WINNIPEG – Stuart Skinner a participé aux séries éliminatoires à chacune de ses cinq saisons dans la LNH. C’est une série qu’il espère poursuivre avec son nouveau club.
Les Jets de Winnipeg ont octroyé un contrat de deux ans et de 7,5 millions $ US à Skinner dès l’ouverture du marché des joueurs autonomes, le 1er juillet.
Le joueur de 27 ans originaire d’Edmonton a tiré le maximum de son premier camp d’entraînement avec l’équipe.
Alors que les Jets s’apprêtent à amorcer leur saison 2026-2027, le 2 octobre à domicile contre les Bruins de Boston, Skinner a tenté de retenir les noms de ses nouveaux coéquipiers, demandant à certains jusqu’à trois fois.
Mais il a été impressionné par le talent de l’équipe et sa concentration collective alors que les Jets cherchent à se replier après une décevante campagne 2025-2026.
« Ça s’est bien passé, a dit Skinner. Je pense que dans cette situation, tu veux certainement arriver tôt et plonger directement dans l’action. »
Stuart devait initialement être une police d’assurance, mais le gardien étoile Connor Hellebuyck a sérieusement mis en doute son avenir à Winnipeg après avoir exprimé son mécontentement à la suite d’un dossier de 35-35-12 la saison dernière.
Et quand Hellebuyck a rendu publique sa demande de transaction à la fin août, suivie d’une suspension indéfinie pour ne pas s’être présenté au camp, Skinner s’est soudain retrouvé projeté dans le rôle de partant, avec peu de compétition derrière lui.
Représenté par le même agent que Hellebuyck, Skinner n’était pas aveugle face à ce qui l’attendait. Il n’en a pas moins apprécié le soutien de l’organisation.
« Peu importe la situation dans laquelle tu te trouves, peu importe le type de projecteurs, de pression... tu as ton travail que tu dois faire, a lancé Skinner. Mon rôle, c’est de faire mon travail au gym, mon travail en salle vidéo, puis d’aller sur la glace et d’arrêter des rondelles. »
Skinner a été repêché par les Oilers de sa ville natale au troisième tour du repêchage de la LNH en 2017.
Après avoir aidé Edmonton à atteindre deux finales consécutives de la Coupe Stanley en 2024 et 2025, il est devenu un bouc émissaire face à l’incapacité des Oilers à conclure et à remporter la coupe. Skinner a ainsi été échangé aux Penguins de Pittsburgh en décembre la saison dernière.
Bien que ses statistiques soient restées modestes après l’échange, il a aidé les Penguins à se qualifier pour les séries avant de devenir joueur autonome.
Alors que Hellebuyck est considéré parmi les meilleurs gardiens au monde – avec un dossier de 345-208-55, une moyenne de 2,58 buts alloués et un taux d’efficacité de ,916 au cours de sa carrière de 11 ans à Winnipeg – Skinner a rendu de fiers services à ses équipes.
Il a disputé 218 matchs, avec un dossier de 121-71-23, une moyenne de 2,77 et un taux de ,902. À 27 ans, il est plus jeune que Hellebuyck, qui a 33 ans.
La plus grande différence entre les deux est leur charge de travail.
Hellebuyck a joué plus de minutes et effectué plus d’arrêts que tout autre gardien depuis ses débuts en 2015. Il a régulièrement joué plus de 60 matchs par saison lorsqu’il était en santé.
Skinner a atteint un sommet de 59 matchs en 2023-2024, sa saison la plus chargée suivante étant de 51.
Malgré l’allongement de la saison à 84 matchs en vertu de la nouvelle convention collective de la ligue, Skinner est confiant de pouvoir remplir le rôle que les Jets exigeront de lui.
« Je peux certainement assumer une lourde charge si c’est ce qui est nécessaire, a fait valoir Skinner. J’adore jouer le plus de matchs possible. »
Il a fait une forte impression lors de sa première sortie préparatoire avec les Jets quand il a repoussé 31 des 32 tirs dans une victoire de 3-1 contre l’Avalanche du Colorado.
« C’est juste un gars super. Il travaille fort, a affirmé le centre Mark Scheifele. Il est curieux au sujet de certains tirs quand tu marques sur lui. Qu’est-ce qu’il peut faire de mieux? Qu’as-tu vu? On est simplement excités de continuer à mieux le connaître. »





