Byram de ce monde toucher le même salaire que Connor McDavid. Imaginez maintenant ce qui attend les élites que représentent Makar et Hughes.

Qu’est-ce qui peut bien expliquer que les contrats soient maintenant devenus aussi imposants?

Bien sûr, l’explosion du plafond salarial, qui devrait atteindre 113,5 M$ la saison prochaine, permet proportionnellement aux joueurs de commander de plus gros salaires.

À titre d’exemple, le contrat maximal dans la LNH en 2021 était de 16,3 M$. Voilà qu’avec les prévisions pour la prochaine saison, il pourrait grimper jusqu’à 22,7 M$.

Ainsi, si Makar souhaitait encore une fois avoir un contrat équivalent à 11 % de la masse salariale, il toucherait 12,4 M$ annuellement.

Quant à Hughes, le pourcentage identique le mènerait à un salaire de 10,9 M$.

Mais ça, c’est l’analyse simple. Celle qui ne tient pas compte de plusieurs facteurs importants.

Le premier, c’est celui du C.V.

À la signature de son dernier contrat, Makar n’avait que 101 matchs d’expérience dans la LNH et il avait présenté des récoltes de 50 et 44 points.

Depuis, il a atteint deux fois le plateau des 90 points, il n’a jamais amassé moins d’un point par match dans une saison et il est devenu seulement le deuxième défenseur depuis 1992-1993 à inscrire au moins 30 buts dans une campagne.

Oh, et il a remporté deux fois le trophée Norris.

Hughes, de son côté, a aussi remporté un trophée Norris en plus de récolter 92 points en 2023-2024. Son temps de jeu de 27:44 l’an dernier fait aussi de lui un élément indispensable au Wild, alors qu’aucun autre joueur de la LNH n’a été autant utilisé par son équipe.

Difficile d’avoir de meilleurs arguments de négociations.

Ensuite, il faut prendre en considération les années d’autonomie complète achetées par le contrat.

À la signature de leurs premières ententes, Hughes et Makar étaient toujours sous contrôle de leur équipe respective pour plusieurs années, ce qui fait généralement baisser la valeur d’un contrat.

Hughes maintenant âgé de 26 ans et Makar de 27 ans, ils seraient admissibles à l’autonomie complète dès l’été prochain.

Et dans la LNH, une saison sous contrôle de l’équipe vaut bien moins qu’une saison d’autonomie complète.

Encore plus quand on considère que les deux hommes entrent dans ce qui sera possiblement la portion la plus productive de leur carrière.

Et pour Hughes et le Wild, cette notion de valeur supérieure dans les saisons d’autonomie complète s’applique encore plus en considérant son désir public d’évoluer avec ses frères.

Et rappelons-le : quand on voit un Bowen Byram signer une entente évaluée à 12,5 M$, on peut s’attendre à voir les deux meilleurs défenseurs de leur génération « avoir le gros bout du bâton » dans leurs négociations.

Alors oui, Hughes et Makar risquent de décrocher des contrats d’au moins 15 M$, voire 18 M$... et pourquoi pas plus?