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Mark Messier stupéfait de l’embauche de Mike Babcock

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L’ancienne grande vedette des Oilers d’Edmonton Mark Messier n’est pas heureuse de l’embauche par son ancienne équipe de l’entraîneur Mike Babcock.

Messier a déclaré sur les ondes d’ESPN que cette nomination lui a fait un choc et qu’il en était « horrifié ».

Le gagnant de six coupes Stanley n’a pas mâché ses mots et il a encore du mal à y croire. « Je suis absolument stupéfait qu’ils l’aient embauché. Je suis absolument sidéré par les histoires que j’ai entendues de la part de personnes intègres, respectables et de grande valeur, concernant la façon dont elles ont été traitées. Ce n’est un secret pour personne. »

Babcock, 63 ans, a remplacé Kris Knoblauch à la barre des Oilers. Knoblauch a été remplacé malgré qu’il ait réussi à mener son équipe à deux finales consécutives. Finales que se sont soldées par des défaites aux mains des Panthers de la Floride.

Babcock arrive en Alberta auréolé d’une feuille de route solide avec la conquête de la coupe Stanley et deux titres olympiques avec le Canada. Mais son étoile a pâli ces dernières années avec les allégations de sévices psychologiques envers des joueurs au cours de sa carrière dans la LNH.

Babcock n’a jamais eu le loisir de diriger les Blue Jackets de Columbus qui l’avaient pourtant embauché. Il a été contraint à la démission pour avoir violé la vie privée de joueurs en demandant à voir les photos et vidéos contenues dans leurs téléphones portables. Cette situation avait mené à une enquête de la LNH, qui avait eu pour conséquence de mettre Babcock à l’index. Les Oilers ont d’ailleurs dû obtenir l’autorisation de la LNH pour l’embaucher en juin dernier.

L’ancienne vedette des Red Wings, Johan Franzen, a affirmé que les « attaques verbales » de l’entraîneur avaient provoqué chez lui un effondrement émotionnel. Lorsque Babcock a été congédié par Toronto en 2019 après cinq saisons, le président des Maple Leafs de l’époque, Brendan Shanahan, avait déclaré que ses méthodes d’entraînement n’étaient ni « appropriées ni acceptables ».

Avant la confirmation de son embauche, les Oilers ont dû obtenir la bénédiction des vétérans Connor McDavid, Leon Draisaitl et Zach Hyman, qui ont tous personnellement validé sa candidature.

Messier affirme n’avoir « jamais entendu dire » auparavant que des joueurs faisaient passer un entretien à un candidat au poste d’entraîneur. « Je pense qu’il doit y avoir une séparation des pouvoirs dans la structure de toute équipe. Je crois qu’il faut une distinction entre la direction, le personnel d’entraîneurs et les joueurs. Les leaders de l’équipe doivent protéger les joueurs dans le vestiaire. Comment peut-on y parvenir si l’on est directement impliqué dans les décisions prises par la direction, ainsi que dans l’embauche des entraîneurs? Si les choses tournent mal et que les joueurs rencontrent des difficultés, vers qui peuvent-ils se tourner? Car s’ils s’adressent aux leaders, ces derniers font partie de la direction. Il n’y a plus de séparation. »

Messier n’est pas le seul ancien de la LNH à décrier le retour de Babcock dans la LNH. Mike Commodore a écrit sur X que « quiconque a ouvert la voie pour que Mike Babcock obtienne une nouvelle chance dans la LNH devrait avoir honte ».

L’ancien attaquant Daniel Winnik, qui a évolué sous les ordres de Babcock à Toronto, l’a qualifié de « tyran » et a affirmé qu’il était « le seul gars qui [lui] a fait détester le hockey » lors d’une entrevue radiophonique en juin. Au sujet de l’embauche de Babcock et de la manière dont elle a été effectuée, Messier a déclaré : « Pour être honnête, je suis tout simplement consterné par toute cette histoire. Je pourrais m’étendre longuement sur le sujet, mais je pense que vous avez compris le fond de ma pensée. »