Pour plusieurs partisans de hockey, Patrice Bergeron était le joueur de hockey idéal étant donné son excellence défensive et sa contribution offensive.
Pour ceux qui l’ont côtoyé, Patrice Bergeron était l’humain ultime.
Sans surprise, la joie était relativement unanime à l’annonce de son intronisation au Temple de la renommée du hockey lundi après-midi.
« Il l’a mérité par son jeu. C’était un joueur complet, c’est un joueur que tout entraîneur rêve de diriger pendant sa carrière. J’ai eu cette opportunité avec lui. Il prenait tellement de fierté dans tous les aspects de son jeu, que ce soit offensivement, défensivement, en désavantage numérique… il était excellent au cercle des mises au jeu, c’était un des meilleurs du circuit », a commenté Claude Julien dans une entrevue avec notre collègue Daniel Richard.
Et pour Bergeron, cette intronisation est sans surprise le point d’exclamation à une brillante carrière.
« Je pense qu’être reconnaissant chaque fois qu’on peut aller sur la patinoire peu importe la situation, ça m’a fait grandir. Je suis très reconnaissant d’avoir eu la chance de poursuivre ma carrière. Être ici aujourd’hui, je n’aurais jamais pensé avoir un tel scénario. »
Julien a dirigé Bergeron de 2007 à 2017 avec les Bruins et il a été aux premières loges pour voir la contribution du Québécois à l’histoire de Boston. Les deux hommes ont notamment remporté la coupe Stanley en 2011.
À la retraite depuis 2023, Bergeron a fait de son excellence défensive son identité et ses six trophées Selke sont un record dans l’histoire de la LNH depuis l’intégration de ce trophée en 1978. Il a également mis la main sur un trophée King Clancy et un trophée Mark Messier pendant sa carrière.
« Il y a plusieurs personnes qui m’ont influencé, pas seulement d’anciens joueurs, mais aussi des coéquipiers, des entraîneurs qui m’ont permis de grandir et développer mon propre style. Pour le futur, je ne sais pas si la manière dont j’ai joué a influencé d’autres personnes. Il reste que j’ai toujours gardé le même style, j’ai toujours voulu être vrai avec moi-même et la façon dont je voulais jouer. J’espère que ça a pu servir à d’autres personnes », a concédé Bergeron, qui a souligné l’impact qu’ont eu les Pavel Datsyuk et Guy Carbonneau de ce monde dans sa carrière.
« Au fil des années, j’ai eu beaucoup d’aide des entraîneurs et de mes coéquipiers. Je pense à Claude Julien, qui a été avec moi longtemps à Boston, et qui a implanté le style plus défensif de mon jeu. Ça a permis de retirer des aspects plus gris de mon jeu. »
Si les qualités de joueur défensif de Bergeron lui ont souvent valu les éloges, ses qualités de leaders ont toujours été impressionnantes également.
Même s’il a attendu jusqu’à la fin de sa carrière avant de finalement devenir le capitaine des Bruins, Bergeron a toujours fait partie des fondations de l’équipe avec laquelle il a joué 1294 duels.
« Quand je suis arrivé à Boston, je voulais bâtir une culture avec l’équipe. Et ces joueurs-là ont certainement aidé à bâtir et faire croire à tout le monde que c’était important d’avoir cette culture », a confié Julien à propos de Bergeron et Zdeno Chara.
« Ce sont les joueurs qui ont vraiment aidé et qui ont renforci la culture que tu vois actuellement avec les Bruins de Boston. »




